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Connie Hedegaard: «Notre message est clair: l'expansion future des biocarburants devra venir des biocarburants avancés»

Colza field

La Commission européenne a présenté aujourd'hui des propositions visant à restreindre la conversion mondiale de terres non agricoles en cultures destinées à la production de biocarburants, et à accroître les effets bénéfiques pour le climat des biocarburants utilisés dans l'Union européenne. Le but est de stimuler le développement de biocarburants plus durables qui contribuent à réduire sensiblement les émissions de gaz à effet de serre et n'interfèrent pas directement avec la production alimentaire.

Connie Hedegaard a déclaré à ce sujet: «Pour que les biocarburants contribuent à la lutte contre les changements climatiques, nous devons utiliser des biocarburants vraiment durables. Nous devons investir dans des biocarburants qui permettent une réelle réduction des émissions et n'entrent pas en concurrence avec la production alimentaire. Nous n'abandonnons évidemment pas les biocarburants de première génération, mais notre message est clair: l'expansion future des biocarburants devra venir des biocarburants avancés. Tout le reste ne sera pas durable.»

La Commission propose de modifier la législation actuelle relative à la qualité des carburants et aux énergies renouvelables. L'objectif est de tenir compte (lors de l'évaluation de la performance des biocarburants), de l'impact de la conversion de terres telles que des forêts ou des zones humides en terres agricoles [c'est-à-dire le «changement indirect dans l'affectation des sols» (ILUC)], qui risque d'augmenter la production d'émissions de gaz à effet de serre.

La Commission propose notamment de limiter la quantité de biocarburants produits à partir de denrées alimentaires, qui peuvent être comptabilisés dans l'objectif de 10 % d'énergies renouvelables que doit atteindre l'UE dans le secteur des transports d'ici 2020. Il est proposé de limiter ce volume au niveau actuel de consommation, c'est-à-dire 5 %.

Cette mesure vise à stimuler le développement d'autres biocarburants produits à partir de matières premières non alimentaires, telles que des déchets ou de la paille, qui émettent beaucoup moins de gaz à effet de serre que les combustibles fossiles, et qui n'interfèrent pas directement avec la production alimentaire mondiale.

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Dernière mise à jour : 21/03/2014 | Haut de la page