Aide Humanitaire et Protection Civile

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Papouasie-Nouvelle-Guinée

Quels sont les besoins?

Compte tenu de sa situation géographique, la Papouasie-Nouvelle-Guinée est l’un des pays du monde les plus exposés aux catastrophes. Situé sur une partie de la «Ceinture de feu» du Pacifique, le pays se trouve le long d’une faille, à l’origine de fréquents tremblements de terre et éruptions volcaniques et, parfois, de tsunamis. L’apparition de foyers localisés de maladies communautaires, telles que la malaria et le choléra, est en partie attribuable au manque d’infrastructures et aux difficultés d’accès. La situation est souvent aggravée par les tempêtes et les inondations et glissements de terrain qui en résultent, qui anéantissent les habitations et les sources de revenus des habitants. Après ces cataclysmes, les habitants ont un besoin urgent d’abris temporaires, d’eau propre et d’installations sanitaires, de soins de santé primaires et d’autres produits non alimentaires.

Alors que le viol et les violences intraconjugales sont monnaie courante, seuls quelques endroits proposent des soins médicaux et psychologiques intégrés et un traitement aux victimes et à leurs familles. La majorité des habitants manquent donc cruellement d’aide.

Enfin, l’insécurité et le coût exagérément élevé des biens et des transports sont un obstacle majeur pour les acteurs internationaux de l’aide humanitaire. Les capacités de réaction des populations locales face aux catastrophes sont très limitées en raison du manque d’infrastructures et du terrain montagneux.

Comment intervenons-nous?

Le service d'aide humanitaire et de protection civile de la Commission européenne (ECHO) finance des projets d’aide humanitaire en Papouasie-Nouvelle-Guinée depuis 1994.

En 2013, la Commission européenne a classé le pays parmi les «crises oubliées» en raison de la généralisation des violences sexuelles et intrafamiliales, et a investi 1,5 million d’euros dans des mesures de soutien aux systèmes de protection et de soins pour les victimes de violences sexuelles et sexistes (VSS) pour la période 2013-2014. Les fonds de l’UE serviront non seulement à assurer des premiers soins d’urgence et un soutien psychologique mais aussi à offrir un logement sûr et des services de conseil aux victimes de violences et à leurs familles. Les auteurs de violences, qui sont souvent des membres de la famille des victimes, recevront eux aussi une aide psychologique.

Les violences sexuelles et intrafamiliales peuvent aussi s’intensifier à la suite d’une catastrophe naturelle ou d’origine humaine. Les projets financés par l’UE prévoient dès lors des mesures destinées à éviter de tels déchaînements de violence en cas de catastrophe.

L’aide de l’UE en Papouasie-Nouvelle-Guinée porte aussi sur des projets visant à mieux préparer les communautés locales à faire face aux catastrophes naturelles en renforçant leur résilience. Depuis 2009, l’UE finance des projets de réduction des risques de catastrophe et de préparation aux catastrophes (au titre du programme DIPECHO) dans le cadre d’un programme régional mis en œuvre dans le Pacifique. L’objectif de ces projets est de réduire les risques liés aux catastrophes naturelles et d’améliorer la résilience des populations les plus vulnérables. Le montant des fonds alloués à l’aide humanitaire en Papouasie-Nouvelle-Guinée entre 2011 et 2014 dans le cadre de DIPECHO se chiffre à quelque 1,4 million d’euros. Les projets mis en œuvre visaient principalement la côte Rai, la région des Hautes-Terres orientales ainsi que les zones de Tewai-Siassi, Okapa, Nawaeb et Finschafen, qui sont particulièrement exposées aux catastrophes.

Last updated
08/07/2014