Conférence de presse conjointe de José Manuel Barroso et Karel De Gucht sur le partenariat transatlantique sur le commerce et l'investissement

Type: Conférence de presse intégrale   Référence: I076133   Durée: 31:49  Lieu: Bruxelles - CE/Berlaymont,XXXX
Le 13 février 2013, José Manuel Barroso, président de la CE, et Karel De Gucht, membre de la CE chargé du Commerce, ont donné une conférence de presse sur le partenariat transatlantique de commerce et d’investissement, à la Commission européenne, à Bruxelles. À cette occasion, José Manuel Barroso a annoncé que la Commission allait prendre des mesures rapidement en vue de présenter un mandat de négociation aux États membres afin que les négociations puissent commencer le plus tôt possible, dans le cadre de la présidence irlandaise du Conseil. Au début de sa déclaration, il a chaleureusement accueilli l’engagement de Barack Obama, président des États-Unis, dans la réalisation de cet objectif commun et a souligné qu’un accord futur entre les deux puissances économiques mondiales les plus importantes allait changer la donne. José Manuel Barroso a également insisté sur les avantages du futur accord qui insufflerait un élan vigoureux aux économies des deux côtés de l’Atlantique.

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HEURE DESCRIPTION DUREE
00:00:00 Arrivée de José Manuel Barroso, président de la CE, et de Karel De Gucht, membre de la CE chargé du Commerce, à la conférence de presse sur le partenariat transatlantique de commerce et d’investissement, et quelques mots d’introduction d’Olivier Bailly, porte-parole de coordination, à la Commission européenne, à Bruxelles (2 plans) 00:00:27
00:00:27 Extrait de l’intervention (en ANGLAIS) de José Manuel Barroso : Mesdames et messieurs, je me réjouis d’annoncer aujourd’hui que l’Union européenne et les États-Unis ont décidé d’entamer les procédures internes nécessaires pour lancer les négociations et parvenir ainsi à la conclusion d’un accord de libre-échange inédit : le partenariat transatlantique de commerce et d’investissement. Je me félicite que cela soit possible après la décision politique prise ensemble avec le Président Obama lors de notre sommet 2011 à Washington. Je salue l’engagement du Président Obama dans la réalisation de cet objectif commun et j’ai hâte de travailler étroitement avec lui pour y parvenir. Plusieurs tentatives pour lancer le processus de négociation se sont heurtées à chaque fois à des obstacles et à des résistances. La Commission européenne s’est employée à ce que cette étape capitale soit franchie et je souhaiterais remercier les milieux économiques des deux côtés de l’Atlantique de leur soutien. Je suis sûr que cela a été décisif dans les dénouements positifs d’aujourd’hui et nous aurons certainement besoin de leur soutien dans les étapes à venir. Un accord futur entre les deux puissances économiques mondiales les plus importantes va changer la donne. Ensemble, nous formerons la zone de libre-échange la plus ample au monde. Par conséquent, ces négociations créeront un précédent, non seulement pour notre futur accord commercial et d’investissement bilatéral, y compris les questions réglementaires, mais également pour l’évolution des règles commerciales mondiales. Un futur accord insufflera un élan vigoureux à nos économies des deux côtés de l’Atlantique. Il s’agira d’un accord complet qui ira au-delà des tarifs douaniers en intégrant les marchés et en éliminant les entraves au commerce. Selon les estimations, cet accord, une fois scellé et en vigueur, devrait donner une impulsion à l’économie européenne de l’ordre de 0,5 % de notre PIB, ce qui se traduira par des dizaines de milliards d’euros chaque année et des dizaines de milliers d’emplois créés. Il nous offre d’énormes perspectives à un moment où nous reprenons petit à petit le chemin de la reprise. Plus important encore : cet un élan pour nos économies qui ne coûte pas un centime aux contribuables. Pour que ces négociations aboutissent, nous avons avant tout besoin de volonté politique : le souhait de rendre compatibles nos règles et règlementations, et de réduire les tarifs douaniers lorsque cela est logique et possible. L’annonce d’aujourd’hui concernant l’ouverture de négociations est un message positif pour les citoyens des deux côtés de l’Atlantique. Elle est l’assurance que cet accord, à vocation purement commerciale, sera bénéfique pour les consommateurs, les ménages, les entreprises et les opérateurs économiques. L’annonce d’aujourd’hui montre que l’Europe et les États-Unis sont des partenaires stratégiques qui sont disposés à aller plus loin pour renforcer ensemble leurs économies. Ces négociations ne seront toutefois