Membre de la Commission européenne - Maroš Sefcovic - Relations interinstitutionnelles et administration

Membre de la Commission européenne - Maroš Sefcovic - Relations interinstitutionnelles et administration

Membre de la Commission européenne - Maroš Sefcovic - Relations interinstitutionnelles et administration

LES DÉBUTS PROMETTEURS DE LA COMMISSION BARROSO II

La Commission Barroso II est en place depuis neuf mois. En tant que vice-président chargé des relations interinstitutionnelles et de l'administration, je me suis efforcé de traiter tous les dossiers relevant de mon portefeuille.

 

Une de mes principales responsabilités est de veiller à ce que les nouvelles dispositions institutionnelles qui découlent du traité de Lisbonne soient correctement appliquées. Onze mois après l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne, je peux confirmer que le processus de mise en œuvre se déroule sans heurts.

Tout au long de la récente crise économique, José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, et Herman Van Rompuy, président du Conseil, ont coopéré d'une manière remarquable, ce qui a permis à l'Union de jouer un rôle essentiel dans la défense de l'euro et l'amorce d'une reprise durable.

Avec le traité de Lisbonne, le Parlement européen est mis sur un pied d'égalité avec le Conseil des ministres dans les domaines législatif et financier. Le nouvel accord-cadre conclu entre la Commission et le Parlement européen instituera un partenariat privilégié entre les deux institutions. Cet accord respecte pleinement le traité et servira de base à notre coopération future.

Je me suis rendu dans les capitales d'Europe afin d'encourager les parlements nationaux à user pleinement des nouveaux pouvoirs qui leur ont été conférés par le traité de Lisbonne.

Le «contrôle de subsidiarité» permet notamment de réexaminer, voire de retirer des propositions d'actes législatifs lorsqu'un nombre suffisant de parlements nationaux y fait objection.

Ces neuf derniers mois, nous avons en outre actualisé les règles relatives à la «comitologie». Il s'agit du système utilisé par les États membres de l'UE et la Commission pour prendre des décisions sur les mesures d'exécution.

 

Nous avons également réalisé des progrès rapides en vue de concrétiser notre projet d'initiative citoyenne.

Prévue par le traité de Lisbonne, cette initiative instaure une toute nouvelle forme de démocratie participative et constitue un exemple concret d'une Europe plus proche de ses citoyens.

Elle permet à un minimum d'un million de citoyens issus d'au moins un tiers des États membres de l'UE d'inviter la Commission européenne à présenter des propositions législatives dans des domaines relevant de sa compétence.

 Le Conseil «Affaires générales», qui fait partie de mes attributions, a joué un rôle primordial dans la coordination, par exemple en ce qui concerne la préparation du Conseil européen, qui réunit régulièrement les dirigeants de l'UE.

 

Le traité de Lisbonne est également à l'origine de la création du Service européen d'action extérieure (SEAE). Nous avons bien progressé dans nos discussions avec les syndicats sur la modification du statut du personnel de l'Union européenne. La dotation en personnel du SEAE s'effectuera de manière aussi efficace, transparente et équitable que possible, en assurant un équilibre adéquat entre fonctionnaires de la Commission, du Conseil et des services diplomatiques nationaux.

 

Gérer l'administration de la Commission n'est jamais simple, et ces derniers mois ont été passionnants.

Plusieurs services nouveaux ont été créés au sein de la Commission afin d'aligner notre organisation sur les portefeuilles des membres de la Commission Barroso II.

La nomination de trois nouvelles directrices générales a contribué à améliorer l'égalité hommes-femmes au plus haut niveau de l'administration. De plus, nous remanions actuellement l'encadrement supérieur et publions des postes à l'intention des États membres sous-représentés à ce niveau.

Nous avons également entamé une réforme de la procédure de recrutement des nouveaux fonctionnaires par l'Office européen de sélection du personnel, ce qui nous permettra de recruter plus facilement du personnel disposant des qualifications requises. Le premier concours organisé selon ce nouveau système a attiré plus de 51 000 candidats.

 

Dans le cadre de l'initiative européenne en matière de transparence, plus de 3 000 organisations se sont inscrites à ce jour dans notre registre des représentants d'intérêts, et ce nombre ne cesse de croître.

Nous nous efforçons d'attirer les groupes encore sous-représentés, comme les cabinets d'avocats, les associations paroissiales et les groupes de réflexion. De plus, les négociations avec le Parlement européen et le Conseil sur un registre commun, qui devrait être opérationnel en juin 2011, sont bien engagées.

Nous nous employons enfin à réviser le règlement sur l'accès aux documents et discutons à ce sujet avec les autres institutions.

Les débuts de la Commission Barroso II ont donc été bien chargés.

Dernière mise à jour : 23/01/2013 |  Haut de la page