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Crise libyenne

Dès le début de la crise libyenne, l'Union européenne a soutenu le peuple libyen et les étrangers qui étaient pris au piège dans le pays en raison de l'aggravation des hostilités. La Commission européenne continue d'aider à répondre aux besoins humanitaires les plus pressants dans le pays grâce à la présence d'experts et à l'octroi de fonds.

Kristalina Georgieva en Tunisie pour superviser les opérations humanitaires © UE

L'Union européenne a débloqué plus de 156,5 millions d'euros pour l'aide humanitaire depuis le début de la crise au printemps. La Commission européenne a contribué pour plus de 80,5 millions d'euros à l'enveloppe globale européenne destinée à l'aide humanitaire. La Commission a contribué à mobiliser les équipes de protection civile et les moyens de l'UE pour soulager le sort des civils en Libye et à ses frontières. Depuis le début de la crise, les équipes humanitaires de la Commission travaillent sur le terrain avec des partenaires humanitaires pour garantir la satisfaction des besoins prioritaires et la coordination adéquate de l'aide, à la fois en Libye et dans les pays voisins.

Situation actuelle

La situation humanitaire en Libye s'est considérablement améliorée et les besoins humanitaires sont en majeure partie couverts. Néanmoins, la coordination des interventions de secours, l'accès à la population civile et sa protection - en particulier les Africains subsahariens, les personnes déplacées à l'intérieur du pays, les groupes minoritaires et les anciens combattants - suscitent toujours de vives inquiétudes sur le plan humanitaire. La grave contamination par des mines, des armes et des munitions dans les anciennes zones de combat, en particulier à Syrte et Bani Walid, constitue un autre problème humanitaire. La Commission européenne accorde un financement complémentaire de 500 000 euros afin de répondre à la nécessité accrue de déblayer rapidement les engins non explosés et les pièges dans les zones où les combats ont fait rage en Libye, ce qui porte à près de 2 millions d'euros le financement de la Commission destiné à l'action antimines dans ce pays.

Contexte

L'Union européenne a été le principal pourvoyeur d'aide humanitaire au cours de cette crise. L'aide humanitaire financée par la Commission a permis de prendre en charge: les personnes qui ont fui la Libye, le rapatriement des ressortissants de pays tiers, l'aide aux Libyens et aux réfugiés qui ne peuvent pas retourner dans leur pays d'origine, l'évacuation des Européens et le prépositionnement de stocks en vue de fournir une aide d'urgence en Libye.

Tout au long de la crise, la Commission a coordonné ses activités avec les partenaires humanitaires et les États membres de l'UE. Cela permet d'augmenter et de fournir avec rapidité et efficacité l'aide à l'ensemble de la Libye et d'identifier et de traiter les besoins sans délai.

La Commission a déployé des équipes d'experts spécialisés dans l'aide humanitaire et la protection civile aux frontières tunisienne, égyptienne et algérienne de la Libye ainsi qu'à l'intérieur du pays. Dès que les organisations humanitaires ont pu accéder à Tripoli, fin août, la Commission a ouvert un bureau humanitaire dans la capitale libyenne. Cela permet de garantir que l'aide de l'UE dans les domaines de la santé, de la médecine, de la nourriture et de l'eau potable est fournie rapidement et que les nouveaux besoins sont identifiés et traités sans délai. La commissaire Georgieva s'est rendue à la frontière entre la Libye et la Tunisie en mars pour coordonner la réponse humanitaire de l'UE et discuter de la situation avec les autorités tunisiennes et les partenaires humanitaires.

Au cours des premières semaines de la crise, le mécanisme de protection civile de l'UE a joué un rôle essentiel concernant l'évacuation des citoyens européens de la Libye et le rapatriement des ressortissants de pays tiers qui avaient fui le pays et étaient bloqués à ses frontières. Dans la cadre d'un effort collectif européen, 5 800 citoyens européens ont été transportés en lieu sûr par avion ou par bateau et plus de 2 000 ressortissants de pays tiers ont été transférés vers leur pays d'origine.