Avis juridique important
 Contact | recherche sur europa  

 

A B C D E F G I L M O P Q R S T U

A

Abatimento

Accès au marché

Accord général sur les tarifs et le commerce (GATT)

Accord sur l'Agriculture

Achats d'intervention

Acquis communautaire

Agenda 2000

Agriculteur

Agriculture biologique

Aide au stockage privé

Aides d'État

Apurement des comptes

Article 68

Axes de la politique de développement rural

Axe Leader

top
line

B

Biens et services publics

Bilan de santé

BCAE

Biocarburant

Biodiesel

Bioénergie

Bioéthanol

Biogaz

Biomasse

Boisement

Boîtes

BPA

Bonnes conditions agricoles et environnementales

Bonne pratique agricole

top
line

C

Changement climatique

Clause de la nation la plus favorisée

Clause de paix

Co-décision

Coexistence

Concurrence à l'exportation

Conférence de Stresa

Considérations autres que d'ordre commerciales

Contribution

Crédits à l'exportation

Culture énergétiques

Cycle d'Uruguay

top
line

D

Découplage

Découplage partiel

Développement durable

Deuxième génération de biocarburants

Développement durable

Droits ad valorem

Droits au paiement

Droits consolidés

Droit de douane

Droits spécifiques

top
line

E

Écoconditionnalité

Érosion des préférences

Euro

Extensification

top
line

F

FEADR

Fonds européen agricole pour le développement rural

FEGA

Fonds européen de garantie agricole

FEOGA

Fonds européen d'orientation et de garantie agricole

top
line

G

GATT

Gel des terres

Grandes cultures

Groupes consultatifs

Groupe spécial

top
line

I

IC

Indemnités compensatoires

Instrument d'aide de préadhésion (IAP)

top
line

L

Leader

top
line

M

Mécanisme de discipline financière

Measure agrégée de soutien

Mesures de sauvegarde

Mesures sanitaires et phytosanitaires et accord y afférent

Modulation

Multifonctionnalité

line

N

Natura 2000

 

top
line

O

Organe d'appel

Organe de règlement des différends

OCM

Organisations communes de marché

OGM

OMC

Organisation de producteurs

Organisation monidale du commerce)

Organisme génétiquement modifié

OECD

 

top
line

P

PAC

Paiements agroenvironnementaux

Paiement Direct

Paiment unique à l'exploitation

Pays ACP

Pays d'Afrique, Caraîbes et du Pacifique

Pays les moins avancés (PMA)

Personnes les plus démnuies

Perspective financière

Piliers de la PAC

Plafond national

Politique agricole commune (PAC)

Politique de développement rural

Politique de promotion

Politique de qualité

Politique régionale

POSEI

Première géneration de biocarburants

Prime

Principe de précaution

Prix "filet de sécurite"

Programme de Doha pour le développement

Progressivité des droits

top
line

Q

Quotas de production

top

 

line

R

Recouplage

Régime de paiement unique

Régime de paiement unique à la surface

Régime de préretraite

Régime de qualité

Régions ultrapériphériques

Règle de minimis

Réseau d'information comptable agricole

Restitutions à l'exportation

RICA

top
line

S

SAPARD

Sécurité alimentaire

Sécurité des aliments

Simplification

Soutien du marché

Stockage public

Systèmes de conseil agricole

Système de préférences généralisé

Système intégré de gestion et de contrôle

SIGC

top
line

T

Tarif

Tout sauf les armes

Traitement national

TSA

Traitement spécial et différencié

Transparence

top
line

U

UE

Union Européenne

top
line

Z

Zones défavorisées

top
line

  vertical line  

Glossaire de la politique agricole commune

version à imprimer en pdf

aussi disponible en format pdf : bg cs da de et el en es it lv lt hu mt nl pl pt ro sk sl fi sv 

Abatimento: réduction des droits à l'importation de maïs et de sorgho en Espagne et au Portugal conformément aux obligations qui incombent à l'Union européenne en application des règles de l'Organisation mondiale du commerce.

top

 

Accès au marché: ce terme évoque la mesure dans laquelle un pays exportateur a accès aux marchés d'un pays importateur. L'accès au marché peut être soumis à des restrictions, par exemple lorsqu'un pays importateur a introduit des droits à l'importation et/ou des contingents tarifaires.

top

 

