Aide Humanitaire et Protection Civile

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Guinée

Quels sont les besoins?

Malgré ses riches ressources minérales, la Guinée se classe parmi les pays les plus pauvres et les moins développés du monde. Depuis les années 1990, la Guinée a accueilli près d’un demi-million de réfugiés en provenance des pays voisins (Sierra Leone et Libéria), dont la plupart sont entre temps rentrés chez eux. En outre, la Guinée reste en proie aux violences interethniques et à l’instabilité politique.

Les autorités sanitaires, en manque de ressources, font de leur mieux pour contenir les épidémies généralisées et les maladies d’origine hydrique. En 2014, le personnel de santé s’est retrouvé confronté à la pire épidémie d’Ébola jamais connue, qui démarra dans la région forestière du sud-est de la Guinée. Deux ans plus tôt, c’était une épidémie transfrontalière de choléra qui frappait la région côtière, contaminant 8000 Guinéens et causant 100 décès. Et, en 2013, des taux de malnutrition très élevés étaient enregistrés dans la région orientale de Kankan, à proximité du Mali.

En quoi consiste notre aide?

Après le déclenchement de l’épidémie d’Ébola en mars 2014, l’UE a contribué € 11,9 millions pour contenir la propagation de ce virus mortel et venir en aide aux personnes contaminées en Guinée, ainsi que dans les pays voisins. Les fonds furent envoyés aux organisations partenaires pour couvrir l’ensemble de leurs actions prioritaires. Ces dernières comprennent : une prise en charge clinique allant de l’isolement au soutien psychosocial des patients, un recensement des cas suspects, une formation du personnel de santé et l’apport d’équipements de protection, une surveillance épidémiologique et l’acheminement de fournitures et de travailleurs médicaux, ainsi qu’une aide logistique pour le transport et les équipements. Des initiatives de sensibilisation auprès des communautés ont aussi été menées afin de contribuer à une diminution des risques de propagation du virus. En outre, le service de la Commission européenne à l’aide humanitaire et à la protection civile (ECHO) a déployé des experts humanitaires et des spécialistes des maladies infectieuses sur le terrain, ainsi qu’un laboratoire mobile, afin d’accélérer le diagnostic.

L’UE s’est également investie dans la lutte au niveau régional contre d’autres épidémies, comme les épidémies de méningite, de fièvre jaune et, surtout, de choléra. Le choléra se répandant en Afrique de l’Ouest, où 100 000 personnes sont infectées chaque année, ECHO a mis au point une stratégie régionale, testée en Guinée à partir de 2009. Cette stratégie préconise une approche dite du « bouclier et coup de poing » dans toute la région : il s’agit d’associer des mesures de prévention à une détection, une réaction et un traitement précoces. L’approche comprend aussi un investissement dans une surveillance épidémiologique transfrontalière et dans le renforcement des capacités des autorités sanitaires. La lutte contre l’épidémie de choléra de 2012 en Guinée ayant donné d’assez bons résultats, cette stratégie sert à présent d’exemple dans d’autres pays. Enfin, ECHO joue aussi un rôle consultatif en ce qui concerne l’attribution des fonds européens visant à prévenir les conflits liés au partage des terres et des ressources.

Last updated
28/08/2014