Session plénière du CESE, 22/02/2012: discours de José Manuel Barroso

Type: Discours intégral   Référence: I-072439   Durée: 10:22:49  Lieu:
Fin de production: 22/02/2012   Première transmission: 22/02/2012
Le 22 février 2012, lors de la session plénière du Comité économique et social européen, José Manuel Barroso, président de la CE, a abordé l'importance d'une Europe de la responsabilité et de la solidarité, de la discipline et de la croissance. Le président a souligné que l'Europe est en train de changer et que nous avançons sur la voie du renforcement de l'intégration européenne. Il a abordé les solutions économiques à la crise actuelle, l'importance de la compétitivité, de la croissance et de l'emploi, la nécessité de créer de meilleures conditions pour les PME, les avantages potentiels du renforcement du marché unique européen et les perspectives qu'offre le marché mondial. Il a également abordé la question du chômage des jeunes en faisant référence à la proposition récente intitulée «pacte pour la jeunesse en mouvement», qui garantit aux jeunes un emploi ou une formation dans les quatre mois qui suivent la fin de leurs études. Le Président a souligné que les objectifs de la stratégie Europe 2020 de la Commission sont essentiels et que nous devons demeurer toujours aussi résolus à les réaliser.

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HEURE DESCRIPTION DUREE
10:00:00 Déclarations de José Manuel Barroso, président de la CE (en FRANÇAIS): Je voudrais tout d'abord vous remercier de vos mots de bienvenue et aussi pour vos mots d'appui à la stratégie Europe 2020, à la méthode communautaire, à l'idée de soutenabilité. Ce sont là des objectifs et des priorités que nous partageons entièrement. Je voudrais saluer l'excellent travail mené par le Comité économique et social européen et souligner à quel point votre rôle est fondamental. Parce que vous êtes un intermédiaire privilégié entre les institutions européennes et les différentes composantes de la société civile, votre rôle est essentiel à la légitimité de notre Union. Et c'est un point auquel j'attache la plus grande importance. Je me réjouis donc du protocole actualisé de coopération que le Président Nillson et moi-même allons signer tout à l'heure. Et permettez-moi de saluer aussi la participation du Vice-président Maroš Šefčovič dans la préparation de notre nouveau protocole. Vous avez là un véritable fan du Comité économique et social. Il a investi une grande énergie, une grande compétence, et à chaque fois qu'il en a l'occasion à la Commission, il ne manque jamais de dire à quel point il est important d'engager d'autres partenaires, notamment le Comité économique et social. Ce protocole reflète parfaitement les évolutions récentes de l'Union européenne et notamment les apports du Traité de Lisbonne en matière de démocratie participative. Il prend aussi en compte la nouvelle gouvernance économique de l'Union européenne. Et je voudrais souligner, en particulier, toute l'importance que j'attache au rapport que votre Comité présentera sur l'implication de la société civile dans l'élaboration des Programmes nationaux de réforme. En effet, l'avenir de l'Union, c'est l'affaire de tous les Européens, et il se joue à travers toute l'Europe et non seulement à Bruxelles! En un mot, l'actualisation de notre protocole de coopération en dit long sur le chemin que nous avons récemment parcouru. En effet l'Europe n'est pas restée sur le bord de la route en simple spectateur. L'Europe est en train de changer et la vérité c'est que, malgré toutes les difficultés qui persistent, nous sommes en train d'avancer dans un sens d'intégration européenne. La vérité c'est qu'aujourd'hui le débat en Europe n'est pas comment est-ce qu'on va mettre fin au projet européen. Le débat c'est comment est-ce qu'on va intégrer davantage. C'est par la méthode communautaire, c'est par d'autres méthodes? Quel est le rythme? Jusqu'où peut-on aller pour résoudre certains problèmes de participation et de légitimité? Vous avez cité la Chine – j'y suis allé la semaine passée pour le sommet avec le Président et le Premier Ministre chinois, je suis également allé en Inde. Le message que je leur ai transmis - et d'ailleurs ils connaissent et suivent de façon très attentive ce qui se passe ici en Europe - est de remarquer que le débat en Europe porte sur comment on va de l'avant. On n'est pas toujours d'accord, il y a des difficultés, mais en fait l'Europe est là et elle va dépasser la situation actuelle. 00:03:37