Accord général sur les tarifs et le commerce (GATT):  l'accord général sur les tarifs douaniers et le commerce date de 1944. L'expression désignait à la fois l'accord sur le commerce international et l'organisation mise en place pour administrer ledit accord. Depuis 1995, c'est l'Organisation mondiale du commerce qui s'occupe de l'administration de l'accord.

top

 

Accord sur l'agriculture: dans le contexte de négociations commerciales internationales, ce terme renvoie à un accord signé en 1994 en vertu duquel les pays signataires, d'une part, réduisent l'aide qu'ils octroient à leurs agriculteurs et, d'autre part, ouvrent leurs territoires à plus d'échanges agricoles.
Cet accord a été conclu entre les pays qui ont participé aux négociations commerciales du cycle d'Uruguay. Il s'agissait du huitième cycle de négociations commerciales multilatérales dans le cadre de l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, cycle qui s'est conclu en 1994 par la signature de l'acte final du cycle d'Uruguay. L'acte final contenait plusieurs accords et décisions, dont l'accord sur l'agriculture. Il contenait également les dispositions qui ont créé l'Organisation monidale du commerce.
L'accord sur l'agriculture a permis une intégration plus poussée des échanges agricoles et, pour la première fois, de la politique agricole intérieure dans le dispositif des règles et obligations internationales. Très concrètement, il prévoyait des réductions en matière de tarifs douaniers, de subventions à l'exportation et de soutien intérieur aux agriculteurs générateur de distorsion des échanges, tout en tenant compte de considérations non commerciales et de la situation des pays en développement.

top

 

Achats d'intervention: lorsque les prix du marché d'un produit agricole descendent au dessous d'un niveau déterminé, les autorités des États membres interviennent pour stabiliser le marché en achetant des excédents, qui peuvent ensuite être stockés en attendant que le prix du marché augmente, exportés vers un pays tiers, ou écoulés d'une autre manière.
 

top

 

Acquis communautaire: par acquis communautaire, on entend l'ensemble des principes, politiques, actes juridiques, pratiques, obligations et objectifs sur lesquels on s'est mis d'accord ou qui ont progressivement été adoptés dans l'Union européenne. L'acquis communautaire comprend pour l'essentiel les traités dans leur intégralité, toute la législation promulguée à ce jour et tous les arrêts de la Cour de justice.

top

 

Agenda 2000:  l'Agenda 2000 est un document de stratégie adopté par la Commission en 1997. Ce document est important parce qu'il exposait les grands problèmes politiques, économiques et sociaux que l'Union européenne allait devoir affronter au début du 21e siècle et proposait une stratégie pour les surmonter. Il examinait essentiellement la question de l'élargissement de l'Union, alors composée de 15 États membres, à l'Europe centrale et orientale.

Il proposait une réforme des politiques communautaires et un nouveau cadre financier pour la période 2000-2006. Il se subdivisait en trois parties:

  • La première partie avait trait au fonctionnement interne de l'Union européenne. Elle proposait une réforme de la politique agricole commune, de la politique économique et de la politique de cohésion sociale.
  • La deuxième proposait une stratégie renforcée de préadhésion.
  • La troisième examinait les effets de l'élargissement sur les politiques de l'Union européenne.

En 1999, le Conseil européen, réuni à Berlin, s'est mis d'accord sur les propositions. La législation qui a donné effet juridique aux propositions a été adoptée un peu plus tard la même année.
 

top

 

Agriculteur: personne (ou groupe de personnes, qu'il s'agisse de partenariats, de sociétés ou autres entités juridiques dirigeant une exploitation) exerçant une activité agricole sur une exploitation.

top

 

Agriculture biologique: production animale et végétale sans utilisation d'intrants synthétiques (tels que des pesticides et engrais industriels) ou d'organismes génétiquement modifiés. Plus d'information

top

 

Aide au stockage privé (ASP):  Le stockage privé de produits agricoles permet à l'Union européenne de stabiliser ses marchés agricoles en perturbant le moins possible les circuits de commercialisation traditionnels. Les fonds nécessaires pour le stockage privé sont mis à disposition sur la base d'un contrat de stockage conclu entre une société privée et l'organisme d'intervention de l'État membre concerné, conformément à la réglementation de l'Union européenne.

top

 

