La diversité linguistique
Le respect de la diversité linguistique constitue l'un des
fondements démocratique et culturel de l'Union, reconnu par
la Charte européenne des droits fondamentaux dans son article
22.
Cette importance des langues a été soulignée
par la résolution
du Conseil sur la diversité linguistique du 14 février
2002, qui reconnaît aux langues leur rôle d'intégration
sociale, économique et politique, notamment dans une Europe
élargie.
La diversité linguistique est un des principes de fonctionnement
des institutions européennes. Le traité de l'Union
européenne fait foi dans chacune de ses 12 versions linguistiques
(allemand, anglais, danois, espagnol, finnois, français,
grec, irlandais, italien, néerlandaise, portugais et suédois)
(article
53) et garantit, à tout citoyen, le droit d'écrire
à toute institution dans l'une de ces langues et recevoir
une réponse rédigée dans la même langue
(article
21).
Le règlement du 6 octobre 1958 fixant le régime linguistique
de la Communauté
Économique Européenne traite sur un pied d'égalité
les 11 langues officielles et de travail des institutions, qui sont
toutes les langues des Traités à l'exception de l'irlandais.
L'élargissement du 1er mai 2004 enrichit l'Union européenne
de 9 nouvelles langues
officielles: le tchèque, l'estonien, le hongrois, le
lituanien, le letton, le polonais, le slovène, le slovaque
et le maltais.
Les quelques quarante langues autochtones que compte l'Union européenne
sont un des éléments essentiels de son patrimoine
et de sa culture. L'apprentissage des langues est une porte ouverte
à la compréhension des différentes cultures
et une compétence nécessaire pour les Européens.
C'est pourquoi l'Union encourage la connaissance, la préservation
et la diffusion des langues européennes, mais aussi des langues
des pays tiers avec lesquels elle coopère.
Les
langues, portes ouvertes sur les cultures
La
préservation, la valorisation et la diffusion des langues
La
coopération internationale
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