10:03:37 Déclarations de José Manuel Barroso (en FRANÇAIS): C'est pourquoi pour dépasser cette situation il ne s'agit pas de retourner au monde d'avant. Le monde d'avant ne reviendra pas. Il s'agit d'entrer dans une phase nouvelle de la construction européenne et dans un environnement économique différent. Et donc notre problème est comment, si nous voulons l'économie sociale de marché, si nous voulons le modèle social européen, comment sommes-nous capables de le mettre en œuvre au 21ème siècle lorsque les conditions de concurrence globale sont en train de changer de façon dramatique. C'est ça la question. On n'aura pas un retour en arrière. On aura une autre Europe et un autre monde après la crise financière qui est apparue en 2008. C'est pourquoi je trouve qu'il nous faut maintenant sortir par le haut de cette situation et donner à notre Union, une Union du 21ème siècle, les instruments pour qu'on puisse affirmer nos intérêts et nos valeurs dans la mondialisation. C'est pourquoi il faut plus d'intégration, parce que l'Europe sans intégration ne compte pas. Les Etats membres, même les plus puissants à eux-seuls, n'ont pas la force et l'influence nécessaires pour discuter avec les Etats-Unis, la Chine, la Russie et d'autres puissances émergentes. C'est pourquoi si on veut défendre les intérêts de chacun de nos citoyens et citoyennes, il faut cette intégration. Ce n'est pas parce qu'il y a là une sorte de théologie d'intégration. C'est parce que le monde a changé complètement et maintenant dans ce monde de grands espaces et d'une compétition accrue nous avons besoin, bien sûr en gardant l'identité de nos pays, d'avoir aussi cette capacité de travailler ensemble pour défendre nos intérêts et valeurs. Mais l'Europe doit être aussi plus compétitive. La vérité c'est que l'Europe aujourd'hui, par rapport à certaines puissances qui sont apparues et qui ont des taux de croissance très importants, elle est aujourd'hui, dans certains secteurs, moins compétitive. Et là, la grande question c'est comment, en gardant notre modèle social européen, en renforçant notre économie sociale de marché, faire en sorte que l'Europe soit plus compétitive. C'est ça précisément tout le but de notre stratégie de réponse à la situation actuelle. C'est pourquoi notre vision de l'Europe est celle d'une Europe de la responsabilité et de la solidarité, de la discipline et de la croissance. Je l'ai dit plusieurs fois, notamment au Parlement Européen il y a un an, on ne peut pas construire l'Europe seulement sur l'idée de discipline et de sanction. Bien sûr sans des finances publiques crédibles on n'aura pas la confiance. Sans confiance on n'aura pas des investissements. Donc il faut de la discipline, mais en même temps il faut de la solidarité; il faut de la stabilité des finances, mais en même temps il faut de la croissance économique et nous travaillons dans ce sens, bien sûr avec des défis qui sont parfois d'une grande difficulté. C'est pourquoi il nous faut transcrire en actions concrètes les changements que nous avons voulus et auxquels nous nous sommes tous engagés! Tout d'abord, nous avons pris toute la dimension de l'interdépendance très étroite de nos économies et nous l'avons traduite dans un nouveau cadre de gouvernance européenne fondée sur plus de convergence et plus de discipline 00:03:51
10:07:29 Déclarations de José Manuel Barroso (en FRANÇAIS): Nous nous sommes fermement engagés sur la voie d'une Europe plus intégrée. Nous devons persévérer sur cette voie, car elle est la seule à même d'assurer la durabilité, la soutenabilité de notre relance économique. Et nous devons veiller à ce que nos avancées respectent et renforcent la méthode communautaire. C'est dans cet esprit, qu'en novembre dernier, la Commission a présenté deux nouvelles propositions de règlements pour renforcer la coordination et la surveillance des procédures budgétaires de la zone euro; et je souhaite que nous puissions avancer rapidement sur leur adoption. Mais nous devons aussi investir autant d'énergie pour faire avancer les nouvelles propositions que pour mettre en œuvre celles qui ont déjà été entérinées. C'est le cas du Semestre européen entré en vigueur en janvier 2011 et des mesures législatives du "six pack" applicables depuis le 13 décembre dernier. Ces mesures renforcent déjà de façon très significative le Pacte de stabilité et de convergence et, pour la première fois, nous avons une procédure de suivi et de correction des déséquilibres macro-économiques. Nous avons d'ailleurs présenté, la semaine dernière, notre premier rapport sur ce nouveau mécanisme d'alerte. Et toute l'importance de la bonne application de cette nouvelle procédure se mesure aux dangers que les déséquilibres macroéconomiques