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Kirghizistan

Leçons mises en pratique – l'impact de la formation à la préparation aux désastres dans le Sud du Kirghizistan frappé par un tremblement de terre

Tôt le matin du 20 juillet la terre a tremblé à Barken, dans le sud du Kirghizistan. Le temps semblait s'être arrêté pour les 1.550 habitants du village de Kan. Ils pouvaient entendre le bois craquer, les toits trembler et les briques tomber.

Lady in front of her damaged house. This house survived due to DRR features in the construction of house.
Des enfants dessinent des plans d'évacuation pour leur école et leur domicile.
Photo © Save the Children

'"Le plus important c'est de ne pas paniquer dans une situation comme celle-là" dit Saddat Sattarova de Save the Children. "Vous devez trouver le plus vite possible un endroit sûr à proximité, se glisser sous une table ou sous un escalier, par exemple, pour éviter d'être blessé par des briques ou par du mobilier. Une fois que les secousses s'arrêtent vous devez quitter la maison avec précautions. Tous les villageois doivent se rassembler dans un lieu prédéfini où ils ont stocké de la nourriture, de l'eau et des couvertures. Les adultes doivent s'occuper des enfants et s'assurer qu'ils restent avec eux. Si quelqu'un est resté derrière, un petit groupe de personnes bien entraînées essaie de le secourir. Pendant ce temps, d'autres appellent l'équipe professionnelle de recherche et de secours du Ministère des Situations d'Urgence au cas où leur aide serait nécessaire. C'est ce que nous leur avons appris l'année dernière dans le cadre du DIPECHO, projet de préparation aux désastres financé par la Commission européenne." explique Sattarova, responsable de la coordination de ce projet.

La formation a été donnée aux adultes des 21 villages les plus à risque au Kirghizistan mais les enfants en âge scolaire y ont également participé activement. Ruslan, 13 ans, était parmi eux et a mis sa formation en pratique le matin du tremblement de terre. "D'abord, bien sûr, j'ai eu peur mais ensuite je me suis souvenu des enfants du camp d'été qui étaient installés dans le jardin d'enfants du village. Ces enfants viennent de la ville et n'ont jamais reçu la formation que nous avions reçue à l'école. Ils devaient être vraiment effrayés. Du coup, moi avec mes amis on a décidé d'aller les aider. Le bâtiment était très endommagé on a donc évacué les enfants et on a essayé de les calmer. C'était rigolo, on sentait qu'on faisait quelque chose d'important. Et le jour d'après, on a aidé à monter les tentes pour les familles dont la maison avait été détruite. D'habitude les adultes ne nous prennent pas au sérieux mais cette fois, ils nous ont remerciés." se souvient-il.

"Les mesures d'évacuation développées par nos partenaires humanitaires, comme Save the Children, avec les villageois sont très simples. Mais dans des régions propices aux catastrophes comme le Kirghizistan elles réduisent l'impact des catastrophes naturelles sur les vies et sur les moyens de subsistance" explique Srdan Stojanovic, qui travaille pour le service d'aide humanitaire et de protection civile de la Commission européenne en Asie Centrale. "Dans le village de Kan, 410 des 470 maisons ont été endommagées mais aucune vie n'a été perdue."

 

Heinke VEIT
ECHO Regional Information Officer - Amman

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