Relations de l'UE avec le Soudan
Le Soudan est le plus grand pays d’Afrique. Avec ses 2,5 millions km², il occupe la 10ème place mondiale. Le Soudan se situe entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne. Sa capitale est Khartoum et sa population avoisine les 39 millions d’habitants.
Le Soudan est l’un des pays les plus hétéroclites au monde : près de 600 groupes ethniques y parlent plus de 400 langues et dialectes. Environ 75 % de la population est musulmane et généralement implantée dans le Nord tandis que le Sud est essentiellement chrétien. La religion a joué un rôle majeur dans la guerre civile entre le nord et le sud du pays, guerre qui a ravagé le pays jusqu’à la signature de l’Accord de paix global en 2005. Le conflit continue toutefois à sévir dans la région du Darfour (Ouest du Soudan), où des millions de personnes sont tributaires de l’aide humanitaire.
Si la guerre civile a considérablement entravé la croissance et le développement du Soudan, ce pays est riche en minerais. L’achèvement d’un pipeline entre la région du Sud et Port Soudan (au début des années 1990) a permis une intensification rapide des exportations de pétrole, surtout vers la Chine. Les revenus pétroliers, combinés à des investissements asiatiques et arabes, ont engendré des taux de croissance considérables. La majorité des Soudanais vivent néanmoins dans la misère et même largement sous le seuil de pauvreté dans les régions rurales.
Les points clés des relations entre l’UE et le Soudan
Bailleur de fonds important pour le Soudan, l’Union européenne collabore avec le Gouvernement d’Unité nationale à Khartoum (ainsi qu’avec le Gouvernement du Soudan méridional à Juba) afin de soutenir le développement du pays. Pour l’UE, la priorité a résidé en premier lieu dans l’apport d’une aide post-conflit, éminemment nécessaire. Après la guerre civile, il importait, en effet, de relancer et de réhabiliter le Sud et les régions affectées par les combats. L’Accord de paix global prévoit diverses réformes en matière de gouvernance. Elles devraient empêcher l’apparition d’autres conflits, et la Commission européenne tient également à apporter son aide à cet égard.
Après la signature de l’Accord, la sécurité des ressources vivrières dans le pays a fait l’objet d’une attention particulière, car la malnutrition affecte une grande partie de la population. Pour contribuer à l’amélioration du niveau de vie en général et atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), la Commission européenne travaille en étroite collaboration avec les autorités locales afin d’assurer la mise en œuvre de politiques de développement rural à grande échelle.
L’enseignement est un autre domaine-clé pour l’intervention. En effet, le taux d’alphabétisation parmi les adultes est très bas, et moins de la moitié des enfants soudanais sont inscrits à l’école primaire. L’amélioration de l’enseignement est nécessaire pour assurer une croissance économique continue et engendrer un éloignement durable de l’économie de subsistance.
L’Office humanitaire de la Commission européenne maintiendra son assistance humanitaire au Darfour aussi longtemps que nécessaire. L’UE soutient les efforts visant une résolution pacifique du conflit et est prête à lancer un programme d’aide au développement pour le Darfour afin d’y favoriser la paix.
Actualisé le : 04-08-2009
Officiers de liaison responsables

