Relations de l'UE avec le Zimbabwe
Le Zimbabwe est un pays enclavé d’Afrique australe, d’une superficie de 390.757 km². Sa population compte quelque 12,3 millions d’habitants, dont un cinquième environ vit dans la capitale Harare et ses alentours.
Les principaux produits d’exportation du Zimbabwe sont le tabac, le coton, l’or et d’autres minerais. Ce pays était autrefois un véritable géant agricole mais en 2000, des réformes agraires radicales ont provoqué le départ de nombreux agriculteurs blancs et anéanti la productivité du secteur. La mauvaise gestion du gouvernement, la corruption et les troubles politiques ont fait chuter l’économie depuis 2000, tandis que l’hyperinflation et le chômage en masse se sont aggravés.
Le Zimbabwe est un pays à revenu moyen, dont les richesses sont réparties de façon très inégale. Les niveaux d’éducation sont corrects pour la région mais la situation est délicate en matière de santé, d’autant plus que la pandémie VIH/SIDA affecte un cinquième de la population. L’érosion des qualifications professionnelles constitue une menace importante pour la résilience à venir de l’économie. Quant aux infrastructures, qui étaient jadis adaptées, elles se dégradent et devront être rénovées dans un proche avenir.
Les points clés des relations entre l’UE et le Zimbabwe
L’UE a longtemps soutenu le développement du Zimbabwe, bien que les troubles politiques aient interrompu les relations officielles. Le 18 février 2002, l’UE a décidé de prendre des mesures restrictives, adoptées par le Conseil dans le cadre de la Politique étrangère de sécurité commune (PESC), sous la forme d’une interdiction de visa et d’un gel des actifs à l’encontre de 130 membres de l’élite dirigeante du Zimbabwe. Le Conseil a également adopté des mesures appropriées, en vertu de l’Article 96 de l’Accord de Cotonou, impliquant la suspension de l’aide au développement sauf pour les programmes et projets visant à soutenir directement la santé publique, l’enseignement, les microprojets, la coopération décentralisée, la démocratisation, le respect des droits de l’homme et l’État de droit. Ces deux mesures ont été reconduites à six reprises et sont en vigueur jusqu’au 20 février 2009. Toute levée ou atténuation des sanctions de l’UE à l’encontre du Zimbabwe serait difficile à justifier, à moins que le gouvernement zimbabwéen prenne des mesures pour remédier à la situation et réaliser des progrès significatifs dans les domaines qui préoccupent l’UE (éléments essentiels prévus par l’Accord de Cotonou). Malgré sa relation difficile avec le gouvernement du Zimbabwe, l’UE demeure le principal bailleur de fonds du pays et a maintenu diverses opérations financées via d’anciens FED et lignes budgétaires, ainsi qu’en vertu du mandat conféré par la décision du Conseil du 18.02.2002.
La position de l’UE vis-à-vis du Zimbabwe est toujours figée dans l’attente de signaux tangibles de la part du gouvernement zimbabwéen. La Commission maintient une approche proactive basée sur sa volonté de franchir cette impasse en explorant toutes les possibilités de restaurer les bases d’une relation de confiance durable.
Actualisé le : 08-04-2008
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