Aide d'État: ressources financières mises à disposition par un gouvernement. Afin de mettre tous les agriculteurs sur un pied d'égalité dans l'Union européenne, les États membres ne sont, en principe, pas autorisés à octroyer des aides financières à leurs agriculteurs. Les paiements de faible valeur et les paiements autorisés par la Commission à la suite d'une demande introduite par l'État membre concerné sont les deux exceptions à la règle. En pareils cas, lorsqu'un État membre a fourni à ses agriculteurs une aide d'État qui, de l'avis de la Commission, sape le principe de l'égalité de traitement, les agriculteurs peuvent être tenus de rembourser le montant de l'aide à l'État.

top

 

Apurement des comptes: il s'agit d'une procédure mise en œuvre par la Commission pour s'assurer que les États membres assument, comme il se doit, leurs responsabilités en matière de paiements dans le cadre de la politique agricole commune. La procédure comprend un apurement annuel des comptes de chaque organisme payeur et un apurement de conformité pluriannuel pour vérifier la conformité des opérations avec les règles de l'UE.

top

Article 68: il s'agit de l'article 68 du règlement (CE) n° 73/2009. Ce règlement établit les règles générales relatives aux paiements directs aux agriculteurs. Toutefois, les États membres peuvent estimer que, dans certaines conditions d'exploitation particulières, les paiements doivent être d'un montant supérieur. Cette possibilité est prévue à l'article 68. Pour pouvoir appliquer les dispositions de l'article 68, un État membre doit au préalable obtenir une dérogation de la Commission.

Un État membre peut consacrer jusqu'à 10 % de son «plafond national» à des mesures au titre de l'article 68. Le plafond national est le montant, dans le budget de l'UE, qui est alloué à un État membre pour les paiements directs.

top

 

Axes de la politique de développement rural: en septembre 2005, l'Union européenne a adopté une nouvelle politique de développement rural qui est entrée en vigueur au début de 2007. Cette politique s'articule autour de trois objectifs essentiels en matière de développement rural, correspondant à trois grands axes.

Axe n° 1: améliorer la compétitivité des secteurs agricole et forestier. Cet axe englobe des mesures destinées à améliorer la connaissance, l'innovation et la qualité des produits agricoles, ainsi que deux mesures transitoires pour les nouveaux États membres, à savoir une aide aux exploitations de semi subsistance et un soutien aux groupements de producteurs.

Axe n° 2: améliorer l’environnement et le paysage rural. Cet axe comprend des mesures destinées à promouvoir une agriculture et une sylviculture durables, ainsi que des normes élevées en matière de bien être animal. Les agriculteurs peuvent bénéficier d'un soutien destiné à compenser les coûts des mesures qu'ils ont prises dans l'intérêt public mais qui ne sont pas rentables en soi (notamment pratiquer une agriculture qui préserve la biodiversité, pratiquer l'agriculture dans les régions montagneuses et maintenir ainsi la société rurale dans ces régions).

Axe n° 3: améliorer la qualité de la vie dans les zones rurales et promouvoir la diversification de l'économie rurale. Cet axe comprend des mesures qui encouragent les agriculteurs à diversifier leurs activités en pratiquant des activités non agricoles, des mesures destinées à améliorer la qualité de la vie dans les zones rurales, ainsi que des mesures relatives aux stratégies de développement local. Il contribue ainsi à encourager les microentreprises, le tourisme rural, les services de base et la rénovation des villages.
Un quatrième axe assure la promotion de l'approche Leader.

top
 

Axe Leader: en septembre 2005, l'Union européenne a adopté une nouvelle politique de développement rural. Cette politique comporte trois objectifs principaux correspondant chacun à un axe. Il existe de surcroît un axe Leader qui facilite la mise en œuvre de projets et programmes locaux et qui encourage la coopération entre les groupes d'action locaux.

top


line

Bien être des animaux: le bien être des animaux d'élevage. Les règles de l'Union européenne précisent que les animaux doivent être élevés dans le respect des principes suivants: absence de faim et de soif, absence d'inconfort, absence de douleurs, de blessures et de maladies, liberté d'exprimer un schéma comportemental normal et absence de peur et de stress.

