Relations de l'UE avec le Botswana
Le Botswana est un vaste pays enclavé d’Afrique australe, dont les deux tiers du territoire sont occupés par le désert du Kalahari. Il compte environ 1,9 million d’habitants. Si ce pays peut se prévaloir d'une croissance économique soutenue et d’une bonne gouvernance, tout en étant également l'un des rares pays à moyens revenus du continent, il n’en reste pas moins confronté à de nombreux défis en matière de développement. Ainsi, la pauvreté touche encore 23 % de la population, ce qui constitue un obstacle à la réalisation des objectifs de développement. Le taux de VIH/sida est l'un des plus élevés au monde.
Points clés des relations entre l'UE et le Botswana
Un partenariat de longue date unit l’UE et le Botswana. La coopération, axée dans un premier temps sur la croissance économique et la stabilité, se concentre à présent sur le soutien aux soins de santé, l’approvisionnement en eau potable et l’éducation. L’éducation, en particulier, a été considérablement développée de façon à répondre aux besoins d’un pays de plus en plus peuplé, tant dans les zones rurales que dans les villes.
Le Document de stratégie pays et le Plan de développement national lancés récemment mettent l’accent sur le développement des ressources humaines, essentiel pour la poursuite de la croissance. L’amélioration du développement des ressources humaines permettra en effet d'alimenter le développement économique et social du pays. En outre, la nécessité de poursuivre les efforts de réduction de la pauvreté bénéficiera de toutes les attentions.
En décembre 2007, le Botswana et la Commission européenne ont signé un nouveau Document de stratégie pays couvrant la période 2008-2013, pour un montant total de € 77,3 M.
L’objectif est de relever le double défi du développement économique et social tout en contribuant à la réduction de la pauvreté par le biais d’un soutien à la diversification économique et au renforcement de la compétitivité sur la scène internationale. L’extraction minière domine toujours l’activité économique du pays, les travailleurs ne disposant généralement pas des compétences et des connaissances nécessaires pour trouver un emploi dans d'autres secteurs. Une attention particulière sera accordée aux franges pauvres et vulnérables de la population. L'accent sera mis aussi de plus en plus sur l'adéquation des compétences aux besoins économiques et sur la capacité d'insertion professionnelle des jeunes quittant le système éducatif. La lutte contre le fléau du VIH/sida constituera une autre priorité de la stratégie.
Actualisé le : 22-04-2008
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