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Entretien sur l'Europe avec le président

© EU

Le 19 septembre, le président Barroso a répondu à des questions des citoyens dans un débat qui a abordé une vaste palette de questions. Sur l'élection directe de la Commission, le président a déclaré: "Ce serait bien", tout en soulignant que les traités actuels ne la permettent pas.

La crise économique et des solutions possibles aux taux de chômage élevés des jeunes ont compté parmi les principaux sujets traités. En outre, la "fédération d'États nations", telle que suggérée par le président dans son discours sur l'état de l'Union du 12 septembre, a été abordée. Le président a pris fait et cause pour une union plus unie et plus démocratique.

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Giuseppe, qui représentait les jeunes et s'inquiétait du chômage des jeunes, a entendu le président Barroso affirmer que la lutte contre le chômage des jeunes est bel et bien une priorité. Le président a indiqué plusieurs actions entreprises au niveau de l'UE pour s'y atteler, notamment par le redéploiement des fonds structurels ou une "garantie pour la jeunesse".

"Quelle est la prochaine étape pour la Grèce?" était une question importante pour Christos. Le président a répété que la Grèce doit rester au sein de la zone euro tout en respectant ses engagements. Il a également déclaré qu'il est important que les nouvelles mesures et réformes visant à renforcer la compétitivité soient adoptées dès que possible pour que la Grèce puisse retrouver sa confiance.

L'accord commercial anti-contrefaçon (ACAC) a également été abordé lors de l'entretien. "C'est un débat très intéressant et un problème très épineux", a affirmé le président Barroso. "Tous les gouvernements d'Europe nous ont demandé de conclure l'ACAC, car il est important de protéger les droits de la propriété intellectuelle … mais notre intention n'a jamais été, et ne sera jamais, de restreindre la liberté d'expression en aucune façon. Pour moi, la liberté d'expression, la liberté des médias, est un droit sacré." Enfin, le président a souligné que la Commission prend au sérieux les inquiétudes des citoyens, et que c'est la raison pour laquelle l'ACAC a été transmis à la Cour de justice pour analyser la situation et débattre d'un éventuel compromis.

Le concept de "fédération d'États nations" et la récente montée du nationalisme étaient les sujets les plus intéressants, de l'avis de David, d'Édimbourg. Le président a répondu qu'en étant réaliste, "une fédération n'est pas pour demain … mais nous devons avoir un horizon". Des mesures concrètes peuvent déjà être prises dans ce sens, à commencer par une union bancaire.

À la fin de l'entretien, le président Barroso a exprimé sa conviction selon laquelle il est très important de renforcer un lien émotionnel avec l'Europe, non pas artificiellement, mais de manière démocratique. "Nous devons être fiers de notre démocratie, de notre économie de marché sociale, et également éviter tout type d'arrogance".

Contexte: L'entretien a été diffusé une semaine après le discours sur l'État de l'Union comme une édition spéciale du programme "I talk" d'Euronews et diffusé en continu sur EUtube, le site Google+ de la Commission et Europe par satellite. Euronews a choisi les questions les plus fréquemment soumises et sélectionnées par les citoyens sur Internet. Trois personnes ont également participé au débat en direct par "Google+ hangout": Christos (Grèce), David (Royaume-Uni) et Giuseppe (Italie).

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Transcription de l'entretien

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