Discours d'Androulla Vassiliou et de Ruairí Quinn, ministre irlandais de l’Education et des Compétences, à la conférence "Classement et visibilité de résultats de qualité dans l'enseignement supérieur européen"

Type: Discours intégral   Référence: I076015   Durée: 31:44  Lieu: Dublin - Castle
Androulla Vassiliou, membre de la CE chargée de l'Éducation, de la Culture, du Multilinguisme et de la Jeunesse, et Ruairí Quinn, ministre irlandais de l’Éducation et des Compétences, ont prononcé un discours à la conférence « Classement et visibilité de résultats de qualité dans l'enseignement supérieur européen » le 30 janvier 2013 à Dublin. Un nouveau classement universitaire, créé avec les fonds de l’Union européenne, a été publiquement lancé ce jour-là dans le cadre de la présidence irlandaise à Dublin. Ce nouveau classement « multidimensionnel » marque un tournant par rapport aux approches traditionnelles utilisées pour classer les universités selon leurs performances, la plupart se concentrant excessivement sur l'excellence en matière de recherche. Le nouveau système recourra pour sa part à toute une série de facteurs, dans cinq domaines distincts : la réputation en matière de recherche, la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage, l’ouverture sur l’international, la réussite en matière de transfert de connaissances (partenariats avec des entreprises et des start-up, par exemple) ainsi que la contribution à la croissance régionale. Quelque 500 universités en Europe et de par le monde devraient adhérer à ce classement, dont les premiers résultats seront publiés au début de l'année 2014.

La version linguistique originale est la seule faisant foi et elle prime en cas de divergence avec les versions traduites.
Version PDF

HEURE DESCRIPTION DUREE
00:00:00 Discours (en ANGLAIS) d’Androulla Vassiliou, membre de la CE chargée de l'Éducation, de la Culture, du Multilinguisme et de la Jeunesse : Cher Ministre Quinn, mesdames et messieurs, permettez-moi tout d’abord de remercier la présidence irlandaise d’avoir organisé cette conférence. Je vous suis particulièrement reconnaissante de votre décision de porter votre attention sur la qualité de l’enseignement supérieur en Europe car il est au centre des défis qui se posent à nous. Il y 18 mois, j’ai exposé ma vision de l’enseignement supérieur dont nous avons besoin en Europe dans le programme de modernisation de l’enseignement supérieur de la Commission. Nous nécessitons des systèmes diversifiés et inclusifs, en phase avec les besoins des entreprises et du marché du travail, qui participent au développement de nos régions et contribuent à former les citoyens engagés et compétents dont nos démocraties dépendent. L’enseignement supérieur ne fonctionne pas « sous vide », bien sûr. Il dépend dans une grande mesure de la qualité de tous les autres secteurs de l’enseignement. En novembre dernier, j’ai donc souligné la nécessité de repenser notre approche d’organisation et d’offre de l’enseignement de tout le système, de la crèche aux écoles supérieures et aux universités. Même si chaque secteur d’enseignement est différent, il reste de nombreuses questions communes à résoudre. Et la qualité est clé. Nous devons faire face à des défis de taille : la crise économique, la démographie mondiale changeante, l’émergence de nouveaux concurrents, technologies et modes de travail. Autant de facteurs qui obligent l’Europe à ne pas se reposer sur ses lauriers. Nous devons fomenter l’ouverture et l’innovation. Nous nécessitons un plus grand nombre de personnes hautement qualifiées et compétentes si nous voulons placer nos sociétés sur la voie du développement durable. 00:02:09
