Réunion de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) à Doha/COP 18: conférence de presse conjointe de Connie Hedegaard et Matthias Groote

Type: Conférence de presse intégrale   Référence: I-075571   Durée: 10:04:53  Lieu:
Fin de production: 05/12/2012   Première transmission: 05/12/2012
Le 5 décembre 2012, Connie Hedegaard, membre de la CE chargée de l'Action pour le climat, et Matthias Groote, membre du PE, ont participé à la conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP18) à Doha, au Qatar. À cette occasion, ils ont donné une conférence de presse conjointe et ont exhorté l'ensemble des pays à avancer ensemble pour combattre le changement climatique.

La version linguistique originale est la seule faisant foi et elle prime en cas de divergence avec les versions traduites.
Version PDF

HEURE DESCRIPTION DUREE
10:00:00 Connie Hedegaard, membre de la CE chargée de l'Action pour le climat, et Matthias Groote, membre du PE, sont présentés au début de la conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP18) à Doha, au Qatar. 00:00:27
10:00:27 Extrait du discours (en ANGLAIS) de Matthias Groote: Merci beaucoup. Permettez-moi de commencer avec une métaphore. Chaque voiture a une distance de freinage spécifique; plus on réagit tôt, moins il y aura de dégâts à réparer. C'est la même chose avec la politique climatique: pour la planète, la distance de freinage est de plus de 20 ans. Afin d'éviter une catastrophe climatique, nous devons appuyer de toute notre force sur les freins. Plus on attend, plus la facture sera salée. C'est aussi l'un des principaux sujets que je souhaite aborder aujourd'hui. Tout est lié à l'argent. L'argent fera la différence à Doha. La crise économique ne doit pas être utilisée comme prétexte pour refuser le financement de mesures d'adaptation dans les pays en développement. Au cours de ce sommet COP18, le financement sera la clé pour que les pays en développement puissent eux aussi faire partie des accords. Le financement est la clé si nous voulons trouver à Kyoto un nouvel accord mondial contraignant pour tous les pays au sujet des engagements relatifs à la réduction des émissions de CO2. Développer une économie à faible émission de carbone peut contribuer à résoudre la crise. La question ici est de savoir ce qu'il arrivera après 2020. Mais il y a également d'autres besoins urgents. L'un des problèmes est le financement rapide qui prendra fin cette année. C'est un sujet brûlant qui doit être résolu le plus vite possible. Nous devons travailler pour identifier le financement pour la période 2014-2020 et je salue en ce sens l'annonce du Royaume-Uni ainsi que de l'Allemagne. Ils ont pris des engagements en matière de financement et en tant que parlementaire, en tant que président de la Commission de l'environnement, je me dois de dire que cela doit être réalisé avec une grande transparence afin que le public puisse lui aussi suivre les débats sur le financement car cela est vraiment nécessaire. De nouvelles sources innovantes doivent être examinées. Le Parlement européen a exprimé sa volonté d'inclure le transport maritime et aérien dans le débat au niveau international, ainsi que la taxe sur les transactions financières. Celle-ci pourrait contribuer au financement de l'adaptation et à la lutte contre le changement climatique, et je soulignerai que l'inclusion du secteur de l'aviation et du secteur maritime dans le débat et dans les négociations relève de notre volonté politique. De nombreux impacts négatifs sont responsables, également au niveau du financement et de la taxation. Lors de sa dernière session plénière à Strasbourg, le Parlement a adopté une résolution dans laquelle il affirme sa volonté de mettre progressivement un terme au financement des combustibles fossiles et souligne le besoin d'une taxation plus progressive sur les combustibles fossiles, sinon il ne sera pas possible d'y mettre fin progressivement et d'opérer une transition vers les énergies renouvelables. Nous en avons débattu aujourd'hui au Parlement européen. La technologie et des alternatives sont toujours à notre disposition. Nous avons besoin d'une volonté politique afin de les introduire dans notre économie et d'opérer une transition vers une économie durable à l'échelle internationale. C'est également l'occasion pour l'Europe de résoudre nos problèmes et, au niveau mondial, de résoudre des problèmes qui touchent de plus en plus de monde. Cette transition est urgente parce que le temps, c'est de l'argent, en particulier en matière de climat. Nous devons agir maintenant et nous devons débattre du financement. 00:04:23
10:04:51 Extrait du discours (en ANGLAIS) de l'animateur invitant Connie Hedegaard à prendre la parole 00:00:02
10:04:53 Extrait du discours (en ANGLAIS) de Connie Hedegaard sur le "fossé de l'ambition", le financement pour le climat, les engagements importants et les subventions pour soutenir les pays en développement ainsi que sur l'appel lancé par Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, en faveur d'une réunion avec les dirigeants mondiaux devant se tenir en 2014. 00:06:54
Service Audiovisuel
Commission européenne
ec.europa.eu/avservices
 
Conditions d'utilisation
© Commission européenne, 2014