ont fait peser au sein de notre Union. Je sais que la mise en œuvre de cette nouvelle gouvernance européenne implique des changements radicaux dans notre approche de la responsabilité budgétaire et de la surveillance économique. Mais sa réussite dépend d'une mobilisation générale de tous les acteurs de la vie européenne; institutions, Etats membres, régions et société civile. Et je compte aussi sur le rôle de votre Comité. Nous avons besoin d'une mise en œuvre pleine et entière des mesures impliquées par les décisions politiques que les Etats membres se sont eux-mêmes engagés à suivre. Soyons clairs, l'objectif n'est pas de pointer du doigt, il ne s'agit pas de blâmer mais de prévenir et, le cas échéant, de corriger. Il s'agit en réalité d'une nouvelle qualité du dialogue économique au sein de notre Union; car nos citoyens ne nous pardonneraient pas de ne pas avoir tiré toutes les leçons de la crise. Et l'une des grandes leçons de cette situation est que discipline et convergence; prévention et correction sont indispensables pour résoudre les déséquilibres budgétaires et macroéconomiques. Ils sont la condition sine qua non à une Union de la stabilité, c'est-à-dire à un socle solide pour une croissance durable et créatrice d'emplois. C'est ainsi que nous pourrons restaurer la confiance. Car notre objectif prioritaire c'est bien cela; la croissance, la compétitivité et des taux élevés d'emploi pour le bien-être de nos sociétés. 00:02:59
10:10:28 Déclarations de José Manuel Barroso (en FRANÇAIS): C'est un objectif que nous pouvons atteindre pourvu que nous ayons un environnement qui lui soit durablement favorable. Cela veut dire des finances publiques assainies, un système financier mieux réglementé (nous avons fait un travail énorme – nous sommes les premiers au G20 à remplir nos promesses d'avoir une nouvelle réglementation pour le système financier), des investissements ciblés et des réformes structurelles permettant d'augmenter notre potentiel de croissance et de diminuer nos déséquilibres macroéconomiques. Et ce sont bien ces priorités que nous avons soulignées dans notre examen annuel de croissance, point de départ du Semestre européen 2012. Nous y avons aussi appelé les Etats membres à se concentrer sur la lutte contre le chômage et les conséquences sociales de la crise. Il est évident que nous avons aujourd'hui dans certains secteurs en Europe, des situations de véritable émergence sociale. Il faut avoir des instruments exceptionnels pour des situations exceptionnelles. Il est évident qu'une relance de la croissance sans création d'emplois aurait un coût social et économique très élevé. Ce serait aussi le signe de la persistance de faiblesses structurelles qui, à moyen et long terme, mineraient notre potentiel de croissance durable. Nous savons aussi qu'il ne peut y avoir d'Europe forte sans une cohésion sociale européenne forte. Ceci est un élément clé de notre vision européenne et c'est bien ce que reflète notre stratégie de croissance et d'emplois pour l'Europe à l'horizon 2020. Et l'horizon 2020 c'est un horizon, mais la stratégie commence déjà, et en fait le temps passe. C'est pourquoi il faut mettre en œuvre les décisions prises. Je disais tout à l'heure, dans une réunion avec le Président du Comité, que je suis frappé à chaque fois qu'on a un Conseil Européen, nous avons tous les gouvernements qui discutent d'Europe 2020, et après, pour vous parler très franchement, je ne vois pas au niveau national le même type de débat. Il n'y pas une véritable appropriation du débat, à tous les niveaux, par toutes les composantes de la société civile et c'est pourquoi encore une fois votre rôle est décisif. L'Europe doit en effet exploiter de nouvelles sources de croissance. Tout le monde veut la croissance, la question est comment générer la croissance? Il faut avoir de nouvelles sources de croissance comme la connaissance et l'innovation. L'Europe ne peut pas jouer la concurrence sur le plus bas, sur le moins cher. Nous ne pouvons pas le faire – nous perdrions la bataille. Par contre nous pouvons gagner sur le meilleur, sur ce qui demande plus de connaissance, plus d'innovation. C'est ainsi que nous pourrons moderniser notre économie sociale de marché et assurer sa durabilité. 00:03:01
