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Pension d’ancienneté et retraite anticipéeTous les mois, les fonctionnaires paient une contribution prélevée sur leur salaire (actuellement de 11,3 %) qui leur permet, selon certaines conditions, de bénéficier d'un droit à pension.
Il est fixé à 70% du dernier traitement de base. 1,90% de ce dernier traitement de base est acquis au fonctionnaire pour chaque année de service calculée (art.77 du Statut), i.e. après 10 de service, un fonctionnaire aurait droit à 19 % de son dernier traitement de base, ceci à partir de l'âge de la retraite.
S’il cesse ses fonctions avant l'âge "normal" de la retraite (63 ans, ou moins pour ceux qui étaient déjà fonctionnaires avant le 1er mai 2004), et s’il a au moins 55 ans et dix ans de service accompli, le fonctionnaire peut opter pour une pension d'ancienneté immédiate. Dans ce cas, le fonctionnaire perd une partie de ses droits déjà acquis et la pension est réduite de 3,5% par année d'anticipation en fonction de son âge au moment de son départ (art.9,§1 annexe VIII).
Sur base de critères objectifs et de procédures fixées par la Commission, l’Autorité investie du pouvoir de nomination (AIPN) peut décider, dans l’intérêt du service, de ne pas appliquer cette réduction de 3,5% par année d'anticipation pour un nombre très limité de personnes.
Le nombre total de fonctionnaires qui prennent ainsi leur retraite sans aucune réduction de leur pension chaque année ne peut être supérieur à 10% du nombre total de fonctionnaires de toutes les Institutions ayant pris leur retraite sous l’article 52 du Statut l'année précédente (retraite « normale ») (art.9,§2 annexe VIII).
Depuis 2004, le nombre total de départs sous ce régime s'élève, toutes Institutions confondues, à 387 fonctionnaires et agents temporaires, dont 227 fonctionnaires et agents temporaires de la Commission. (Soit en moyenne 38 départs par an, pour la Commission.)
Pour l’exercice 2010 en cours, on prévoit 49 départs après analyse de l’intérêt du service des 200 candidatures soumises au sein de la Commission,