Discours d'ouverture d'Andris Piebalgs à la conférence du Fonds mondial

Type: Discours intégral   Référence: I077322   Durée: 00:15:59  Lieu: Bruxelles - Hôtel Husa President Park
Le 9 avril 2013, Andris Piebalgs, membre de la CE chargé du Développement, a assisté à la Conférence du Fonds mondial à Bruxelles. À cette occasion, le commissaire a prononcé un discours intitulé “Increasing global resources to fight AIDS, Tuberculosis and Malaria" (Augmenter les ressources mondiales pour lutter contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme).

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HEURE DESCRIPTION DUREE
00:00:00 Vue générale de la conférence 00:00:10
00:00:10 Extrait de l’intervention (en ANGLAIS) d’Andris Piebalgs, membre de la CE chargé du Développement : Permettez-moi de commencer en vous souhaitant à tous la bienvenue à Bruxelles à l’occasion de cette réunion préparatoire pour la reconstitution du Fonds mondial. Il est vraiment merveilleux de voir une assistance aussi nombreuse. Je me réjouis que vous ayez effectué le voyage jusqu’ici, car nous avons des questions importantes à aborder. Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a obtenu des résultats impressionnants dans la maîtrise de ces trois pandémies. La Commission européenne est fière d’être associée au Fonds mondial depuis sa création il y a 12 ans, en 2001. Depuis, la Commission a contribué pour plus de 1,1 milliard d’euros au Fonds mondial à partir du budget commun de l’UE et du Fonds européen de développement auxquels tous les États membres de l’UE contribuent. Nous sommes ici pour deux bonnes raisons : pour évaluer l’impact du fonds sur les populations des pays pauvres et passer en revue les progrès accomplis sur les réformes. Afin d’accroître l’impact du financement du Fonds mondial, tout en gérant plus efficacement les risques auxquels il est exposé en raison de la complexité des environnements dans lesquels il investit, le Fonds mondial a entrepris des réformes majeures l’année dernière pour se recentrer sur son activité principale, à savoir la gestion des subventions. En outre, le Conseil a approuvé un nouveau modèle de financement qui destine les ressources davantage aux pays les plus nécessiteux et moins à même de fournir eux-mêmes les interventions nécessaires. Il ajuste également davantage le financement aux priorités, plans et cycles de gestion nationaux. Nous devons être préparés pour combattre le sida, la tuberculose et le paludisme sur le long terme et le Fonds mondial est un outil important pour cela. Il faut toutefois passer d’une culture fondée sur l’intervention d’urgence à une culture privilégiant la durabilité. L’objectif à moyen terme est l’intégration de l’action contre ces trois maladies dans les systèmes nationaux et internationaux existants, en particulier dans des stratégies nationales durables et complètes. Le nouveau modèle de financement sera un facteur clé pour ce processus, élargissant la base des donateurs et impliquant le secteur privé. Afin d’accroître les ressources mondiales pour combattre les maladies liées à la pauvreté, le moment est venu d’intensifier nos efforts pour attirer des ressources supplémentaires et augmenter le nombre de donateurs au Fonds mondial. À cette fin, nous devrions demander à d’autres donateurs tels que le secteur privé et les donateurs émergents d’accroître leurs contributions. L’un des principes fondateurs du Fonds mondial en tant que partenariat public-privé était que les contributions des donateurs publics traditionnels pouvaient attirer les contributions de nouveaux donateurs publics et privés. Là résidait la nouveauté du Fonds mondial, un principe qui lui a permis d’obtenir un soutien aussi impressionnant de la part des donateurs les plus habituels. Il ne fait aucun doute que la participation directe du secteur privé au fonds depuis le tout début a eu un impact remarquable sur le contrôle du SIDA, de la tuberculose et du paludisme. Celle-ci a entraîné une réduction spectaculaire des prix et a contribué à la mise en place de mécanismes de prestation plus efficaces pour fournir aux plus pauvres de par le monde les produits de santé dont ils ont tant besoin, des médicaments aux moustiquaires. Toutefois, à l’exception notable de la Fondation Gates, les contributions en espèces du secteur privé pour tenir cet engagement ne se sont pas encore matérialisées. 00:04:57
00:05:07 Extrait de l’intervention (en ANGLAIS) d’Andris Piebalgs : J’ai soulevé ces questions hier soir lors d’une réunion avec des représentants de haut niveau du secteur privé. Je leur ai également dit qu’il était sensé d’investir dans le Fonds mondial pour de nombreuses raisons et je les ai encouragés à nous rejoindre afin que le fonds devienne un véritable partenariat public privé unique, sa vocation première. Quant aux donateurs non traditionnels, j’apprécie la récente annonce de contribution supplémentaire de l’Arabie saoudite et de nouveaux donateurs au Fonds mondial. Mais je souhaiterais également applaudir ces pays qui prennent la relève du Fonds mondial en finançant leurs programmes de lutte contre les maladies lorsque les subventions s’épuisent, notamment la République populaire de Chine. Tous les financements supplémentaires pour ces trois maladies ne doivent pas obligatoirement passer par le Fonds mondial. Si les pays intensifient les