Toutes choses étant égales par ailleurs, ces règles signifient que les coûts de production des denrées alimentaires sont plus importants en Europe que partout ailleurs.

top

Biens et services publics:
biens et services destinés au grand public. Les exploitants agricoles peuvent fournir divers biens publics, tels que la bonne gestion des sols et des eaux, de beaux paysages et la sécurité alimentaire.

top

 

Bilan de santé: à la suite de la réforme de 2003, la politique agricole commune a été adaptée, en 2009, pour que les agriculteurs soient mieux en mesure de répondre aux signaux du marché, que la gestion des paiements directs soit simplifiée et que les agriculteurs bénéficient d'une aide pour relever les nouveaux défis, en particulier celui du changement climatique. Cette adaptation est connue sous le nom de «bilan de santé».

top

 

 

Biocarburant:  il s'agit d'un carburant obtenu par un processus biologique (par opposition à un processus géologique). Le biocarburant peut se présenter sous une forme solide, liquide ou gazeuse. Parmi les biocarburants, on trouve notamment le bois, le biodiesel et le bioéthanol.

top

Biodiesel: le biodiesel est un biocarburant sous forme liquide obtenu à partir de plantes (telles que le tournesol, le colza et l'arachide).

top
 

Biodiversité: il s'agit de la variabilité des organismes vivants de toute origine, y compris les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie; elle inclut la diversité au sein des espèces (diversité génétique), entre les espèces (diversité des espèces), ainsi que celle des écosystèmes (diversité des écosystèmes).

top

 

Bioénergie: il s'agit d'une énergie obtenue à partir de sources biologiques (végétales ou animales) et n'ayant subi aucun processus géologique. Les sources de bioénergie peuvent être solides (bois, paille, par exemple), liquides (biodiesel, bioéthanol, entre autres) ou gazeuses (méthane). La biomasse s'oppose aux combustibles fossiles. Bien que ces derniers proviennent également de plantes et d'animaux, ils ont subi un processus géologique (chaleur et pression extrêmes) qui les a transformés en charbon, pétrole, gaz naturel ou autres produits.

top
Bioéthanol: le bioéthanol est un biocarburant sous forme liquide, obtenu à partir de végétaux par un processus de fermentation des hydrates de carbone (contenus, par exemple, dans la farine de céréales, la fécule de pomme de terre, la betterave sucrière et la canne à sucre).

top

Biogaz: le biogaz est un biocarburant sous forme gazeuse. Il est obtenu par fermentation anaérobie de fumier.

top

Biomasse: l'ensemble de la matière vivante et de la matière qui était vivante, mais qui est en cours de décomposition.

Dans le contexte agricole, le terme «biomasse» peut avoir un sens plus restreint et désigner des matières végétales pouvant être utilisées comme source d'énergie.

Dans ce contexte, il peut donc s'agir de bois, de cultures, d'algues, de déchets agricoles et forestiers, d'eaux usées, de fumier, de sous-produits industriels et de déchets municipaux solides.

 

Boisement: le boisement consiste en la plantation d'arbres en vue de la création de forêts ou de zones boisées. Dans le contexte de la politique agricole commune, ce terme renvoie à des mesures cofinancées par l'Union européenne afin d'encourager la création de nouvelles zones boisées étant donné les effets bénéfiques de ces dernières sur l'environnement.

top

 

Boîtes: (Les boîtes) conformément à l'accord sur l’agriculture du cycle d'Uruguay, les mesures qu'un pays met en œuvre pour soutenir son secteur agricole relèvent de diverses boîtes, à savoir:

  • Boîte verte. – Soutien intérieur qui n'est lié ni à la quantité de produits agricoles produite par un agriculteur ni au prix qu'il en retire. En soit, ce type de soutien est considéré comme ne provoquant pas ou très peu de distorsions commerciales internationales. Il a été exclu des engagements de réduction souscrits dans le cadre de l'accord sur l'agriculture du cycle d'Uruguay.
     

  • Boîte bleue. – Paiements effectués par les gouvernements à leurs agriculteurs dans le cadre d'un programme qui limite la quantité qu'ils produisent. Ce type de soutien a été exclu des engagements de réduction souscrits dans le cadre de l'accord sur l'agriculture du cycle d'Uruguay.
     

