Aide Humanitaire et Protection Civile

Service tools

Burundi

Quels sont les besoins?

Si la crise humanitaire a pris fin au Burundi, la pauvreté chronique persiste. La Commission européenne joue un rôle important dans le processus de rapatriement des Burundais. Il s'agit d'un des principaux objectifs du programme régional financé par l'UE, qui vise à aider les réfugiés vivant dans la région des Grands Lacs.

Environ 220 000 Burundais vivent en Tanzanie depuis l'éclatement du premier grand conflit entre les ethnies hutu et tutsi au début des années 1970. La guerre civile de 1993 au Burundi a entraîné un afflux supplémentaire de quelque 340 000 réfugiés, dont la plupart ont été hébergés dans des camps en Tanzanie. En 2009, le gouvernement tanzanien a offert la possibilité aux réfugiés burundais vivant dans le pays depuis 1972 d'acquérir la nationalité tanzanienne. Si la grande majorité des Burundais ont accepté cette offre, les autres ont préféré rentrer chez eux.

En quoi consiste notre aide?

La Commission européenne aide 35 000 Burundais toujours réfugiés en Tanzanie à rentrer dans leur pays avant la fermeture officielle de leur camp à la fin de 2012.

ECHO, le service d'aide humanitaire de la Commission européenne, verse également des fonds au HCR afin de protéger et d'aider quelque 25 000 réfugiés congolais vivant dans trois camps au Burundi. Il soutient par ailleurs le Programme alimentaire mondial, qui envisage la possibilité d'utiliser des systèmes de distribution d'argent liquide et de bons d'achat aux réfugiés dans le pays afin qu'ils puissent acheter leur nourriture dans les marchés locaux.

Depuis 2000, ECHO a financé à hauteur de plus de 40 millions d'euros des services de santé et d'alimentation en faveur des Burundais vulnérables. En 2011, le dernier de ces programmes s'est achevé. Son successeur est le programme national de santé Amagara Meza, qui couvre 8 provinces pour une période de quatre ans et est financé par la délégation de la Commission européenne au Burundi. La situation humanitaire s'étant améliorée au Burundi, ECHO y a fermé son bureau en juin 2012. La Commission européenne continuera néanmoins de financer des actions de coopération au développement dans ce pays.

Cette transition progressive illustre parfaitement comment l'Union européenne fait le lien entre les interventions d'urgence et le développement à long terme d'un pays et de ses habitants.