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Mes priorités

En tant que commissaire chargée de l’éducation, de la culture, du multilinguisme et de la jeunesse, j’entends donner la priorité aux domaines dans lesquels nous pouvons améliorer concrètement la vie des citoyens et contribuer à bâtir une meilleure Europe.

L’éducation et la formation sont au cœur de la stratégie «Europe 2020» de la Commission, qui vise à développer une économie européenne à la fois compétitive, verte et durable. Mes priorités sont en phase avec les grandes orientations de la Commission pour les cinq prochaines années:

  • améliorer les compétences et l’accès à l’éducation et à la formation, en tenant compte des besoins du marché;
  • renforcer la mobilité des jeunes dans le domaine de l'éducation et améliorer les possibilités qui leur sont offertes dans ce domaine;
  • encourager chez chacun la créativité et l’expression culturelle.

Enseignement

L’éducation, la recherche et l’innovation doivent être renforcés, afin:

  • d’aider l’Europe à rester compétitive sur le plan international;
  • de préparer les jeunes au marché du travail;
  • de traiter les conséquences de la crise économique.

Les efforts doivent porter en premier lieu sur les élèves les plus jeunes, et viser en particulier à améliorer la formation des enseignants, ces derniers jouant un rôle primordial dans la réussite future des enfants et dans leur épanouissement personnel.

 

Nous aiderons activement:

  • les jeunes quittant l’école prématurément (c’est le cas d’un jeune sur six);
  • les adolescents maîtrisant mal la lecture (c’est le cas d’un jeune de quinze ans sur cinq);
  • les 80 millions d’Européens peu ou pas qualifiés.

Je favoriserai les mesures de lutte contre le décrochage scolaire et je ferai des propositions visant à mieux évaluer et comparer les résultats obtenus afin d’améliorer l’employabilité, la mobilité des apprenants et l’apprentissage des langues.

L’enseignement supérieur joue également un rôle central dans l’amélioration des qualifications. En dépit des réels progrès obtenus grâce au processus de réforme de l'enseignement supérieur dit «de Bologne», peu d’universités européennes atteignent le niveau des meilleurs établissements du monde. Nous devons multiplier les efforts pour qu’elles rejoignent le peloton de tête.

J’entends contribuer à dynamiser et moderniser l’enseignement supérieur, afin que l’Europe devienne une destination de choix pour les étudiants et les chercheurs. Pour ce faire, je m’appuierai sur:

Nous aiderons l’EIT à devenir le fer de lance d’une Europe fondée sur la connaissance. Le programme Marie Curie contribuera à rassembler les espaces européens pour l’enseignement supérieur et la recherche, de façon à ce que la connaissance – et les chercheurs et étudiants qui la produisent – puissent traverser librement les frontières, et ainsi stimuler l’innovation dans toute l’Europe.

Le programme Erasmus  est une grande réussite. Je souhaite toutefois qu’il fasse mieux encore, et pour cela, j’orienterai mon action sur la qualité et le financement. En effet, nous sommes encore assez loin de l’objectif de 3 millions d’étudiants Erasmus d’ici à 2012. En outre, la participation au programme recule dans un tiers des pays concernés.

Le programme Erasmus Mundus, qui favorise les échanges avec des établissements universitaires internationaux, joue aujourd’hui un rôle phare dans l’intégration et la création de passerelles entre établissements du monde entier. J’entends soutenir largement ce programme afin de renforcer la visibilité de l’enseignement supérieur européen sur la scène internationale.

Pour mener à bien ces projets, je travaillerai en étroite collaboration avec les autorités nationales, afin de mettre en place des stratégies communes face aux enjeux qui nous concernent tous, fondées sur l’évaluation comparative des résultats et les meilleures pratiques. Je m’emploierai également à obtenir davantage de ressources au niveau européen pour y parvenir.

Comme le démontrent les programmes européens, la mobilité permet aux apprenants de développer de façon déterminante leurs compétences (notamment linguistiques) et leur employabilité, tout en leur donnant accès à d’autres cultures. J’entends établir un cadre pour le développement de l’initiative «Jeunesse en action» d’ici à l’été 2010 et proposer un programme complet dès que possible,  afin de stimuler la diversité culturelle, le dialogue interculturel et l’apprentissage des langues.

