Chemin de navigation

La politique de cohésion fait la une

30/11/2010

Ces derniers jours, la politique de cohésion de l’UE fait la une des médias. Cet éclairage médiatique apporte des éléments bienvenus aux débats et à la réflexion sur le devenir de cette politique après 2013. Cela permet également de mieux comprendre comment cette politique fonctionne dans la pratique, tant du point de vue des défis à surmonter que des possibilités offertes. Le 30 novembre, Johannes Hahn, commissaire à la politique régionale, a publié une déclaration pour clarifier certains points:

  • Les fonds relevant de la politique de cohésion ne demeurent pas inexploités sous la lourdeur administrative. Les États membres, les régions et les villes de l’UE utilisent ces fonds au quotidien. Dans de nombreuses régions, le financement au titre de la politique de cohésion est le plus important flux constant d’investissement disponible pour la génération de croissance économique et la création d’emplois.

  • La politique de cohésion offre des avantages évidents aux régions les plus pauvres de l’UE, mais elle bénéficie également au reste de l’Europe. Il existe un lien clair entre la politique de cohésion et le marché unique. La politique de cohésion soutient les régions en retard de développement afin qu’elles participent au marché intérieur. Le PIB de l’UE a augmenté de 0,7 % en 2009 grâce à la politique de cohésion.

  • La lente utilisation des fonds en début de période n’est pas une nouveauté. Jusqu’à fin 2009, les États membres dépensaient les ressources de la période précédente ou des plans de relance nationaux ou communautaires plutôt que ceux issus de la politique de cohésion. En effet, les fonds provenant des plans de relance n’étaient souvent disponibles que pendant une période limitée.

  • Seule une petite partie des financements de cohésion est entachée d’irrégularités et de fraude. En 2009, nous sommes parvenus à réduire plus que de moitié le taux d’erreur, ce dernier étant légèrement supérieur à 5 %, et nous poursuivrons assurément nos efforts dans ce sens. Cela explique notamment ma présence aujourd’hui au Comité budgétaire du Parlement. Les soupçons de fraude ne représentent qu’une faible partie du taux d’erreur.

  • Avec mon collègue László Andor, j’ai présenté le 9 novembre le projet de réforme de la politique de cohésion, qui augmentera encore son efficacité: orientation davantage axée sur les résultats, concentration accrue sur les domaines prioritaires et simplification des règles. Il permettra également de traiter les questions soulevées dans la presse.

Certains des points évoqués dans les médias ont également été abordés dans le point de presse de la Commission.

Retransmission en ligne