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Santé et protection des consommateurs

Press releases

Luxembourg, le 19 juin 2001

Approbation d'importantes améliorations du bien-être des porcs - Mise à jour de la directive sur la peste porcine classique: interdiction de nourrir les porcs avec des déchets de cuisine et de table

Le Conseil est parvenu à un accord sur deux propositions de directives concernant respectivement le bien-être des porcs et l'éradication de la peste porcine classique. David Byrne a remercié la présidence suédoise d'avoir assuré, dans un temps record, l'adoption de mesures de protection du bien-être des porcs et de mesures mises à jour de lutte contre la peste porcine classique.

Bien-être des porcs

Le Conseil a adopté une directive modifiant les dispositions légales actuelles sur la protection des porcs. Ces nouvelles dispositions apportent une solution aux principaux problèmes de bien-être identifiés dans un rapport scientifique de la Commission sur l'élevage intensif des porcs. Elles interdiront le confinement des truies gestantes dans des stalle individuelles et l'utilisation d'attaches pour les truies et les cochettes. La directive prévoit également des règles relatives à l'amélioration des conditions de vie des porcs et des porcelets, notamment des dimensions minimales pour les cases des truies et un accès permanent aux matières permettant le fouissement ainsi qu'à des aliments fibreux. Consulté sur le texte de cette directive du Conseil, le Parlement européen a pressé la Commission de poursuivre ses efforts pour traiter dans un avenir proche les problèmes en suspens concernant l'élevage intensif des porcs, lorsque d'autres études seront disponibles.

David Byrne, membre de la Commission en charge de la santé et de la protection des consommateurs a déclaré au sujet de cette proposition: "L'adoption, aujourd'hui, de ces mesures relatives au bien-être des porcs montre que les politiciens de l'Union européenne ont à présent une volonté politique commune d'agir sur la base de preuves scientifiques pour mieux protéger les animaux dans les systèmes d'élevage intensif. De nos jours, les citoyens et les consommateurs s'attendent à ce que les animaux soient bien traités, et les décideurs politiques ainsi que la communauté des éleveurs doivent répondre à leurs attentes. Ces nouvelles mesures donnent à l'industrie de la viande porcine l'occasion d'améliorer son image publique en veillant à ce qu'elles soient rapidement mises en œuvre. La présidence suédoise a été le moteur de l'adoption de ces mesures en un temps record de moins de six mois et je la remercie de ses efforts. Je suis particulièrement heureux que les initiatives que j'ai prises pour faire progresser la résolution des problèmes relatifs au bien-être des animaux aient bénéficié d'un soutien aussi large de la part des capitales des États membres et du Parlement européen."

Fièvre porcine classique

Une directive du Conseil concernant la lutte contre la peste porcine classique (PPC) a été adoptée aujourd'hui. Elle renforce les dispositions existantes et les adapte aux progrès accomplis ainsi qu'aux nouvelles connaissances et à l'expérience acquises au cours des dernières années concernant les flambées de peste porcine classique dans les régions à forte densité de porcs. Cette directive - applicable à partir de juillet 2002 - interdit de nourrir les porcs avec des déchets de cuisine et de table. Ces nouvelles dispositions poursuivent la politique de non-vaccination fondée sur l'abattage de tous les porcs des exploitations infectées par la peste porcine classique mais prévoient de recourir éventuellement dans une plus large mesure à la vaccination en cas d'urgence, en utilisant des vaccins marqueurs. Les vaccins marqueurs permettront, lorsque des méthodes de dépistage adéquates auront été mises au point et agréées, de distinguer les porcs vaccinés des porcs infectés. Ils seront autorisés par la Commission au cas par cas et soumis à une évaluation et à un contrôle stricts. Des décisions spécifiques restreignant les échanges, applicables aux exploitations ayant utilisé les vaccins marqueurs, devront aussi être prises au cas par cas. La directive affine et renforce encore les mesures existantes de lutte contre la maladie, par exemple en étendant les obligations de notification et les dispositions sur le diagnostic de la PPC.

David Byrne, membre de la Commission en charge de la santé et de la protection des consommateurs a déclaré: "L'épizootie récente de fièvre aphteuse nous a montré l'importance de trouver de moyens de limiter les dommages que peuvent provoquer les maladies animales très contagieuses. Les derniers épisodes de peste porcine classique se sont aussi avérés très coûteux, d'une part, pour le budget communautaire et, d'autre part, en termes de pertes économiques pour les éleveurs de porcs. Par ailleurs, l'abattage d'un grand nombre d'animaux est discutable sur le plan éthique. Je fonde donc de grands espoirs sur l'association de normes d'hygiène élevées dans le secteur porcin et la mise en œuvre adéquate de toutes les mesures de lutte contre la maladie ainsi que sur le potentiel des vaccins marqueurs en cas d'urgence. La législation actuelle envoie un signal clair aux personnes impliquées dans la recherche visant à la mise au point de tests permettant de distinguer les animaux vaccinés des animaux infectés pour qu'elles accélèrent leurs efforts. L'urgence de ces progrès est soulignée par l'apparition d'un nouveau foyer de PPC en Espagne. Cependant, l'abattage et la destruction des porcs infectés et suspects d'infection demeure pour le moment la stratégie de lutte contre la maladie la plus efficace dont on dispose.

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