Déclaration de José Manuel Barroso sur les priorités pour l'automne 2011

Type: Reportage   Référence: I-070683   Durée: 10:02:35  Lieu:
Fin de production: 31/08/2011   Première transmission: 31/08/2011
Le 31/08/2011, José Manuel Barroso, président de la CE, a fait une déclaration sur les priorités pour l'automne 2011, à la suite d'une réunion prolongée de la Commission. Il a défini les tâches les plus urgentes pour les semaines et les mois à venir. Il a évoqué la difficile situation économique et la nécessité de finaliser au plus vite les mesures relatives à la gouvernance économique et les finances publiques. Il a également souligné le rôle central de la Commission dans le soutien au peuple libyen en ce moment charnière.

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HEURE DESCRIPTION DUREE
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10:00:05 Extrait du discours (en ANGLAIS) de José Manuel Barroso, président de la CE: Bonjour. Nous avons eu fort à faire durant cet été. Et l'automne qui nous attend nécessitera encore un travail intensif. La Commission a tenu une session prolongée pour faire le point sur les défis économiques et politiques qui attendent l'Europe, nos citoyens et nos entreprises, et pour définir nos réponses politiques en conséquence. La récente agitation sur les marchés financiers a eu des impacts inévitables sur l'économie réelle. Même s'il n'existe pas de formule magique pour remédier instantanément à cette crise, je pense que nous avons pris des mesures ambitieuses qui auront un impact majeur. Il nous faut maintenant une mise en œuvre rapide et effective de ces mesures. La mise en œuvre est la clé. Premièrement, le paquet de mesures relatif à la gouvernance économique, que la Commission a proposé il y a presque un an, doit maintenant être conclu de toute urgence. Je souhaite appeler à nouveau le Parlement et le Conseil européens à finaliser un accord qui est, j'insiste là-dessus, à notre portée. Deuxièmement, nous devons voter l'accord conclu le 21 juillet, lors du sommet de la zone euro, notamment la réforme de la Facilité européenne de stabilité financière, qui permettra d'augmenter sa flexibilité et sa capacité de réaction. Cela signifie que les procédures juridiques nécessaires doivent être achevées par les États membres de la zone euro le plus vite possible. Nous travaillons également sur des idées, que nous devons encore développer, pour renforcer la gouvernance de la zone euro. Troisièmement, nous travaillons de pied ferme pour l'adoption à temps d'un nouveau programme en faveur de la Grèce, impliquant comme prévu le secteur privé. Dans ce contexte, en collaboration avec la BCE et le FMI, nous révisons actuellement la mise en œuvre du programme d'assistance financière du pays. La mise en œuvre par la Grèce des mesures acceptées relève de la plus haute importance. Le groupe de travail que j'ai créé en juillet s'attèle maintenant à trouver des solutions pour stimuler l'investissement en Grèce en faisant un meilleur usage du fonds de cohésion de l'UE, afin de contribuer à un retour à la croissance et à la création d'emplois. 00:02:30
10:02:35 Extrait du discours (en ANGLAIS) de José Manuel Barroso: Quatrièmement, nous devons renforcer la réglementation financière afin d'assurer une responsabilité et une obligation de rendre des comptes plus grandes, et de réparer les failles de notre secteur bancaire. Au cours des prochains mois, nous présenterons des propositions supplémentaires pour achever la révision réglementaire du secteur financier. Elles incluront l'amélioration du contrôle des marchés, notamment celui des produits dérivés, le renforcement des règles sur les délits d'initiés et la manipulation des marchés, et la présentation d'un cadre pour résoudre les défaillances des banques. En matière de recapitalisation des banques, l'Europe a agi de manière décisive. Nos banques sont désormais beaucoup mieux capitalisées qu'il y a six mois et d'autres mesures seront prises suite aux simulations de crise de juillet dernier. Nous sommes engagés à aller jusqu'au bout de ce processus. À l'occasion du sommet du G20 qui se tiendra à Cannes les 3 et 4 novembre, l'Europe mènera activement l'action internationale coordonnée pour relever les défis économiques communs et renouer avec une croissance économique mondiale durable. En effet, des réponses à l'échelle mondiale sont également nécessaires. En vue du sommet de Cannes, nous présenterons une proposition pour une taxe européenne sur les transactions financières et nous sommes engagés à explorer cette question de manière plus approfondie, également lors du G20. Je discuterai de ceci et d'autres sujets clés avec nos partenaires du G20, tels que l'Australie, où je me rendrai la semaine prochaine. À l'occasion de ce voyage, je me rendrai également à Singapour et en Nouvelle-Zélande, deux autres partenaires importants de la région. Les gains de cette taxe sur les transactions financières aideront à financer le nouveau cadre financier pluriannuel de l'UE destiné à investir pour la croissance et l'emploi au sein de l'Union européenne. Nous ferons des propositions détaillées à ce sujet au cours de l'automne. Hier, j'ai reçu le président du Parlement européen, M. Buzek, et le Premier ministre polonais, M. Tusk, qui est actuellement à la présidence du Conseil. Ils m'ont tous deux fait part des réactions positives suscitées par les propositions de la Commission sur le futur cadre financier. Enfin, le 1er septembre, je participerai à la conférence internationale de Paris sur l'avenir de la Libye, un pays qui a mis fin à 42 ans de dictature pour un avenir démocratique prometteur, ce que nous devons assurer. La Commission joue un rôle central dans le soutien au peuple libyen, dont l'incroyable courage a rendu ce moment possible. Premièrement, nous fournissons une aide humanitaire essentielle, en étroite coopération avec le reste de la communauté internationale. Et deuxièmement, nous faisons notre possible pour soutenir l'émergence d'une nouvelle Libye fondée sur la justice sociale, l'inclusion et l'intégrité territoriale. Les défis qui nous attendent sont grands. Mais notre détermination à les relever l'est tout autant. Notre interdépendance, qui est plus visible au sein de notre Union mais qui ne s'arrête en aucun cas aux frontières européennes, n'est pas une faiblesse. C'est un fait. Si notre action est guidée par la solidarité et la responsabilité, nous pouvons assurer qu'elle soit aussi une force. La Commission européenne est déterminée à fournir ce genre de leadership avec solidarité et responsabilité. 00:03:55
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