Burkina Faso

Quels sont les besoins? 

Le Burkina Faso est l'un des pays les plus pauvres du monde. Il affiche le troisième taux de mortalité le plus élevé chez les enfants de moins de cinq ans. 80 % de ses 17 millions d'habitants dépendent de l'agriculture de subsistance, exposée à la sécheresse. En raison de la forte croissance démographique et du manque d'accès aux services de base, un nombre grandissant de Burkinabés ne parviennent plus à échapper à la faim, à la malnutrition et à la maladie. 2012 a été une année de crise provoquée par des pluies erratiques, un renchérissement des denrées alimentaires et le retour des immigrés qui envoyaient des fonds de Côte d'Ivoire et de Libye. De nombreuses familles ont été contraintes de vendre leurs moyens de production pour se nourrir. Compte tenu de la nature structurelle de l'insécurité alimentaire au Burkina Faso, le nombre d'enfants souffrant de malnutrition grave devrait rester élevé en 2013. Conséquence du conflit qui touche le nord du Mali, 37 000 réfugiés se sont installés dans sept camps gérés par le HCR où ils dépendent de l'aide humanitaire.

En quoi consiste notre aide?

ECHO fait partie des donateurs qui financent la lutte contre la malnutrition au Burkina Faso. Il a permis à l'UNICEF et à des ONG de traiter un plus grand nombre d'enfants souffrant de malnutrition aiguë, passant de 35 000 enfants traités en 2010 à 75 000 en 2012. ECHO a également financé des soins de santé gratuits pour 650 000 enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes et allaitantes, ainsi que l'octroi d'argent liquide et de bons à échanger à 265 000 personnes démunies pour leur permettre d'acheter de la nourriture sur les marchés. ECHO vise non seulement à sauver des vies à court terme, mais aussi à réduire durablement le taux de malnutrition en mettant en œuvre des projets en collaboration avec le ministère de la santé et le service de nutrition du Burkina Faso. Pour renforcer ces efforts et progresser vers la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement concernant la réduction de la mortalité maternelle et infantile, l'UE a également alloué 25 millions d'euros d'aide pour améliorer la sécurité alimentaire en 2012.

Toutefois, compte tenu du prix des denrées alimentaires qui reste élevé et d'une prévalence accrue de la malnutrition, les récoltes relativement bonnes qui s'annoncent ne permettront guère de faire baisser les taux de malnutrition en 2013.

Dans le nord du pays, les partenaires d'ECHO collaborent pour répondre aux besoins des réfugiés maliens en fournissant abris, nourriture, soins de santé et d'hygiène, eau, produits non alimentaires, éducation et protection. Des plans d'urgence sont élaborés pour faire face à un éventuel deuxième afflux de réfugiés.

 

Témoignages du terrain

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