Culture

J’œuvrerai au développement dans l’UE d’un environnement favorable à la créativité, à l’innovation et à l’expression culturelle. J’encouragerai les secteurs de la culture et de la création (qui représentent 2,6 % du PIB européen) à susciter davantage d’innovation et de croissance. Un livre vert présenté en 2010 nous aidera à cibler les actions à mener aux niveaux national et européen.

Je présenterai sous peu une proposition de création d’un label du patrimoine européen  mettant en valeur les sites incarnant les idéaux européens, afin de renforcer le sentiment d’appartenance à l’Union et la conscience de notre identité européenne commune.

J’entends m’appuyer sur le succès du programme MEDIA, qui contribue à faire connaître la culture européenne dans le monde en soutenant financièrement la production et la distribution de films européens et la formation aux métiers de l’audiovisuel, pour faire de ce secteur un leader mondial, générateur d’emplois et de croissance. J’accorderai une attention particulière aux technologies numériques et à leur impact sur le cinéma.

Pour ce qui concerne les questions de droits d’auteur, je travaillerai en étroite collaboration avec les autres commissaires européens à la mise en œuvre de la nouvelle stratégie numérique, afin de parvenir à un équilibre entre la nécessité d’élargir l’accès à la culture et celle de rémunérer équitablement les artistes (sachant que cet équilibre est indispensable au maintien de notre diversité culturelle).

Plus largement, je veux intégrer ces priorités culturelles dans les autres politiques européennes.

Multilinguisme

L’apprentissage et la pratique de langues étrangères sont un atout aussi bien professionnel que social, permettant de s’ouvrir à la diversité culturelle de l’Union européenne, qui fait partie intégrante de notre richesse. Nous devons soutenir non seulement les 23 langues officielles de l’UE, mais aussi les 60 langues régionales et minoritaires parlées dans l’Union.

L’une de mes principales tâches dans ce domaine sera de promouvoir l’apprentissage des langues dès le plus jeune âge. Notre objectif est que chaque citoyen de l’UE parle au moins deux langues étrangères en plus de la sienne. La connaissance d’autres langues élargit les perspectives professionnelles et facilite la communication et la compréhension, en Europe et dans le reste du monde.

Jeunesse

Les politiques européennes en faveur de la jeunesse visent à répondre aux attentes en constante évolution des jeunes, tout en les encourageant à jouer un rôle actif dans la société. Ces politiques sont soutenues par un programme consacré entièrement aux jeunes, intitulé «Jeunesse en action». Ce programme vise à:

  • promouvoir la citoyenneté active et la tolérance chez les jeunes Européens;
  • associer les jeunes au processus démocratique d'élaboration de l'avenir de l'Union européenne.

Je continuerai à promouvoir et à soutenir l'apprentissage non formel et le dialogue interculturel entre les jeunes Européens, ainsi que l'intégration de tous les jeunes, en particulier ceux issus de milieux moins privilégiés.

J'entends encourager les jeunes à tenter l'expérience de vivre et de travailler dans d'autres pays, afin d'élargir leurs horizons et d'améliorer leurs chances de trouver un emploi.

Sport

Même si le sport ne figure pas dans l’intitulé de mes fonctions, j’estime qu’il occupe une place particulière dans mes domaines de compétences. J’étudierai comment tirer le meilleur parti des nouveaux pouvoirs conférés à l’UE dans ce domaine par le traité de Lisbonne. Le sport a un rôle immense à jouer dans les domaines de l’enseignement, de la formation, de l’intégration sociale et de la santé. Son poids économique est tout aussi important.

Je collaborerai étroitement avec les organisations professionnelles et amateurs, en vue:

  • d'encourager le fair-play;
  • de lutter contre le dopage
  • de protéger les jeunes sportifs, amateurs et professionnels
  • de bannir la violence et le racisme
  • de promouvoir les sports populaires et les sports amateurs accessibles à tous, afin d’aider les Européens à développer un mode de vie sain tout au long de leur existence.

De vous à moi

Comme beaucoup d’Européens, j’ai un rapport passionné à l’éducation, à la culture, aux langues, à la jeunesse et au sport.

Je prêterai la plus grande attention aux contributions de toutes les parties prenantes dès les premières phrases d’élaboration des politiques. Je suis convaincue qu’en travaillant ensemble, nous obtiendrons des résultats plus concrets, crédibles et représentatifs.

Androulla Vassiliou

Des commentaires sur les priorités exposées par Mme Vassiliou?

Questions de la presse et des médias

Dernière mise à jour : 04/02/2014 |  Haut de la page