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L'Union Européenne établit une feuille de route pour la reprise progressive de la coopération au développement avec la Guinée Bissau

Le Conseil a clôturé aujourd'hui les consultations qui avaient été engagées avec la République de Guinée Bissau conformément à l'article 96 de l'accord de Cotonou et a établi une feuille de route en vue de reprendre progressivement la coopération au développement avec ce pays (doc. 12515/11 ). Cette feuille de route prévoit que les progrès réalisés par la Guinée Bissau dans le processus de réforme se traduiront par une reprise progressive de l'aide au développement accordée par l'UE.

L'UE considère que la mutinerie du 1er avril 2010 et la nomination ultérieure de ses principaux instigateurs à des positions de la haute hiérarchie militaire constituent une violation particulièrement grave et évidente des éléments essentiels de l'accord de Cotonou. En application de l'article 96 de l'accord, l'UE a donc décidé de suspendre provisoirement certains volets de sa coopération au développement avec la Guinée-Bissau et a entamé des consultations politiques, qui ont eu lieu à Bruxelles le 29 mars 2011.

Lors de cette réunion, les autorités de la Guinée-Bissau ont présenté une série d'engagements visant, de manière progressive, à assurer la primauté du pouvoir civil, à améliorer la gouvernance démocratique, à garantir le respect de l'ordre constitutionnel et de l'État de droit, et à lutter contre l'impunité et la criminalité organisée.

"Je suis encouragée par les engagements pris par les autorités de la Guinée Bissau et j'espère que des réformes efficaces seront engagées. Nous sommes conscients des efforts importants qui restent à accomplir et nous sommes convaincus que la détermination politique de nos partenaires leur permettra de surmonter les défis auxquels ils sont confrontés, en particulier en ce qui concerne la réforme des forces armées et le renouvellement de la hiérarchie militaire. L'UE n'hésitera pas à prendre les mesures nécessaires à l'égard de ceux qui pourraient faire obstacle aux réformes, se livrer à des activités illicites ou constituer une menace pour la paix et la stabilité dans le pays", a déclaré Mme Catherine Ashton, Haute Représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.

La Haute Représentante a assuré les autorités civiles démocratiquement légitimées du soutien de l'UE dans les efforts qu'elles déploieront en vue de faire avancer le processus de réforme, notamment la réforme du secteur de la sécurité.

"Depuis l'ouverture des consultations, l'UE a continué d'apporter une aide substantielle à la population, et elle continuera à agir en ce sens. Aujourd'hui, la décision de l'UE ouvre la voie à une reprise progressive de l'aide au développement, en fonction des progrès concrets qui seront réalisés par la Guinée Bissau dans la mise en œuvre de ses engagements. La première série d'actions est en bonne voie. Cela devrait nous permettre de reprendre la coopération dans les secteurs de l'énergie et du transport routier au cours des prochains mois. Une aide plus conséquente, comprenant notamment un appui budgétaire, devrait être mise à disposition à un stade ultérieur, dans l'attente de réformes structurelles dans le secteur de la sécurité et de l'adoption de mesures crédibles visant à lutter contre l'impunité et la criminalité organisée", a déclaré M. Andris Piebalgs, membre de la Commission européenne chargé du développement.

Dernière mise à jour : 30/09/2014 |  Haut de la page