pas simples, mais nous sommes également conscients qu’il faut agir vite. À cet égard, je suis confiant que le rapport conjoint du groupe de travail à haut niveau qui vient d’être publié servira de cadre pour les négociations futures. Dans l’immédiat, nous devons nous assurer de donner le coup d’envoi le plus tôt possible. La Commission s’empressera de présenter un mandat de négociation aux États membres afin de pouvoir entamer les négociations le plus tôt possible, dans le cadre de la présidence irlandaise du Conseil. Je me réjouis de l’engagement des 27 États membres exprimé dans les conclusions récentes du Conseil européen. Plus tôt nous commencerons, plus tôt nous parviendrons à une issue positive et plus tôt nous pourrons mettre en place le plus grand accord bilatéral jamais négocié. Je cède maintenant la parole à Karel De Gucht qui, au nom de la Commission et de l’Union européenne, a présidé le groupe de travail à haut niveau en collaboration avec le représentant commercial des États-Unis. 00:04:18
00:04:45 Extrait de l’intervention (en ANGLAIS) de Karel De Gucht : Merci M. le Président. Mesdames et messieurs, bon après-midi. Permettez-moi de commencer en soulignant également combien je me félicite de la publication de notre rapport conjoint qui donne le « feu vert » à l’Europe et aux États-Unis pour avancer. Le « rapport final » d’aujourd’hui jette les bases pour parvenir à la conclusion de ce partenariat commercial et d’investissement, mais comme l’a souligné le Président, cette entreprise ne sera pas aisée. Dans l’idéal, nous aimerions conclure les travaux d’ici deux ans environ, mais ce qui est primordial, c’est que nous puissions aboutir à un accord ambitieux. Nous pouvons dire qu’une telle « alliance économique transatlantique » sera inédite. Elle nous donnera la possibilité de définir nos relations économiques pour les décennies à venir et de tendre vers des règles mondiales. Nous sommes déjà les partenaires commerciaux les plus importants au monde avec un volume de transactions générant 2 milliards d’euros par jour. Mais ce qui nous unit aussi aujourd’hui, c’est la nécessité de donner un nouvel élan à nos économies. Il est donc temps d’aller de l’avant. Mais qu’est-ce que cela signifie exactement ? Nous devons encore éliminer les derniers tarifs douaniers conventionnels, puis nous devons progresser sur les questions d’accès aux marchés dans d’autres domaines tels que les marchés publics, les services et les investissements. Il est important de bien comprendre que nous bénéficions déjà des deux côtés de très faibles taux : 4 % en moyenne sur les importations. Nous devons donc nous atteler à éliminer les entraves aux échanges qui se trouvent après les frontières telles que les différences en matière de réglementations techniques, de normes et de certifications. Ces disparités entraînent souvent des coûts en temps et en argent. C’est sur cette question que nous pouvons générer de réelles économies pour nos entreprises et apporter de la valeur ajoutée plus forte aux consommateurs. En fait, ces obstacles aux échanges équivaudraient à l’application d’un droit de douane à un taux exorbitant allant de 10 à 20 pour cent. Le coût supporté par les entreprises et les consommateurs est donc élevé à l’heure qu’il est. Laissez-moi vous donner un exemple : les obstacles rencontrés par les constructeurs automobiles européens à l’exportation aux États-Unis. Les règles en matière de sécurité automobile sont tout aussi strictes en Europe qu’aux États-Unis, car la sécurité publique est toujours notre priorité absolue. Il est donc peut-être sensé de se pencher ensemble sur la mise en place d’un système de « reconnaissance mutuelle ». Cette mesure maintiendrait les niveaux de sécurité les plus élevés et les plus stricts pour les consommateurs tout en évitant des coûts doubles inutiles aux fabricants. Enfin, nous devons travailler de concert pour développer des règles et des normes mondiales qui définiront l’environnement commercial du monde dans les prochaines années. Alors quelle est la prochaine étape ? Chaque partie doit maintenant suivre ses procédures internes. Pour nous, cela signifie que nous présenterons un projet de mandat au Conseil. Notre objectif commun est de lancer les négociations au cours de la présidence irlandaise de l’UE, donc d’ici l’été, et de les voir aboutir le plus tôt possible. Je vous remercie du temps que vous nous accordez. Je serais heureux de répondre à quelques questions. 00:03:57
00:08:41 Extrait de l’intervention (en ANGLAIS) d’Olivier Bailly ouvrant la session questions/réponses 00:00:24
00:09:05 Session questions/réponses 00:22:43
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