Priorité aux résultats: la bonne approche des Irlandais

L'Irlande est déterminée à obtenir des résultats concrets en matière de création d'emplois et de croissance économique au cours des six mois qu'elle passera à la tête de l'Union européenne. Maroš Šefčovič, vice-président de la Commission européenne, se félicite de cette approche. 

«Nous devons mieux exploiter le potentiel du marché unique que ce que nous avons fait jusqu'ici», a-t-il déclaré à l'occasion du débat du Parlement européen sur le programme de la présidence irlandaise, qui s'est tenu le 16 janvier dernier à Strasbourg. Il a ajouté que l'Irlande avait montré l'exemple en stimulant la croissance économique grâce à l'investissement dans l'innovation et à la recherche et au soutien aux nouvelles entreprises. «L'Irlande est la meilleure démonstration qu'il est possible de transformer un pays en appliquant de telles politiques. C'est de cette manière que nous devons transformer l'Europe.» 

Il a toutefois souligné que si l'Irlande a réussi dans cette voie, c'est parce qu'elle a investi intelligemment dans ces secteurs porteurs qui sont essentiels. «Nous avons besoin d'investissements européens, nous avons besoin d'un budget européen. C'est pourquoi il est vital d'arriver à un accord sur le CFP [cadre financier pluriannuel]; mais je crains que les réductions budgétaires souhaitées par certains États membres dans tous les domaines, et plus particulièrement les coupes sombres dans l'administration, […] ne permettraient de réaliser globalement que de faibles économies, alors qu'elles infligeraient à l'Union européenne des dégâts structurels à long terme.» 

M. Šefčovič s'est également fait l'écho des propos du président Barroso, qui, plus tôt lors du débat, avait appelé à avancer dans plusieurs dossiers clés: poursuivre le processus législatif visant à établir le mécanisme de surveillance bancaire, qui a fait l'objet d'un accord l'an dernier, et entamer les travaux relatifs aux autres piliers de la future union bancaire européenne, tels qu'un mécanisme de résolution unique qui permettra de rompre le lien entre dette bancaire et dette souveraine.

Dernière mise à jour : 22/10/2014 |  Haut de la page