Relations de l'UE avec l'Angola
L’Angola est un pays d’Afrique du sud-ouest qui borde l’océan Atlantique. Il compte environ 14 à 16 millions d’habitants, répartis sur une superficie totale de 1.246.700 km². En 1975, l'indépendance de cette ex-colonie portugaise a immédiatement débouché sur une guerre civile de plusieurs années, qui n’a pris fin qu’en 2002.
Aujourd’hui, la reconstruction bat son plein en Angola, même si subsistent de graves difficultés liées à ces nombreuses années de conflit. La pauvreté et l’insécurité alimentaire – des problématiques généralisées dans le pays - font obstacle au développement, surtout dans les zones rurales. Le manque d'hygiène et les problèmes d'accès à la formation et aux soins de santé sont à l'origine d'une situation à haut risque, caractérisée par des taux élevés de mortalité maternelle et infantile, de la malnutrition et des maladies endémiques, comme la malaria et la tuberculose. L'Angola doit aussi faire face à des épidémies de polio, de rougeole, de méningite et de choléra. La maladie du sommeil et le VIH/sida gagnent également du terrain. En outre, ce pays d'Afrique doit aussi faire face à plusieurs défis sur le plan de l’environnement, parmi lesquels la surexploitation des pâturages, l’érosion des sols, la désertification, la déforestation des forêts tropicales et l'approvisionnement insuffisant en eau potable.
D’un autre côté, l'Angola bénéficie d'un développement économique impressionnant, comme en témoigne le taux de croissance de son PIB, qui est le plus élevé d'Afrique. L’Angola est le deuxième producteur de pétrole d’Afrique subsaharienne, et les revenus pétroliers sont un véritable moteur pour cette économie africaine. Ils alimentent l'augmentation des dépenses publiques au bénéfice de la reconstruction, qui peut s'effectuer à un rythme plus élevé. L'Angola doit toutefois veiller à diversifier son économie, notamment dans l'agriculture, véritable secteur d'avenir.
Points clés des relations entre l'UE et l'Angola
La stratégie de la CE s’appuie sur les ressources considérables dont dispose l’Angola mais tient compte aussi du fait que les faibles capacités institutionnelles et la pénurie de ressources humaines qualifiées sont aujourd'hui les principaux obstacles au développement de ce pays. L’aide au développement entend donc surtout contribuer au développement durable du pays par le biais de mesures de soutien institutionnel et de renforcement des capacités. L'objectif est ici de soutenir la stratégie gouvernementale axée sur la lutte contre la pauvreté et la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement. Le nouveau Document de stratégie pays pour la période 2008-2013 prévoit l’affectation d’un budget total de € 214 M.
La stratégie communautaire entend continuer à promouvoir la bonne gouvernance et à soutenir la réforme économique et institutionnelle,un domaine thématique vraiment prioritaire. Il s’agit notamment de la modernisation de l’administration publique et du soutien au secteur de la justice, du renforcement de la bonne gestion des finances publiques et de l’amélioration de la responsabilité et de la transparence.
Le développement humain et social fera également l’objet de toutes les attentions du partenariat entre l’Angola et la CE, en tant que domaine focal. L’idée est ici de soutenir les efforts déployés par l’Angola en vue de réaliser les objectifs du Millénaire pour le développement que sont l'éradication de la pauvreté, la santé et l'éducation et de protéger les groupes les plus vulnérables des crises soudaines et de la pauvreté chronique. La coopération entre la CE et l'Angola permettra également d'étendre l'accès aux services de base tout en améliorant la qualité de ces services.
Étant donné la dépendance de la population vis-à-vis de l'agriculture et la grave insécurité alimentaire dans les zones rurales, l’accent sera mis également sur le développement rural, l’agriculture et la sécurité alimentaire : c’est la troisième priorité.Des activités de déminage sont également prévues.
L’Angola bénéficiera en outre d’un soutien dans le domaine de l’eau, des échanges, des acteurs non-étatiques et de la gestion de la biodiversité.
Actualisé le : 01-04-2008
Officiers de liaison responsables

