Aide Humanitaire et Protection Civile

Service tools

Haïti

Haïti est le premier bénéficiaire du travail d'ECHO, le service chargé de l'aide humanitaire et de la protection civile de la Commission européenne, dans la région de l'Amérique latine et des Caraïbes. En 2010, ce pays était le troisième plus important bénéficiaire de l'aide d'ECHO dans le monde, après le Pakistan et le Soudan. Le total de l'aide apportée à Haïti depuis le séisme en 2010 s'élève à 213 millions d'euros.

Quels sont les besoins?

Ces dépenses serviront principalement à répondre aux besoins d'aide humanitaire qui prévalent toujours, trois ans après le tremblement de terre: d'une part, faciliter le retour, dans des lieux mieux équipés et desservis, de plus de 350 000 personnes déplacées qui vivent toujours dans des camps; d'autre part, renforcer le système haïtien de santé publique afin qu'il puisse faire face au choléra et à de nouvelles épidémies et que l'accès aux soins soit amélioré, en mettant fortement l'accent sur l'approvisionnement en eau, l'assainissement et la promotion de l'hygiène, essentiels contre la propagation des maladies. Toutes les interventions auront un volet «réduction des risques de catastrophes», de sorte que tous les projets humanitaires contribuent à atténuer les conséquences des catastrophes.

En quoi consiste notre aide?

Intervention à la suite du séisme

Après le séisme d'une magnitude de 7,0 qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010, la contribution d'ECHO aux besoins énormes du pays a été prompte et décisive. ECHO a d'abord débloqué 100 millions d'euros pour fournir une aide de première nécessité: denrées alimentaires, eau, assainissement, soins médicaux et abri. En outre, des fonds provenant de programmes déjà en cours ont été réorientés en réponse au séisme, pour un total de 8,5 millions d'euros. Ces fonds ont permis de fournir à des centaines de milliers de victimes des bâches en plastique, des tentes, de l'eau potable, des denrées alimentaires, des couvertures, des ustensiles de cuisine et des produits d'hygiène. Ils ont également servi à la construction de toilettes et de douches. Le mécanisme de protection civile de l'Union européenne a facilité la coordination des actions de protection civile des États membres: vingt-cinq pays européens ont participé aux opérations de secours en centralisant leur aide grâce à ce mécanisme. Quelque cinq millions de personnes ont bénéficié de projets financés par ECHO.

ECHO soutient l'aide suivie aux victimes du tremblement de terre. L'accent est mis sur la fermeture des camps pour personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays et sur la réinstallation de ces personnes dans des localités, au moyen d'aides à la location, à la réparation de logements et au rétablissement de sources de revenu, ainsi qu'en améliorant les conditions de vie dans ces localités. L'approvisionnement en eau, l'assainissement et la promotion de l'hygiène sont au cœur de la stratégie d'ECHO, qui tient compte des questions de protection, d'égalité des sexes, de handicap et de réduction des risques de catastrophes dans la conception de ses projets.

Réponse à l'épidémie de choléra

ECHO a également lutté contre l'épidémie de choléra qui s'est déclarée en octobre 2010 et a coûté la vie à 7 626 personnes, selon les chiffres publiés en octobre 2012 par le ministère de la santé publique, ce qui en fait l'une des plus importantes épidémies jamais enregistrées, et très probablement l'épidémie la plus grave signalée en Amérique latine et dans les Caraïbes depuis plus d'un siècle. En raison du mauvais état du système de santé et d'un accès malaisé à l'eau potable, les taux d'infection et de mortalité ont atteint des niveaux initialement très élevés au sein d'une population vulnérable, ne disposant d'aucune immunité contre une maladie qui n'avait pas été observée dans le pays au XXe siècle. ECHO a apporté son aide durant la phase aiguë de l'épidémie, en consacrant 22 millions d'euros à l'établissement de sites de traitement de la maladie, à l'amélioration des installations sanitaires et d'approvisionnement en eau, et à la promotion de réflexes d'hygiène visant à prévenir la propagation de la maladie. ECHO a également soutenu des activités de surveillance épidémiologique et de logistique. Au total, trois millions de personnes ont bénéficié de cette aide.

Alors que l'épidémie de choléra devient un problème endémique, l'objectif est de continuer à soutenir l'administration de traitements appropriés, l'accès à l'eau potable, l'assainissement et l'hygiène, essentiels à la prévention de la maladie, ainsi que de renforcer la capacité des professionnels de santé haïtiens et du ministère de la santé à réagir face à la maladie. ECHO s'efforce actuellement d'assurer une bonne transition de la réaction d'urgence vers un traitement des problèmes endémiques.

Réduction des risques de catastrophe

La préparation aux risques n'empêche pas les catastrophes, mais elle peut sauver des vies lorsque celles-ci surviennent. Notre travail de réduction des risques de catastrophe a pour but d'aider les populations les plus vulnérables, les établissements d'enseignement, les pouvoirs publics locaux et les systèmes nationaux d'aide d'urgence à mieux se préparer aux situations d'urgence et à réduire leur exposition aux risques. Son principal objectif est d'accroître les capacités locales en matière de réaction aux catastrophes et de soutenir le renforcement des capacités du système national haïtien de gestion des risques de catastrophe, de la direction de la protection civile et de la Croix-Rouge haïtienne. Pour éviter de futures catastrophes, Haïti doit placer les mesures de réduction des risques au centre de ses programmes de reconstruction et de développement. Nos activités dans ce domaine bénéficient à 1,3 millions de personnes.

Réaction d'urgence à des catastrophes soudaines causées par des phénomènes naturels

Trois millions d'euros ont été débloqués pour réparer les dégâts causés par la tempête tropicale Isaac, qui a balayé le pays à la fin du mois d'août 2012. L'aide d'urgence fournie a été consacrée à la sécurité alimentaire, afin d'aider les personnes touchées par la perte de leurs biens et de leur emploi à rétablir leurs sources de revenus, à la reconstitution des stocks et à la surveillance du choléra.

4 millions d'euros ont été débloqués en novembre 2012 et 2 millions d'euros en décembre 2012, après le passage de l'ouragan Sandy qui a entraîné des besoins humanitaires considérables en matière de sécurité alimentaire, de fourniture d'abris, de réponse à l'épidémie de choléra, etc.

Last updated
08/07/2014