investissements dans leurs propres systèmes de santé ou aident d’autres pays par d’autres moyens que le Fonds mondial, nous devons aussi leur transmettre nos encouragements. Le Fonds mondial a été créé pour faire face à une urgence mondiale, une réponse qui s’est révélée efficace. L’urgence fait maintenant heureusement partie du passé et le contrôle de ces trois maladies peut être à notre portée. Le nombre de personnes mortes de causes liées au SIDA s’est établi à 1,7 million en 2011, alors qu’il avait atteint le pic de 2,2 millions au milieu des années 2000. Mais ce chiffre de 1,7 million de morts reste encore trop élevé. En 2011, 1,4 million de personnes sont mortes de tuberculose, l’Afrique enregistrant le taux de décès le plus élevé par habitant. La tuberculose multirésistante représente une menace majeure avec, selon les estimations, 630 000 personnes souffrant de ce type de tuberculose aujourd’hui. En 2010, on dénombrait 106 pays où le paludisme était endémique et environ 3,3 milliards de personnes exposées au risque d’infection dans le monde. Quatre-vingt-onze pour cent des décès mondiaux se produisaient en Afrique, 86 % étaient des enfants de moins de 5 ans. Ces statistiques choquantes montrent en termes crus que nous ne sommes en aucune façon à la fin de notre voyage : il nous reste ensemble une longue route à parcourir. Nous aurons besoin d’engagements soutenus en faveur du Fonds mondial, des engagements que la Commission européenne est prête à offrir, en dépit des défis auxquels nous sommes confrontés pour lever des fonds publics en ces temps difficiles. Mais pour faire en sorte que la reconstitution du Fonds soit une réussite, nous devons chercher à faire revivre l’idée initiale, à savoir attirer des contributions traditionnelles avec d’autres contributions et vice versa. L’augmentation des contributions du secteur privé et des économies émergentes nous permettra de persuader beaucoup plus facilement les donateurs traditionnels de poursuivre leur financement. Soutien de la Commission. Et nous le faisons avec une plus grande confiance maintenant que le Fonds mondial est à nouveau en marche. La Commission a participé étroitement à la gouvernance du Fonds mondial et nous soutenons fortement les dernières réformes entreprises. Lorsque la découverte de la mauvaise utilisation des fonds a mis en avant les défaillances sous-jacentes de la gestion et du contrôle financiers, j’ai suspendu les versements en janvier 2011 afin de protéger l’argent des contribuables et j’ai fait en sorte que la Commission participe activement à la mise en place des réformes fondamentales nécessaires pour remédier à la situation. Le secrétariat du Fonds mondial a ainsi été réorganisé pour améliorer son efficacité, optimiser la gestion des subventions et se consacrer à sa tâche première en tant qu’institution de financement. Et, dernier point et non des moindres, le nouveau modèle de financement garantira l’alignement du Fonds mondial avec les processus et les priorités des pays, ce qui est beaucoup plus conforme aux engagements de l’UE sur l’efficacité de l’aide. En un mot, le Fonds est maintenant adapté à l’usage prévu. Le nouveau modèle d’activité et le secrétariat chargé de sa gestion ont tout mon soutien. La voie est libre pour la reconstitution. 00:05:02
00:10:09 Extrait de l’intervention (en ANGLAIS) d’Andris Piebalgs : La Commission honorera totalement son annonce de contribution de 330 millions d’euros pour la période actuelle, qui va de 2011 à 2013. Je déciderai de l’annonce de contribution de la Commission pour la prochaine reconstitution dans le courant de l’année, dès que nous en saurons plus sur le prochain budget de l’UE pour la période 2014-2020. Cette décision dépendra du montant total du budget et de l’accord conclu avec les États membres et le Parlement européen. Nous souhaiterions voir tous naturellement une augmentation du budget de l’UE consacré au développement. Cependant, même si nous devons nous contenter d’un budget restreint, nous avons conscience des avantages considérables apportés par le Fonds mondial et je puis vous assurer ici et aujourd’hui qu’il restera un instrument important pour l’UE dans la lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme dans les pays pauvres. Voilà pourquoi, je ferai de mon mieux pour m’assurer que le soutien de l’UE au Fonds mondial géré par la Commission demeure aux niveaux actuels. Mesdames et messieurs, je vous enjoins à faire un effort similaire. Nous traversons une situation économique difficile, incertaine. Cela étant, je crois que nous devons aux pays récipiendaires de faire en sorte que notre financement soit aussi prévisible que possible. Cette prévisibilité est également dans notre intérêt car elle sert l’objectif que j’ai mentionné plus tôt, celui de passer d’une action axée sur l’urgence à une action durable. Grâce à ce nouveau modèle d’activité, le Fonds mondial peut maintenant envisager un nouveau départ en prévision de la conférence pour les annonces de contribution pour la période 2014 à 2016 que le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, présidera cet automne. L’avenir de notre Fonds mondial s’annonce brillant. Faisons tout ce que nous pouvons pour qu’il en soit ainsi. Merci. 00:05:50
00:15:59 Vues générales de la salle de conférence 00:00:54
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