Relations de l'UE avec le Tchad
Le Tchad, pays enclavé, d'1.250.000 km², 9 millions d'habitants, est un pays très pauvre (PNB/tête de 312 USD), dont l’indice de développement humain reste très faible (171ème sur 177 en 2006) et qui n'a jamais connu de longue période de stabilité.
Depuis 2003, la situation interne s'est fortement détériorée, comme conséquence de la guerre au Darfour. Le Tchad se retrouve fragilisé, confronté au Soudan par mouvements rebelles interposés et avec une intensification des violences intercommunautaires.
Points clés des relations entre l'UE et le Tchad
Le programme 10ème FED (Fonds européen de développement 2008-2013) au Tchad prévoit de contribuer à la bonne gestion des affaires publiques et à la sécurité dans le pays afin de favoriser un cycle de croissance économique durable et de réduction de la pauvreté. Un programme indicatif d’un montant de € 311 M a été défini et signé.
Ce programme est divisé en deux domaines de concentration. La première priorité est d’appuyer la bonne gouvernance dans les domaines de la sécurité juridique, des finances publiques, des institutions et processus démocratiques, de la décentralisation et, plus généralement, de la gouvernance locale.
Pour soutenir l’objectif essentiel de réduction de la pauvreté et le développement économique, notamment en renforçant la capacité d’absorption des revenus pétroliers, le 10ème FED ( Fonds européen de développement 2008-2013) fait du développement durable, fondé sur les infrastructures et sur le secteur rural, sa deuxième priorité.
Dans un environnement où la paix et la réconciliation sont dans la balance et où les efforts en faveur du redressement économique et du développement des régions de l'Est du Tchad deviennent un facteur crucial, l'UE joue un rôle actif afin de contribuer à la crise humanitaire: 250.000 réfugiés soudanais et 170.000 Tchadiens déplacés dans leur propre pays (zone frontalière avec le Darfour, à l’est). La Commission soutient dans la mesure de ses moyens la mise en œuvre de la Résolution 1778 (2007) et accompagne le déploiement de l'opération multidimensionnelle EUFOR/MINURCAT (Mission des Nations Unies en République Centrafricaine et au Tchad) dans l'est du Tchad et le nord-est de la RCA par des programmes intégrés de réhabilitation et de relance du développement.
L'arrivée des revenus pétroliers à partir de 2004, et leur formidable croissance en 2006 et 2007 a permis à un pouvoir à bout de souffle, en pleine crise économique, politique et sociale, de se présenter sous un jour plus ouvert à la discussion avec l'opposition démocratique et de faciliter le ralliement d'une partie de l'opposition armée . Le Tchad a réussi, grâce entre autres à la Commission européenne, à résoudre son conflit avec la Banque mondiale sur la gestion des revenus pétroliers et s'est engagé à consacrer 70 % des revenus pétroliers aux dépenses à caractère social. Le Tchad s'est engagé dans des grands travaux d'infrastructures notamment routières, puis bientôt à caractère social, grands travaux dont il convient de le féliciter, mais dont l’ampleur commence à inquiéter le FMI (Fonds Monétaire International), les ministères sectoriels n’ayant pas les capacités d’absorption suffisantes.
Actualisé le : 22-04-2008
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