00:02:09 Discours (en ANGLAIS) d’Androulla Vassiliou : Même aujourd’hui, en dépit de la crise, nous ne disposons pas de candidats en nombre suffisant pour occuper les emplois hautement qualifiés qui sont créés. Ceux-ci devraient d’ailleurs augmenter pour atteindre le chiffre de 16 millions dans l’avenir proche. Nous devons donc accroître notre vivier de talents pour répondre à la demande du marché du travail et exploiter tout notre potentiel en tant que société. L’enseignement supérieur doit se montrer plus inclusif. Nous devons être en mesure d’attirer davantage de personnes, issues de tous les secteurs de la société, et en particulier les groupes qui traditionnellement ne suivent pas un enseignement supérieur. Le changement n’est jamais simple, surtout lorsque les coupes budgétaires rigoureuses sont à l’ordre du jour, mais il est nécessaire, car beaucoup de nos universités offrent encore un modèle d’enseignement datant du XIXe siècle. Ce modèle s’est avéré efficace à l’époque et dans une grande partie du XXe siècle, mais il n’est plus adapté aux besoins d’aujourd’hui. Si nous aspirons à proposer un enseignement supérieur pertinent et de qualité à davantage d’étudiants, provenant de différents milieux, une nouvelle approche est indispensable. Les personnes apprenant différemment, il convient d’en tenir compte dans nos offres et méthodes d’enseignement, mais nous devons surtout penser différemment. De nouvelles formes d’enseignement et d’apprentissage telles que les CLOM (Cours en ligne ouvert et massif) offrent des perspectives inédites et nous donnent la possibilité de reconfigurer nos systèmes. Travail que nous devons mener dans un contexte international où le nombre de personnes accédant à l’enseignement supérieur est en hausse significative et où le nombre de structures d’enseignement grimpe également tout comme le niveau de qualité. L’Europe doit jouer un rôle central dans la course mondiale aux talents afin de devenir une région attractive pour les étudiants et les chercheurs. 00:02:26
00:04:35 Discours (en ANGLAIS) d’Androulla Vassiliou : La Commission présentera bientôt des idées quant à la manière dont l’UE peut contribuer à l’internationalisation de nos établissements d’enseignement supérieur et à la promotion de nouvelles méthodes d’enseignement afin que cette transformation se fasse le plus simplement et le plus efficacement possible. Notre groupe de haut niveau pour la modernisation de l’enseignement supérieur, dirigé par l’ancienne présidente Mary McAleese, exposera bientôt ses recommandations pour promouvoir la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage dans un environnement universitaire changeant. Ces réformes structurelles de nos systèmes sont particulièrement importantes si nous voulons que nos universités soient plus pertinentes et réactives aux besoins de notre société et de nos économies. Nous ne sommes pas encore capables en Europe de transposer les connaissances, la recherche et les compétences du domaine universitaire au monde extérieur en général pour créer des avantages durables. Nous ne pensons pas assez à la dimension stratégique de la réforme de nos systèmes. Celle-ci doit contribuer à adapter nos systèmes d’enseignement aux besoins du XXIe siècle. Les entreprises ne disposent pas des structures pour faire le lien avec notre potentiel de recherche et d’innovation. Nous n’associons pas l’enseignement à la recherche et à l’innovation. Nos universités ne dotent pas les étudiants des compétences entrepreneuriales et pertinentes pour intégrer le marché du travail. Bien sûr, il y a des exceptions. L’Institut européen d’innovation et de technologie, l’IET, propose une nouvelle approche de l’innovation fondée sur des partenariats structurés entre des universités, des centres de recherche et des entreprises. Il peut devenir un point de référence et favoriser l’adoption de cette approche en milieu universitaire plus généralement. Mais ces exceptions doivent devenir la règle si nous aspirons à exploiter correctement le potentiel de l’enseignement supérieur pour redynamiser nos sociétés et pour opérer une réelle transition vers une culture davantage orientée vers l’entreprise en Europe. 00:02:33
00:07:08 Discours (en ANGLAIS) d’Androulla Vassiliou : Mais, permettez-moi de préciser que je ne préconise pas à un modèle unique. Je ne suggère pas que nous avons besoin de 4000 Harvard ou Oxford dans l’enseignement supérieur. Ce dont l’Europe a besoin ce sont d’établissements diversifiés dont les performances sont excellentes dans une variété de domaines afin que les étudiants bénéficient d’un enseignement de qualité optimale. Nous partageons tous la responsabilité d’accomplir cette vision. Les universités et les écoles supérieures, qui sont responsables de définir des programmes et d’offrir un enseignement de qualité. Les autorités publiques, en tant que partenaires actifs aux plans régional et local. Les étudiants et le personnel enseignant. Sans