Rapport européen sur le développement: discours d'ouverture d'Andris Piebalgs

Type: Discours intégral   Référence: I077323   Durée: 17:33  Lieu: Bruxelles - CE/Berlaymont
Le 9 avril 2013, Andris Piebalgs, membre de la CE chargé du Développement, a salué la publication du nouveau Rapport européen sur le développement (RED) portant sur la manière dont l’action mondiale peut mieux soutenir les efforts des pays les plus pauvres pour se développer. Cette vidéo montre le discours d’ouverture prononcé par le commissaire.

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HEURE DESCRIPTION DUREE
00:00:00 Extrait de l’intervention (en ANGLAIS) d’Andris Piebalgs, membre de la CE chargé du Développement, disant qu’il est très heureux de souhaiter la bienvenue aux participants pour le lancement du Rapport européen sur le développement (RED). Leur présence ici aujourd’hui montre que le rapport de cette année a visé juste en abordant l’un des sujets « les plus brûlants » pour la communauté mondiale en ce moment : le programme de développement pour l’après-2015. Il montre aussi que, en seulement quatre ans, le RED est parvenu à démontrer sa crédibilité en tant que contributeur précieux au débat sur la politique de développement. Avant de continuer, il souhaite remercier les auteurs du rapport : il a été sincèrement impressionné par la richesse et l’étendue des connaissances qu’il met en avant et par la qualité de l’analyse qu’il présente. Il est convaincu qu’il leur permettra de discuter en profondeur de la façon dont ils peuvent influencer le cadre du développement de demain. Et les questions abordées ici sont, pour le moins, importantes. Les politiques actuelles en matière de développement ont grandement contribué à faire avancer la cause en faveur du développement. De même, les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) ont été un appel de ralliement pour lutter contre la pauvreté. Ils sont la preuve que la définition d’objectifs et de cibles clairs en matière de développement humain peut avoir un impact énorme. Des progrès impressionnants ont été accomplis et ils espèrent avancer bien plus d’ici 2015. Malgré toutes ces avancées, des millions de personnes dans le monde continueront à vivre en dessous de ce qui devrait être considéré comme un niveau de vie décent. Dans certains pays et pour certaines populations, la situation est particulièrement difficile. Les pays fragiles à faibles revenus et touchés par les conflits sont fortement désavantagés quant à la réalisation des OMD. En un mot, il leur reste beaucoup à faire. Parallèlement à cette question, et en lien avec la discussion sur l’après-2015, se situe le débat mondial sur le développement durable. Il apparaît de plus en plus clairement, et il en est personnellement convaincu, que les efforts pour éradiquer la pauvreté doivent aller de pair avec l’action mondiale et nationale sur la durabilité. Comme le rapport RED de l’année dernière l’a clairement montré, les problèmes mondiaux tels que le changement climatique, le manque d’accès à l’énergie et la pénurie de ressources comme la terre et l’eau menacent de réduire à néant toutes les avancées réalisées dans la lutte contre la pauvreté, touchant une nouvelle fois de plein fouet les pays les plus pauvres. Par conséquent, un cadre pour l’après-2015 doit intégrer à la fois l’éradication de la pauvreté et le développement durable. En tant que plus important donateur collectif au monde en matière d’aide au développement et acteur de premier plan sur la scène mondiale dans la lutte contre le changement climatique et la promotion d’une économie sobre en carbone, l’UE prend la tâche de s’attaquer au double défi de l’éradication de la pauvreté et du développement durable très au sérieux. Raison pour laquelle, la Commission européenne s’est empressée de formuler une vision unique générale pour un positionnement de l’UE sur le cadre pour l’après-2015 réunissant les questions de la pauvreté, de la durabilité, de l’équité et de la sécurité. Le résultat ? Une réponse globale et cohérente aux défis futurs appelée « Une vie décente pour tous : éradiquer la pauvreté et offrir au monde un avenir durable. » Il pense que cette vision peut fonctionner. Il sait qu’elle bénéficie du large soutien de certains milieux. D’autres, en revanche, ne sont toujours pas convaincus de la nécessité d’adopter une approche globale. Le mois dernier, il s’est rendu en Inde et à Bali, dans le cadre de sa participation au Groupe de haut niveau des Nations unies sur le programme pour l’après-2015. Il peut dire que, pour différentes raisons, l’Inde et le Brésil, par exemple, demeurent encore très centrés sur la réduction de la pauvreté et considèrent que les questions liées à la durabilité devraient être traitées séparément. Des efforts restent à faire pour les convaincre du bien-fondé de leur vision. 00:17:34
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