  • Boîte orange. – Mesures de soutien interne autres que celles relevant de la boîte bleue ou de la boîte verte. Le niveau de soutien fourni par ces mesures (la mesure agrégée de soutien) a dû être abaissé en vertu de l'accord sur l'agriculture du cycle d'Uruguay.

top

 

Bonnes conditions agricoles et environnementales (BCAE): pour pouvoir être admissibles au bénéfice des paiements directs, les agriculteurs sont tenus de maintenir leurs terres dans de «bonnes conditions agricoles et environnementales». Ceci implique de protéger les sols contre l'érosion, d'en maintenir la structure et la teneur en matière organique et de préserver la faune et la flore sauvages. C'est aux États membres, et non à l'Union européenne, qu'il revient de préciser les paramètres à prendre en considération.

top

 

Bonne pratique agricole (BPA):  les États membres sont tenus de rédiger des codes de bonnes pratiques agricoles, au niveau régional ou national. Les bonnes pratiques agricoles doivent correspondre au type d'agriculture qu'un exploitant devrait exercer dans la région considérée, ce qui implique à tout le moins la nécessité de se conformer aux exigences réglementaires générales en matière d'environnement.

top
line

Changement climatique: changement du climat mondial. Selon le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) fondé en 1988 par l'Organisation météorologique mondiale et le programme des Nations unies pour l'environnement, le climat de la Terre change en raison d'une concentration plus importante de certains gaz dans l'atmosphère. Ces gaz sont connus sous le nom de «gaz à effet de serre».

top

Clause de la nation la plus favorisée: dans le contexte de l'Organisation monidale du commerce, la clause de la nation la plus favorisée signifie que tous les pays sont tenus de s'accorder réciproquement un traitement identique. En d'autres termes, lorsqu'un pays accorde un avantage à un autre, il doit accorder le même avantage à tous les autres. Il s'agit en l'espèce de faire en sorte que soit exclue toute discrimination entre les pays ou, en d'autres termes, de veiller à ce qu'ils soient tous traités équitablement. Ce principe est énoncé à l'article premier de l'Accord général sur les tarifs et le commerce de 1994, ainsi que dans d'autres accords.

top

 

Clause de paix: l'article 13 de l'accord sur l'agriculture du cycle d'Uruguay (la «clause de paix») répondait à la nécessité d'éviter que certaines mesures de soutien aux restitutions à l'exportation soient remises en cause par les dispositions de l'Accord général sur les tarifs et le commerce de 1994 et de l'accord sur les subventions. Cette clause est entre-temps venue à expiration.

top

 

Co-décision: ce terme est utilisé dans le cadre de l'élaboration de la législation dans l'Union européenne. La procédure de codécision est une procédure selon laquelle il faut l'accord du Parlement européen et du Conseil européen pour qu'une proposition de texte devienne un acte législatif. La codécision exprime le principe de la parité entre le Parlement européen et le Conseil de l'Union européenne. En d'autres termes, aucune de ces institutions ne peut adopter un texte législatif sans l'accord de l'autre.

Dans le cadre de la politique agricole commune, les propositions de textes législatifs, qui sont élaborées par la Commission européenne, doivent obtenir l'accord du Conseil et du Parlement pour pouvoir être adoptées.

top
 

Coexistence: La coexistence fait référence à la présence, sur une même superficie, de cultures obtenues selon des modes de production différents (agriculture conventionnelle, agriculture biologique, agriculture à partir de semences génétiquement modifiées). Plusieurs obligations légales en matière d'étiquetage et/ou de normes de pureté régissent cette situation. Plus d'information

top

 

Concurrence à l'exportation: utilisé dans le contexte des négociations commerciales, ce terme s'applique à toutes les formes d'incitation ou d'assistance financières auxquelles les gouvernements ont recours pour favoriser les exportations de leurs pays respectifs, à savoir les subventions, restitutions et crédits à l'exportation et les assurances y afférentes, les avantages fiscaux et privilèges divers accordés par les pouvoirs publics, notamment en matière réglementaire, pour soutenir les entreprises commerciales appartenant à l'État et enfin l’utilisation abusive de l'aide alimentaire à des fins commerciales. En vertu de l'accord sur l'agriculture du cycle d'Uruguay, seules des subventions à l'exportation programmées sont soumises au contrôle et doivent faire l'objet d'une réduction.

top

 

Conférence de Stresa: réunissant des fonctionnaires de la Commission, des experts nationaux et des représentants d'organisations agricoles, cette conférence a planché sur les moyens à mettre en œuvre pour réaliser les objectifs de la politique agricole commune énoncés à l'article 33 du traité instituant la Communauté économique européenne. Elle s'est tenue en juillet 1958 en Italie, à Stresa, au bord du lac Majeur. La plus importante des décisions auxquelles elle a abouti prévoyait que l'on soutiendrait l'agriculture en garantissant que les prix obtenus par les agriculteurs lors de la vente de leurs produits sur le marché ne descendraient pas en deçà d'un certain niveau (mécanisme de soutien des prix).