oublier les gouvernements, qui s’assurent que les systèmes sont dans l’ensemble conçus de manière à répondre aux besoins changeants et possèdent les ressources essentielles à la réalisation de cet objectif. Où se situe l’UE dans tout ça ? Nous n’avons peut-être pas d’université à gérer…mais nous disposons d’outils et de programmes exceptionnels pour vous aider à tirer le meilleur parti des vôtres : Erasmus, Erasmus Mundus, Marie Curie et le programme-cadre de recherche, l’IET et les fonds structurels pour apporter un financement sur le terrain. L’UE est également la mieux placée pour aider les différentes parties prenantes à avoir une vision plus large de leurs performances et favoriser la transparence au-delà des systèmes nationaux. À cette fin, nous développons des outils et des instruments pour mieux transposer un système à un autre ou pour aider les établissements à collaborer entre eux, ou à se mesurer à leurs pairs. C’est pourquoi nous avons décidé de lancer, à l’échelle de l’UE, U-Multirank, un nouveau classement des universités multidimensionnel, dans le but d’avoir un aperçu le plus clair possible de la qualité de notre enseignement supérieur et pouvoir ainsi identifier le caractère extraordinaire d’un établissement et utiliser les informations recueillies pour étendre l’excellence dans un paysage plus diversifié. Pour stimuler la qualité, nous avons besoin par-dessus tout de nous assurer que les étudiants, les professeurs et les chefs d’établissement sont en mesure de réaliser des choix délibérés sur la base d’informations objectives concernant les points forts et les points faibles de nos établissements. 00:02:48
00:09:56 Discours (en ANGLAIS) d’Androulla Vassiliou : En cherchant des informations plus pertinentes, les classements complètent les nombreux outils de transparence précieux qui stimulent la qualité et contribuent à une meilleure interaction de nos systèmes d’enseignement supérieur. Grâce aux classements, les étudiants sont à même de choisir l’université qui leur convient le mieux, les établissements obtiennent un aperçu clair de leurs performances et les décideurs politiques peuvent mieux agir. Nous devons affronter la réalité : les systèmes de classement actuels attirent considérablement l’attention des établissements, des étudiants et des médias, à l’échelle mondiale. Que cela nous plaise ou non, nous ne pouvons les ignorer, en dépit des différences de qualité et d’utilité de ces classements. Je crois en effet que le fait que les classements actuels se concentrent excessivement sur la recherche ne contribue pas à améliorer le niveau général de l’enseignement supérieur. L’enseignement supérieur ne se résume pas à l’excellence en matière de recherche. Je reconnais aussi que les classements ne sont jamais parfaits comme l’analyse très intéressante de l’Association européenne de l’université (EUA) l’a montré. Même si certains sont plus transparents que d’autres, il existe toujours un élément subjectif qui peut déformer la réalité. Cependant, je considère que U-Multirank n’est pas une fin en soi. Notre objectif n’est certainement pas de fournir un autre instrument catégorique qui fait ou défait les réputations. U-Multirank est différent. Il permettra aux établissements, mais aussi à leurs départements, de se mesurer entre eux. Pour beaucoup, il s’agira de la première fois. Et pas seulement à l’échelle européenne, mais dans toutes les parties du monde. Nous n’aurons pas un aperçu parfait, mais il peut nous donner une image beaucoup plus précise, juste et cohérente. Il nous permettra de connaître le poids international de nos établissements, car c’est grâce aux réseaux internationaux que nous pouvons fournir de la qualité. Nous pourrons ainsi savoir quelles sont leurs performances en matière d’enseignement et d’apprentissage, de divulgation du savoir et de promotion de l’innovation et comment ils interagissent avec leurs régions, pour créer des compétences et des perspectives d’emploi qui bénéficieront le développement de la région. Il s’agit d’un outil axé sur l’utilisateur. Celui-ci pourra produire ses propres classements personnalisés à partir d’une sélection d’établissements répondant à ses besoins. 00:03:00