10:13:30 Déclarations de José Manuel Barroso (en FRANÇAIS): Les objectifs de notre stratégie Europe 2020 sont donc des objectifs clés et nous devons nous y tenir avec persévérance. Nous ne pouvons pas, à chaque fois que nous avons une réunion, remettre en cause les objectifs sans les avoir poursuivis avec persévérance, cohérence, consistance, dans la durée. C'est une question essentielle et c'est aussi une question de crédibilité. Je sais bien qu'en terme de communication sociale, c'est bien si chaque jour on trouve un "truc très sexy". Mais la réforme économique, c'est sur la durée, c'est sur la détermination, c'est sur le sérieux. Vous êtes des leaders à différents niveaux, vous êtes des leaders de différentes organisations (des organisations d'entrepreneurs, de syndicats, des organisations agricoles, des organisations de volontariat social). Vous savez bien quel est le drame d'un leader quand il est devant des demandes et qu'on n'a pas immédiatement les moyens d'y répondre. Donc je crois que vous êtes bien placés pour comprendre que nous devons avoir un discours de vérité et le discours de vérité c'est qu'en Europe il nous faut faire des efforts très exigeants pour dépasser l'actuelle situation. Nous avons besoin aussi d'investissements, mais d'où vient l'investissement quand la plupart de nos pays n'a pas de marge budgétaire? C'est la question importante. Comment est-ce qu'on peut demander à des pays qui ont déjà des dettes de plus de 100% de leur PIB de stimuler de la croissance par l'investissement. Quelle serait la réaction des investisseurs s'ils voyaient que la soutenabilité des finances publiques serait mise beaucoup plus en cause? C'est pourquoi il nous faut de l'investissement ciblé dans les secteurs qui sont porteurs d'avenir et c'est pourquoi il nous faut utiliser l'instrument européen, par exemple les perspectives financières. Nous allons discuter cela la semaine prochaine au Conseil européen – demander aux Etats membres d'anticiper les "project bonds", les obligations de croissance, déjà maintenant, avant même la prochaine étape pour les perspectives financières. Il y a d'autres domaines où l'on peut trouver la croissance, mais il faut être vraiment déterminé dans l'identification de ces actions. Un domaine où nous pouvons faire plus c'est le marché unique. Nous avons un marché unique en Europe pour les biens, mais nous n'avons pas encore un véritable marché unique pour les services, par exemple. D'après nos études et l'analyse d'autres institutions, il y a 800 milliards d'euros de gains économiques que l'Union européenne pourrait réaliser en mettant en œuvre un véritable marché intérieur des services et en créant un marché unique numérique. Le marché de l'avenir c'est le marché numérique. Et là c'est incroyable, on continue à avoir 27 marchés nationaux. Savez-vous combien il est difficile de faire des transactions transfrontalières? Si vous allez aux Etats-Unis c'est complètement différent, précisément parce qu'ils ont un marché intégré donc c'est pourquoi parfois ils ont des toutes petites entreprises qui deviennent des leaders mondiaux dans un espace très réduit. Donc, nous avons besoin d'un marché unique approfondi au niveau européen et d'éliminer les obstacles qui existent. Là il y a un potentiel de croissance à libérer. Il faut que nos PMEs aussi puissent plus facilement accéder à ce marché. Et là c'est un autre domaine essentiel –c'est un environnement plus favorable que nous devons offrir à nos PMEs en accélérant la mise en œuvre de l'Acte pour le marché unique. 00:04:09
10:17:40 Déclarations de José Manuel Barroso (en ANGLAIS) disant qu'il a discuté de ces questions dans le dernier Conseil européen avec tous les chefs d'État et de gouvernement et qu'il a vu une réelle volonté de faire plus dans ce domaine. Il dit qu'il est possible de libérer le potentiel de croissance qui existe encore en Europe. Il dit qu'ils ne vont pas à atteindre une croissance économique rapide à 9%, mais ils pourront revenir à des niveaux importants de la croissance s'ils exploitent également les synergies qu'ils ont au niveau européen. Il dit qu'ils doivent également exploiter pleinement le potentiel du marché mondial. Il dit que selon des estimations d'ici 2015, 90% de la croissance économique sera produite à l'extérieur de l'Union européenne. Ils doivent donc tirer pleinement parti des relations avec leurs partenaires et des accords commerciaux qu'ils ont déjà signés, et ils doivent être prêts à conclure d'autres accords dans les mois à venir. Il dit aussi qu'ils doivent défendre leurs intérêts dans ces négociations. Il dit qu'ils ont discuté avec le président Chypriote (qui assurera la prochaine présidence du Conseil de l'UE) du budget 2014-2020. Tous deux préconisent un budget innovant et ambitieux, mais aussi rigoureux et responsable. Un budget qui garantit un niveau de financement raisonnable pour les principales politiques européennes comme par exemple pour la politique agricole commune. Il dit qu'il faut voter un budget qui ne coûtera pas au contribuable mais qui fera une grande différence pour les 500 millions d'Européens. 00:02:13
