Evropská komise

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Statement by Commissioner Štefan Füle on the occasion of his trip to Tunisia

Statement by Commissioner Štefan Füle on the occasion of his trip to Tunisia

"Salaam aleikoum, bonjour. Avec ma collègue Cecilia Malmström, nous sommes particulièrement heureux d'être aujourd'hui parmi vous en Tunisie, pays qui a une relation privilégiée avec l'Union européenne et qui vient de connaître des changements spectaculaires sous l'impulsion d'un peuple courageux et déterminé. La révolution authentiquement populaire et démocratique qui vient de se dérouler est une source d’inspiration au-delà des frontières de la Tunisie. Le peuple tunisien mérite toute notre admiration.

Nous tenons à féliciter, une fois de plus, les femmes et les hommes de Tunisie pour leur courage et leur capacité à générer une transition pacifique. Le message a été très clair : la Tunisie veut devenir une démocratie stable, qui respecte pleinement les droits et libertés fondamentaux. Elle veut des élections libres, équitables et ouvertes à tous. Elle veut lancer des réformes en profondeur pour lutter contre la corruption, assurer l’indépendance de la justice, garantir la liberté d’expression et d’association. Ces changements sont historiques pour la Tunisie. L'Europe est prête à soutenir les Tunisiens dans chacune de ces réformes fondamentales.

La Tunisie a de nombreux atouts, notamment le niveau élevé d'instruction de sa population et son système administratif efficace. Ceci devrait contribuer à réussir la transition.

Nous sommes venus en Tunisie pour discuter des nombreux sujets importants au cœur des relations euro-tunisiennes et j'ai eu des entretiens enrichissants avec le Premier Ministre Monsieur Essebsi, le Ministre des affaires étrangères Monsieur Kefi, le Ministre de la coopération internationale Monsieur Triki, le Ministre des finances Monsieur Ayed.

L'Union européenne a déjà annoncé en février, lors de la visite de Mme Ashton, une aide de 17 millions d'euros pour parer aux besoins les plus urgents. Une partie de cette aide a déjà été mobilisée.

Nous avons notamment déployé des experts depuis plusieurs semaines pour renforcer le cadre électoral tunisien, en appui aux travaux de la Commission pour la réalisation des objectifs de la révolution.

Les programmes de soutien à la société civile et aux media sont aussi en cours de lancement. Ils incluent un appui à plusieurs ONG tunisiennes, dont la Ligue tunisienne des droits de l'homme et des associations de femmes, ainsi qu'un projet d'aide aux médias tunisiens, notamment à travers des programmes de formation.

La plus grande partie de ces fonds a été affectée au développement des régions défavorisées de l'intérieur du pays.

Tout ceci n'est qu'un début et nous sommes prêts à faire beaucoup plus. Nous avons toujours été aux côtés de la Tunisie et nous serons là non seulement aujourd'hui mais dans la durée. Nous avons entamé lors de cette visite une révision en profondeur de notre assistance afin de l'adapter aux nouveaux défis liés à la transition démocratique et au développement économique de la Tunisie. Nous sommes prêts à soutenir la Tunisie dans son action sur chacun de ces fronts, dans un esprit permanent de dialogue avec les interlocuteurs gouvernementaux comme avec le peuple tunisien.

Nous sommes pleinement conscients que la transition en cours demande des efforts considérables de la part de la Tunisie, certains immédiats, d’autres sur le moyen terme. Je pense en particulier à l'éradication de la pauvreté, au développement social et à l'emploi, en particulier dans le sud et le centre du pays.

Il est trop tôt pour parler de montants futurs. Ils dépendront des réformes concrètes sur lesquelles la Tunisie demandera notre soutien. Mais, pour vous donner une idée : nous avions prévu de dépenser 160 millions d'€ en Tunisie en 2012 et 2013. Dans le meilleur des cas, en ligne avec des réformes ambitieuses lancées par le gouvernement que les Tunisiens auront choisi, je pourrais envisager un doublement de ces montants. Et une partie pourrait être déjà engagée cette année.

I would like to say a few words on events in Libya. They have had a direct impact on Tunisia. We are aware that the return of Tunisians previously working in Libya, the arrival of third country nationals and of refugees has put additional strain on Tunisia.

I praise the solidarity shown by the Tunisians towards the people arrived to Tunisia fleeing the fighting in Libya.

The EU and its Member States are working hard to assist Tunisia manage this process. We have provided important means to help tackle the needs of refugees, returnees and displaced persons. And we will continue to follow developments closely and respond if further needs are identified.

In conclusion, I want to say how conscious Europe is that the events in the entire southern Mediterranean region require an appropriate response from us. President Barroso described this as a rendez-vous with history. I share his assessment. While we know this will take time, we are ready to support this process for the long haul and the Commission is fully mobilised to improve all areas of our relationship.
SHOKRANE. MAASALEMA.