00:12:56 Discours (en ANGLAIS) d’Androulla Vassiliou : U-Multirank aidera les étudiants à trouver l’université ou l’école supérieure qui leur convient le mieux. Il aidera les établissements à prendre des décisions stratégiques sur la base de leurs performances bonnes ou moins bonnes, comparées à celles de leurs pairs. Il fournira des informations qui permettront aux décideurs politiques d’éclairer leurs actions. Voilà à quoi servira U-Multirank et voilà pourquoi il vaut l’investissement en temps, énergie et ressources réalisé. Cet outil servira à tous les types d’établissements, pas seulement aux 500 établissements de recherche prestigieux, car l’Europe nécessite des universités qui excellent dans toutes leurs missions : en matière de recherche, bien sûr, mais aussi en matière d’enseignement ou quant à leur capacité à marquer de leur empreinte une région ou le monde. U-Multirank n’est pas un outil statique. Il est destiné à être amélioré au fil du temps. 00:01:14
00:14:10 Discours (en ANGLAIS) d’Androulla Vassiliou : Mais, aujourd’hui, nous inaugurons la phase de mise en œuvre de ce nouveau classement. Son instauration est donc en passe de se concrétiser. Je ne vous cache pas qu’il s’agit d’une initiative ambitieuse et que de nombreux défis nous attendent pour en faire une réussite totale. L’un de ces défis réside dans la collecte des informations, car certaines de ces données devront être fournies directement par les établissements. Dans cette perspective, il est primordial pour moi que U-Multirank ne soit pas considéré comme une initiative au service exclusif des universités, mais plutôt comme un outil qui s’appuie sur la collaboration des universités. U-Multirank est avant tout et surtout pour vous et j’espère que cette conférence éclairera chacun sur les avantages à participer à cette initiative. Je me félicite donc de voir ici une telle diversité de parties prenantes dans l’enseignement supérieur, des étudiants et décideurs politiques aux établissements et organisations. Je souhaiterais vous appeler à rejoindre cette initiative et à y participer. Si nous devons publier la première édition du classement cette année, il faut se mettre au travail sans attendre. C’est important. Nous nécessitons l’implication de toutes les parties prenantes dans le processus d’amélioration de U-Multirank. Nous pourrons ainsi dès le début consolider la diversification de l’enseignement supérieur européen que nous souhaitons promouvoir, obtenant une plus grande transparence en faveur d’un niveau de qualité plus élevé. 00:02:09
00:16:19 Discours (en ANGLAIS) de Ruairí Quinn, ministre irlandais de l’Éducation et des Compétences : Bon après-midi. Je suis heureux de vous accueillir à Dublin Castle pour le premier événement sur l’éducation de la présidence irlandaise. Je souhaiterais saluer chaleureusement la Commissaire Vassiliou et ses collègues. Nous sommes impatients de travailler étroitement avec eux dans les six prochains mois pour réaliser nos objectifs communs en matière d’enseignement et de formation en Europe. Je suis également ravi d’accueillir les intervenants et les délégués qui viennent de pays aussi lointains que les États-Unis et de toute l’Europe pour apprécier l’hospitalité irlandaise et participer à cette conférence sur les classements et la manière d’accroître la visibilité de la qualité de nos systèmes d’enseignement supérieur. 00:01:05
00:17:24 Discours (en ANGLAIS) de Ruairí Quinn : Comme vous le savez, le thème de la présidence irlandaise est Stabilité, Emplois et Croissance. Nous savons très bien quels sont les défis posés à l’Europe. Dans ce contexte, je crois qu’il est inutile de réitérer le besoin de modernisation de l’enseignement supérieur car celui-ci a été établi de façon tellement claire dans la communication de la Commission l’année dernière. En tant qu’Européens, nous devons agir ensemble de manière constructive afin d’améliorer la qualité et le pouvoir d’attraction de l’enseignement supérieur de notre continent. Des étapes significatives ont été franchies dans l’intégration de l’enseignement supérieur en Europe grâce au processus de Bologne. Mais, aujourd’hui, l’Europe doit envisager sa compétitivité dans le nouvel ordre économique mondial émergent du XXIe siècle. Nous devons agir avec décision pour faire en sorte que l’économie de l’UE puisse sortir renforcée, innovante et créative de la crise économique actuelle. La capacité