Aide Humanitaire et Protection Civile

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La campagne «Champion the Children of Syria»

«Les enfants syriens porteront toute leur vie les stigmates du conflit… C’est à nous de leur ouvrir des perspectives aujourd’hui, de leur offrir ne serait-ce qu’une lueur d’espoir pour l’avenir… Nous ne pouvons pas prendre le risque de perdre une génération.»

Cet extrait du discours prononcé par la commissaire Kristalina Georgieva lors d’une réunion en marge de la réunion annuelle de la Banque mondiale à Washington, le 10 octobre 2013, témoigne de la forte préoccupation des cercles humanitaires concernant l’impact du conflit sur les enfants et les jeunes de Syrie. À l’occasion de ce même événement, une idée de campagne a été présentée par le directeur exécutif de l’UNICEF, Anthony Lake, avec le soutien énergique des deux coprésidentes, la commissaire et la secrétaire d’État britannique au développement international, Justine Greening.

La campagne, créée en collaboration avec l’UNICEF, le HCR, Save the Children et World Vision et avec le soutien de l’OCHA, l’USAID, le DFID, l’UE, l’UNRWA, ONU Femmes et d’autres partenaires, a été lancée le 7 janvier. Il s’agit d’employer une nouvelle stratégie pour faire parvenir aux enfants syriens protection, éducation et soutien psychologique.

Le service d’aide humanitaire et de protection civile de la Commission européenne (ECHO) et le service en charge du développement offrent leur plein appui à cette campagne, qui utilise le pouvoir des médias sociaux pour sensibiliser l’opinion publique aux enjeux syriens et engager une légion de champions à lutter pour éviter la perte d’une génération.

En Syrie, d’après les estimations de l’ONU, 9,3 millions de personnes nécessiteraient une assistance et l’on compterait 6,5 millions de déplacés au sein du pays. À ces chiffres, il convient d’ajouter 2,3 millions de réfugiés accueillis par les pays voisins (Liban, Jordanie, Turquie, Irak, Égypte, Afrique du Nord) qui tentent courageusement de gérer ces entrées massives.  La proportion d’ENFANTS est d’au moins 50%.

L’UE et ses États membres ont mobilisé plus de 2 milliards d’euros d’aide depuis le début de la crise. La part allouée à cette crise par la Commission représente plus de 1 milliard d’euros, consacrés à l’aide humanitaire et au développement. Ces fonds s’adressent en priorité aux personnes les plus vulnérables. Étant donné que la vulnérabilité est un critère incontournable dans le choix des projets à financer, on peut raisonnablement estimer qu’environ la moitié des bénéficiaires de l’assistance humanitaire de la Commission (aliments, soins médicaux, eau/assainissement/hygiène, etc.) sont des enfants puisqu’ils représentent à peu près la moitié de la population dans le besoin.

Par ailleurs, la Commission soutient neuf organisations partenaires menant des activités humanitaires en rapport avec la protection des enfants, mais aussi avec la prévention de la violence sexiste, qui affecte aussi les enfants de moins de 18 ans. Des projets, dont le coût total s’élève à 9,35 millions d’euros, sont mis en œuvre en Syrie, au Liban, en Jordanie, en Turquie et en Irak. De plus, l’Union européenne, qui a reçu le prix Nobel de la paix en 2012, a décidé de dédier ce prix aux projets humanitaires qui, au travers de l’éducation, viennent en aide aux enfants victimes de conflits. Cette initiative baptisée «EU Children of Peace» a permis de financer en 2013 un projet destiné à assurer la protection des enfants et jeunes syriens du camp de Domiz en Irak et à leur offrir des espaces de vie conviviaux au sein du camp. Pour 2014, il est prévu d’aider l’ONG française Triangle à scolariser 250 enfants réfugiés âgés de six à onze ans et d’offrir des soins psychosociaux et des activités éducatives à 150 enfants âgés de 3 à 18 ans. Le projet s’adressera en priorité aux enfants des camps situés dans des zones urbaines très mal desservies.

L’Union a la volonté ferme de continuer à œuvrer pour les enfants et les personnes vulnérables affectées par la crise, de défendre sans relâche le droit universel des enfants à l’éducation et d’insister sur la nécessité d’assurer leur protection et leur bien-être de façon stratégique. C’est pourquoi l’UE soutient cette formidable initiative.

 

Dernière mise à jour
05/06/2014