10:19:53 Déclarations de José Manuel Barroso (en ANGLAIS) disant qu'une de leurs propositions est d'utiliser les obligations pour aider à financer des projets majeurs dans la stratégie Europe 2020, en commençant par le Mécanisme pour l’interconnexion en Europe. Parce qu''investir pour construire les chaînons manquants dans les transports en Europe, dans les réseaux d'infrastructures numérique et énergétique, permet dans le long terme d'améliorer la vie de tous les Européens et de donner à l'Europe un avantage plus concurrentiel. Il dit qu'ils sont profondément impliqués sur tous ces fronts, car la réalisation de chaque objectif de la stratégie Europe 2020, c'est avant tout apporter un réel changement dans la vie quotidienne de nos citoyens. Il donne un autre exemple - l'utilisation efficace des ressources. Atteindre l'objectif d'économies d'énergie de 20% d'ici 2020 pourrait réduire la facture annuelle de chaque ménage d'une moyenne de 1 000 euros. L'efficacité énergétique a beaucoup à donner à l'Europe. Et il pourrait également stimuler la compétitivité de l'industrie européenne, et de créer jusqu'à 2 millions d'emplois d'ici 2020. Ainsi, la croissance verte a un impact à la fois environnemental, mais aussi économique et commercial. Il dit aussi que la poursuite des objectifs Europe 2020 dans une Europe de croissance et de solidarité. Il dit que les États membres font face à des difficultés majeures et parmi les cas les plus difficiles il y a celui de la Grèce. C'est pourquoi la Commission depuis le début a dit qu'il fallait réduire le déficit mais aussi créer progressivement les conditions d'une croissance accrue. Une aide est apportée aux Grecs pour les aider à investir les 11 milliards d'euros provenant de fonds européens dans 180 projets destinés à créer quelques 100 000 emplois. Un programme similaire est en préparation pour le sud de l'Italie. 00:02:55
10:22:49 Déclarations de José Manuel Barroso (en ANGLAIS) disant qu'ils ont récemment reprogrammé des fonds pour l'Italie avec le nouveau gouvernement parce qu'il ya de l'argent dans les fonds structurels qui n'a pas encore été dépensé. Donc la question est de savoir comment procéder dans le but de créer davantage de possibilités d'emploi. Ainsi sans les États membres qui reçoivent un programme d'assistance financière, l'Europe lancé un mécanisme de partage des risques pour fournir des garanties financières à des projets qui, autrement, n'auraient pas pu prendre leur envol. Donc ces fonds structurels permettent aux PME d'obtenir des prêts auprès des banques, car l'un des problèmes en Europe, c'est que beaucoup de sociétés ne peuvent pas obtenir le crédit nécessaire pour des projets qui sont économiquement viable. Apporter de l'espoir, c'est aussi offrir de meilleures perspectives aux 5,5 millions de jeunes Européens qui sont au chômage. Cela signifie leur donner une raison de rester en Europe. Il dit qu'il a proposé un «pacte pour la jeunesse en mouvement», qui comprend une garantie d'emploi, ou une formation pour chaque jeune endéans les quatre où il a quitté l'école. Il dit qu'il a proposé cela lors du dernier Conseil européen, et que maintenant tous les États membres travaillent pour lancer des équipes d'action dans les huit Etats membres le plus touchés par le chômage des jeunes. L'idée est très simple: il reste de l'argent dans le fonds social européen qui n'a pas encore été dépensé ou alloué; il s'agit de 22 milliards d'euros; et ils disent qu'il faut utiliser cet argent pour aider immédiatement les PME en leur permettant d'engager un stagiaire, un apprenti qui viendrait travailler et aurait une formation gratuite. Il conclut par une citation de Tocqueville, qui écrivait que "L'histoire est une galerie d'images dans lesquelles il y a peu d'originaux et beaucoup de copies." L'Union européenne est l'un de ces originaux rares – il s'agit d'une construction unique, une expérience unique dont les Européens peuvent être fiers. Il est vrai qu'il y a des problèmes mais les Européens peuvent être fiers de tout ce qu'ils ont déjà réalisé, et leurs aspirations. Les Européens veulent plus de développement et veulent que l'Union européenne revendique sa place dans un monde globalisé. Et pour assurer le succès de l'UE, il faut une Europe plus forte, une Europe plus unie, une confiance en l'Europe, une Europe qui peut compter plus sur ses citoyens et mieux répondre à leurs besoins. 01:37:10
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