et le potentiel des systèmes d’enseignement supérieur de l’Europe à soutenir l’innovation et la croissance et à fournir un capital humain hautement qualifié sont au cœur de ce défi. Nous savons que la stabilité sociale, la création d’emplois et la croissance économique, indispensables pour sortir de la situation délicate actuelle, dépendent de la qualité des connaissances produites et transmises dans notre système d’enseignement. Notre capacité à produire des diplômés possédant la combinaison de compétences adaptées aux nécessités du XXIe siècle sera essentielle pour garantir à l’ensemble des citoyens la possibilité d’un avenir prospère. Nous sommes tous conscients de l’émergence de systèmes d’enseignement supérieur brillants, qui gagnent en importance, dans les économies en expansion ainsi que du poids économique de l’enseignement supérieur aux États-Unis. 00:02:00
00:19:24 Discours (en ANGLAIS) de Ruairí Quinn : Le programme de modernisation de nos systèmes d’enseignement supérieur est fondamental pour assurer la prospérité des États membres et des citoyens de l’Union européenne. Les actions européennes peuvent et doivent être synonymes de valeur ajoutée. Selon les estimations, il existe 15 000 universités et établissements d’enseignement supérieur dans le monde. 4 000 d’entre eux, ou un peu plus d’un quart, sont situés dans l’Union européenne. Ils représentent près de 19 millions d’étudiants et 1,5 million d’enseignants. Le potentiel est énorme. Nos universités comptent parmi les établissements les plus anciens et, dans certains cas, les meilleurs au monde. En tant que décideurs politiques, nous devons nous montrer ambitieux en reconnaissant le plein potentiel de l’enseignement supérieur européen en tant que moteur de l’avantage concurrentiel futur. Cela signifie réfléchir et agir ensemble en vue de mener des réformes, identifier les possibilités de collaboration au sein de l’Europe, améliorer la visibilité et les performances de nos établissements sur la scène internationale. Ce ne sont pas des défis nouveaux. 00:01:20
00:20:44 Discours (en ANGLAIS) de Ruairí Quinn : La mondialisation croissante, les troubles économiques actuels et les rapides développements technologiques exigent une action immédiate. Pour cela, nous devrons soutenir un système d’établissements capables de répondre à la demande de plus en plus diversifiée et de poursuivre l’excellence dans un éventail de domaines, dans un contexte où les technologies de l’information et de la communication sont en train de transformer l’enseignement supérieur. Je suis toutefois réellement inquiet comme beaucoup d’entre vous ici présents, car la poursuite de l’excellence peut se transformer tout bonnement en une course aux classements pour écoles de grande notoriété. Certains de ces classements s’appuient sur des indicateurs restreints et parfois imparfaits ou discutables. Mon intention n’est pas de manquer de respect à ceux en charge de compiler ces classements ou autres classements similaires. Ils travaillent à partir de sources de données limitées et se sont attachés à développer et à affiner leurs mesures. Mais nous devons reconnaître que nous risquons d’encourager une culture du « jeu des classements » dans l’enseignement supérieur au détriment d’objectifs de développement de la qualité plus importants et cohérents. Quoi qu’il en soit, les médias ainsi que le public sont très friands de ces systèmes de classement, en dépit de leurs défauts. Facteur soulignant, bien sûr, une réelle nécessité publique de découvrir en profondeur les établissements de l’enseignement supérieur qui jouent un rôle central dans nos communautés et nos économies. 00:02:01
