La date du 1er janvier 2011 constitue un tournant pour le secteur financier en Europe

Secteur financier

Aujourd’hui, trois nouvelles Autorités Européennes de supervision financière - pour les banques, les marchés, et les assurances et les retraites professionnelles respectivement -  commencent leur travail quelques jours après le lancement du Conseil Européen du Risque Systémique.

La crise n’a que trop clairement démontré les limites et parfois les failles de notre système de supervision en Europe. L’accumulation de risques excessifs n’a pas été détectée. La surveillance et supervision  n’ont pas été efficaces à temps. Lorsque des institutions financiers transnationales ont fait face à des difficultés, la coordination entre les autorités nationales a été loin d’etre optimale, et ce alors que ces institutions financières  sont de plus en plus nombreuses.

L’Europe tire les leçons de la crise et c’est pour cela qu’elle se dote aujourd’hui d’une nouvelle structure de surveillance et de supervision. Pour détecter les problèmes, et pour agir à temps – de manière coordonnée et efficace. Cette nouvelle structure constitue la tour de contrôle et les écrans radars dont le système financier a besoin.

Le Conseil Européen du Risque Systémique surveillera le système financier tout entier, afin d’identifier les problèmes potentiels qui pourraient contribuer au développement d'une crise à l'avenir.

Il travaillera en coordination étroite avec les nouvelles Autorités Européennes de Supervision. Elles ne remplaceront pas les autorités nationales et notre objectif n’est pas de transférer le contrôle des institutions financières à l'Union Européenne. Notre but est de créer un réseau, où les autorités nationales sont chargées de l'activité de surveillance au quotidien, et les autorités européennes – s’appuyant sur l’expertise des instances nationales et travaillant main dans la main avec elles – sont chargées de la coordination, du suivi, et éventuellement de l'arbitrage entre autorités nationales, et de contribuer à harmoniser les règles techniques qui s'appliquent à ces institutions.

Avec la mise en œuvre de cette nouvelle architecture de supervision financière en Europe, nous mettons en œuvre réellement les leçons tirés de la crise. Cette nouvelle architecture est une des bases des réformes des règles financières qui sont en cours. Elle est la fondation sur laquelle toutes les autres réformes peuvent s’appuyer -  par exemple celles concernant les agences de notation, les hedge funds, les produits dérivés, les tests de résistance bancaires etc. Ensemble, ces mesures assureront une meilleure protection du consommateur. Et elles contribueront à éviter que le contribuable soit de nouveau en première ligne pour supporter les couts d’une crise.

Cette avancée démontre aussi que l’Europe montre le chemin et tient ses engagements internationaux. Les nouvelles autorités travailleront aussi avec d’autres à travers le monde pour assurer une meilleur supervision mondiale.

Je souhaite aux nouveaux organismes qui viennent de voir le jour un avenir réussi, et la Commission s'engage à faire tout son possible pour les aider dans leurs tâches.

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