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Santé et protection des consommateurs

Speeches Commissioner Byrne

Discours de David Byrne, Membre de la Commission européenne chargé de la santé et de la protection des consommateurs - Qualité des denrées alimentaires, Conseil agricole informel Suède, Östersund, 10 avril 2001

Chère Margareta, chers collègues,

Je voudrais remercier à nouveau la présidence de l'occasion qui nous est donnée, lors de cette réunion informelle, d'aborder ce sujet important.

Les trois questions cruciales qui ont été mises en avant – «Sécurité, viabilité et éthique» – doivent être au centre de toute notre approche de la chaîne alimentaire, que ce soit dans le secteur de la production primaire, dans l'industrie de transformation alimentaire, dans la chaîne de distribution ou même au stade final de la préparation et de la consommation.

Bon nombre de ces questions ont été débattues lors de la conférence organisée par la présidence à Uppsala à la mi-mars. Je voudrais féliciter Margareta d'avoir soulevé le thème de notre réunion d'aujourd'hui et de nous avoir confrontés aux défis du futur.

Vous n'êtes pas sans savoir que Franz et moi avons ouvert dans l'ensemble de l'Union un débat sur la qualité, la sécurité et la production des denrées alimentaires. Les thèmes choisis par la présidence reflètent un grand nombre des questions qui ont déjà surgi depuis le lancement de notre initiative, au début du mois de mars.

Les préoccupations de nos concitoyens ont été suscitées en grande partie par les crises spectaculaires que nous avons connues ces dernières années dans le domaine de la sécurité alimentaire. La crise de l'ESB, en particulier, a fait ressortir que les questions de sécurité alimentaire dépassent le cadre des frontières et nécessitent des réponses communautaires en matière de santé publique.

La crise actuelle de la fièvre aphteuse, même s'il ne s'agit pas d'une question de santé publique, met à nouveau clairement en lumière la nécessité d'une action coordonnée et concertée pour traiter les problèmes de santé animale et les enjeux économiques concernés.

Chaque citoyen a un rôle à jouer dans le cheminement vers des normes de sécurité alimentaire plus élevées et de meilleures méthodes de production, destinées à assurer une qualité plus élevée des denrées alimentaires.

Cependant, les pouvoirs publics ont un rôle particulier à jouer dans cette évolution, en élevant et en dirigeant le débat.

C'est pour cette raison que Franz et moi avons lancé notre initiative. Nous devons aboutir à une perception commune des questions qui préoccupent les citoyens et de la façon d'y répondre.

Il nous incombe de stimuler et de mener le débat. De rassembler les acteurs clés dans l'ensemble de la Communauté et de dégager les vraies questions, et non des impressions plus démagogiques sur ce que ces questions pourraient être.

Le document de travail de la présidence relève un certain nombre d'enjeux pertinents.

Dans le secteur de la production primaire, vous identifiez les nombreuses facettes de l'agriculture européenne. Quelquefois, de la masse de critiques qui lui sont adressées, se dégage, à tort, l'impression d'un secteur statique et monolithique. Rien n'est moins vrai. Nous pouvons nous enorgueillir, à juste titre, de posséder les systèmes agricoles les plus riches et les plus variés au monde. Nous devons nous en féliciter et chercher à leur apporter le soutien qui convient.

Toutefois, nous ne pouvons faire l'économie d'une approche constructive visant à réviser les aspects de notre modèle agricole qui sont sources de préoccupations. C'est notre responsabilité et notre devoir collectifs.

Mais nous devons nous atteler à cette tâche sans a priori et avec une vision globale. Nous nous devons d'éviter les jugements hâtifs lorsque nous évaluons l'ensemble des problèmes et des solutions.

Notre système agricole est l'aboutissement de nombreuses années d'une évolution soumise à l'influence de divers facteurs à l'échelon local, régional et mondial. Si vous m'autorisez une métaphore, il serait totalement inadéquat de jeter le bébé avec l'eau du bain, en le sacrifiant sur l'autel d'une réforme de circonstance.

Il ne fait aucun doute que, dans un contexte de crise, certains formuleront toutes sortes de revendications et de propositions simplistes en vue de réformer les politiques dans les domaines qui sont aussi souvent les plus complexes. La question brûlante de la vaccination contre la fièvre aphteuse n'en est qu'un exemple.

D'autres proposent d'interdire totalement le transport d'animaux. Nous devons certes analyser cette question sous l'angle du bien-être des animaux, de la qualité de la viande et de la diffusion de la maladie. C'est un fait indéniable. Mais nous devons aussi faire preuve du sens des proportions dans la manière dont nous abordons ces problèmes. Une agriculture durable est fondamentale pour l'économie européenne dans son ensemble et pour les économies nationales de nos États membres. En d'autres termes, si un problème survenait au niveau de la sécurité des voitures, nous ne réclamerions pas l'interdiction du transport automobile et nous rechercherions plutôt des solutions pragmatiques en matière de sécurité. Nous devons adopter une attitude semblable vis-à-vis de la réforme de l'agriculture.

C'est sur ce type de questions que nous souhaitons réfléchir dans notre débat sur la qualité de l'alimentation.

Nous en avons donné le coup d'envoi par une table ronde de haut niveau réunissant des producteurs d'aliments, des détaillants, des experts de la consommation et des scientifiques de premier plan. Nous avons l'intention d'y donner suite par des tables rondes semblables dans les États membres. Deux sont déjà prévues le 7 juin à Berlin et le 11 juillet à Paris. J'espère que ces deux tables rondes et d'autres feront progresser notre débat vers la définition des politiques communes du futur.

Nous nous adresserons aussi directement à nos concitoyens lors d'un dialogue sur internet, le 6 juin prochain, qui sera spécialement consacré aux questions relatives à la qualité des denrées alimentaires et à leur production.

Je souhaiterais également aborder deux autres aspects de ce vaste débat. L'un concerne le rapport entre le prix et la qualité, qui est essentiel pour les consommateurs. L'autre concerne la manière dont les intérêts et les préférences des consommateurs sont communiquées en amont de la chaîne de production et, finalement, à l'agriculteur.

Les problèmes concernés sont complexes et multiples et j'ai le sentiment que leur écheveau n'a jamais été débrouillé de façon adéquate en termes de politique générale. Nous avançons donc en terrain inconnu. C'est ce qui rend le chemin à parcourir d'autant plus intéressant et potentiellement gratifiant.

Permettez-moi d'ajouter un dernier mot sur la sécurité alimentaire et, en particulier, sur le projet de règlement qui établit une législation alimentaire générale et institue l'Autorité alimentaire européenne. À cet égard, qu'il me soit permis de rendre hommage au travail concret qu'effectue la Présidence à la tête du Groupe des amis de la Présidence qui travaille sur ce sujet. De grands progrès sont réalisés et je me félicite que la Présidence ait prévu d'autres réunions du groupe pour accélérer le processus. Je suis de plus en plus optimiste quant à la conclusion d'un accord politique sur ce texte législatif primordial au sein du Conseil avant la fin du mois de juin. Cet accord est absolument déterminant si nous voulons tous respecter mon voeu, qui est aussi celui des chefs d'états et de gouvernements, de voir l'Autorité alimentaire mise en place et fonctionner dès le début de l'année prochaine.

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