00:22:45 Discours (en ANGLAIS) de Ruairí Quinn : Sir Francis Bacon, grand philosophe anglais du XVIe siècle, a dit « Savoir, c’est pouvoir ». Cette affirmation est encore vraie aujourd’hui, car l’accès aux informations participe à l’émancipation de tous nos citoyens. Compte tenu de l’avancement des technologies aujourd’hui, nous avons le devoir de faciliter l’accès aux informations. La disponibilité d’informations fiables et pertinentes sur la véritable qualité des établissements, des systèmes et des programmes tant à l’échelon national qu’au plan mondial constitue une priorité majeure. C’est la raison pour laquelle j’ai été un fervent défenseur de U-Multirank. S’il est correctement conçu, ce système de classement peut capturer et offrir de nombreux attributs actuellement absents des classements internationaux. Il permettra de répondre à cet engouement pour les informations plus denses et complexes, qui seront d’une grande utilité pour les étudiants, les employeurs et d’autres groupes. Il peut saisir des formes d’excellence diverses qui soulignent l’égale importance des différentes configurations d’établissements d’enseignement supérieur. Les classements sont de plus en plus déterminants pour attirer des étudiants provenant d’autres États membres de l’Union ou régions du monde. Un modèle de classement européen fiable et cohérent peut accroître de manière significative le renom et l’attrait des établissements d’enseignement supérieur européens aux yeux du monde, en fournissant des informations facilement accessibles sur nos établissements et nos programmes et en diffusant et promouvant l’excellence des établissements sous toutes ses formes. 00:01:53
00:24:38 Discours (en ANGLAIS) de Ruairí Quinn : Le succès de U-Multirank dépendra de l’ample participation des établissements d’enseignement supérieur. Je les invite à saisir cette occasion de bâtir ensemble un système de classement qui mettra en lumière les nombreux aspects positifs de l'enseignement supérieur en Europe, ce qui est tout bénéfice pour les étudiants, les chefs d'établissement, les décideurs politiques et les autres parties prenantes. Il est vital que la totalité des établissements d’enseignement supérieur soit représentée dans ce nouveau système de classement, des universités anciennes d’Europe se concentrant sur la recherche aux nouvelles universités spécialisées dans les sciences appliquées et aux instituts de technologie résolument orientés vers l’entreprise. Ce thème concentrera les efforts de la présidence irlandaise et de la présidence tripartie de 18 mois, formée par l’Irlande, la Lituanie et la Grèce. Je demanderai à nos universités et établissements d’enseignement supérieur de participer activement à ce système de classement. Le mois prochain, lors de la réunion des ministres de l’Éducation à Bruxelles, je demanderai à chaque ministre et à chaque État membre d’encourager leurs établissements à s’impliquer le plus tôt possible si ce n’est pas encore le cas. Si nous parvenons à dessiner la carte de la diversité de nos systèmes d’enseignement supérieur, alors nous pourrons nous assurer que tous les aspects sont pris en compte et évalués de la même manière (comparaison de tout ce qui est comparable). Nous pourrons alors travailler à obtenir la qualité et l’excellence auxquelles nous aspirons tous. 00:02:03
00:26:41 Discours (en ANGLAIS) de Ruairí Quinn : Henry Ford, génie de l’automobile américain d’origine irlandaise, a dit « la qualité veut dire faire bien même si personne ne regarde ». Je sais que, pendant des générations, nos établissements d’enseignement supérieur en Europe n’ont fait que ça avec la poursuite tranquille de l’excellence comme propre récompense. Mais, aujourd’hui, le monde entier regarde l’enseignement supérieur et nous devons adopter une approche de plus grande transparence pour pouvoir améliorer exponentiellement la qualité dans ses nombreuses dimensions. Je suis déterminé à faire progresser le thème de la qualité et de l’équité dans l’enseignement et la formation dans le cadre de la présidence irlandaise. Nous devrons pour cela nous attacher à favoriser l’accès et à mieux prendre en compte les besoins émergents en matière de compétences à travers le développement de l’assurance qualité et un plus grand engagement régional. Cette conférence constitue la première étape de cette présidence vers une modernisation plus ample de nos systèmes. La Higher Education Authority a établi un programme varié très intéressant pour les deux prochains jours et je suis réellement satisfait de voir autant de perspectives se dégager de ce sujet important. J’espère que vous me rejoindrez tous ce soir au dîner organisé au Royal Hospital Kilmainham, autre bâtiment historique magnifique de Dublin, pour poursuivre de manière plus informelle les discussions entamées aujourd’hui. 00:05:04
Service Audiovisuel
Commission européenne
ec.europa.eu/avservices
 
Conditions d'utilisation
© Commission européenne, 2016