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À qui bénéficiera l’aide humanitaire de la Commission européenne en 2013?

Dessin d’enfant dans l’espace réservé aux enfants du centre de transit de Bachabcheh, Jordanie, juin 2012. Photo: ECHO/D. Baslan 2012
10/01/2013  - 

La Commission européenne a adopté un plan visant à allouer plus de 661 millions d’euros au financement de l’aide humanitaire pour 2013. La décision mondiale relative à l’aide humanitaire est l’épine dorsale financière de la stratégie opérationnelle pour l’aide humanitaire 2013 de la Commission . La Commission financera ainsi des interventions humanitaires contrôlées par plus de 200 de ses organisations partenaires, dans près de 80 pays et régions.

Fondées sur une évaluation approfondie des besoins des populations les plus vulnérables de la planète, les cinq opérations humanitaires les plus importantes se concentreront sur la région du Sahel en Afrique, en proie à des crises prolongées de grande envergure. Ceci inclut une intervention approfondie pour le conflit qui fait rage au Mali  (82 millions d’euros), le Soudan et le Soudan du Sud (80 millions d’euros), la République Démocratique du Congo (54 millions d’euros), le Pakistan (42 millions d’euros) et la Somalie (40 millions d’euros). Du point de vue géographique, l’aide sera majoritairement envoyée en Afrique subsaharienne, qui devrait ainsi bénéficier d’un soutien de 344,5 millions d’euros (52% du financement humanitaire préprogrammé de la Commission).

La commissaire Kristalina Georgieva a expliqué: «L’étendue et la dimension de la décision mondiale relative à l’aide humanitaire de la Commission rappelle la gravité et l’ampleur des besoins humanitaires aux quatre coins de notre planète. Pour des centaines de millions de personnes, les crises ne sont pas des événements rares, mais bien des souffrances récurrentes semblant inévitables. L’aide humanitaire est vitale et permet d’exprimer notre sens de l’humanité envers ceux qui souffrent. En plus des besoins physiques fondamentaux qu’elle permet de satisfaire, je me suis également rendu compte qu’elle représentait une réelle source d’espoir pour des personnes qui n’ont pour ainsi dire plus rien d’autre à quoi se raccrocher.

Comme auparavant, l’UE apportera son assistance humanitaire en se focalisant exclusivement sur les endroits du monde dans lesquels les besoins des populations sont les plus pressants, et ce indépendamment de tout agenda politique. L’année dernière, j'ai visité plusieurs pays en situation de conflit à travers le monde, le Mali ou la Syrie par exemple; dans ces pays, l’aide parvient uniquement aux personnes dans le besoin car elle est perçue comme une aide neutre qui ne privilégie pas l’un ou l’autre camp. C’est là un des principes fondamentaux que l’UE continuera d’observer dans son travail d’assistance humanitaire d’urgence.»

Tout comme les années précédentes, une partie du budget est consacrée aux crises oubliées , peu médiatisées. La Commission représente souvent l’unique grand donateur pour les pays touchés par ces crises: l’Algérie, le Bangladesh, la République centrafricaine, la Colombie, l’Inde, la Birmanie, le Pakistan, le Sri Lanka et le Yémen.

La commissaire a également précisé: «Ce n’est pas parce que nous apportons à nouveau de l’aide pour d’anciennes crises que nous devons devenir complaisants. Je souhaite en effet que 2013 soit l’année de l’innovation et que le secteur puisse notamment améliorer sa capacité à répondre aux situations d’urgence, en travaillant avec de nouveaux donateurs et en permettant aux communautés les plus défavorisées d’être mieux armées contre les crises, grâce à de nouvelles initiatives, telles que l’AGIR Sahel et le projet SHARE pour la Corne de l’Afrique. Les plus gros défis à relever dans ce processus consisteront en la création d’un accès sécurisé de cette aide à ceux qui en ont le plus besoin et en la garantie d’une aide transparente, vis-à-vis tant des contribuables de l’UE que des bénéficiaires. Il s’agit là de domaines dans lesquels la coordination et l'encadrement sont extrêmement importants, a fortiori à une époque marquée par de sévères contraintes budgétaires et par un paysage humanitaire qui n’a jamais été aussi complexe.»