top

 

Considérations autres que d'ordre commercial: l'accord sur l'agriculture du cycle d'Uruguay laisse beaucoup de latitude aux gouvernements en ce qui concerne des préoccupations «non commerciales» importantes telles que la sécurité alimentaire, les mesures environnementales, les adaptations structurelles, le développement rural et la lutte contre la pauvreté.

top

 

Contribution: dans le contexte de la politique agricole commune, ce terme fait généralement référence aux paiements effectués par les agriculteurs soit à un Fonds (qui est ensuite utilisé pour financer des activités spécifiques telles que la promotion des produits agricoles) soit à un gouvernement en échange de services particuliers (tels que le contrôle des maladies animales).

 

Crédits à l'exportation: toutes les formes de soutien officiel, y compris crédits ou financements directs, refinancements, bonifications des taux d'intérêt, assurances et garanties en matière de crédit à l'exportation, facturations différées et tous autres types de soutien direct ou indirect accordés par les pouvoirs publics.

top

 

Cultures énergétiques: les cultures énergétiques sont des cultures destinées à la production d'énergie. Il s'agit notamment des cultures d'oléagineux (colza, soja, tournesol), de céréales (blé, orge, maïs, seigle), de betterave sucrière, de canne à sucre et de cultures pérennes (miscanthus, taillis à rotation rapide, eucalyptus).

top

 

Cycle d'Uruguay: Le 8e cycle de négociations commerciales multilatérales, dénommé cycle d'Uruguay, a été lancé dans le cadre de l'Accord général sur les tarifs et le commerce à Punto del Este (Uruguay), en 1986. Il s'est achevé huit ans plus tard, avec la signature à Marrakech en 1994 de l'acte final du cycle d'Uruguay, sanctionnant l'adoption d'un certain nombre d'accords et de décisions, notamment l'accord sur l'agriculture et la mise en place de l'Organisation monidale du commerce.

top
line

Découplage:  le découplage consiste à dissocier les paiements directs de la production. Avant la réforme, les agriculteurs ne pouvaient bénéficier de paiements directs que pour certains produits. En conséquence, la rentabilité de la production d'un produit ne dépendait pas uniquement du prix auquel l'agriculteur pouvait vendre le produit, mais également du montant du paiement direct qui était associé au produit. Lorsque les agriculteurs prenaient des décisions commerciales concernant le type de culture à entreprendre ou le type d'animal à élever, ils tenaient compte à la fois du prix du marché et du paiement direct. En d'autres termes, les agriculteurs ne répondaient plus uniquement aux signaux du marché mais également au montant du paiement direct dont ils bénéficieraient pour tel ou tel type de culture ou d'animal.

Le découplage des paiements directs, qui a été introduit par la réforme de 2003, a modifié la situation. En principe, lorsque les agriculteurs décident de ce qu'ils vont produire, ils ne prennent pas en considération le montant des paiements directs qu'ils vont recevoir étant donné que ces derniers ne sont plus liés à une culture ou à un animal en particulier.

Le découplage a pour effet général d'orienter davantage le secteur agricole vers le marché libre et de donner aux agriculteurs une plus grande latitude pour s'adapter aux signaux du marché.

top

 

Découplage partiel: depuis la réforme de 2003 de la politique agricole commune, le découplage des paiements directs est devenu la règle. Toutefois, dans le cadre fixé par le Conseil, les États membres peuvent décider de maintenir, dans une certaine mesure, le «couplage à la production» d'une partie de leurs paiements directs.

 

Deuxième génération de biocarburants: ces biocarburants sont obtenus à partir de matières végétales qui ne peuvent pas servir à l'alimentation (contrairement à la première génération de biocarburants). Les biocarburants de deuxième génération sont obtenus, par fermentation de la cellulose, à partir de diverses matières, notamment la biomasse des déchets, le bois et la tige des céréales. Ils sont également obtenus à partir de plantes cultivées spécialement en vue de leur fermentation pour donner des biocarburants, notamment l'espèce miscanthus.

top

 

Développement durable: la notion de développement durable se rapporte à une forme de croissance économique répondant aux besoins de la société en matière de bien être à court, à moyen et surtout à long termes. Elle pose en principe que le développement doit répondre aux besoins actuels sans que les perspectives de croissance ouvertes aux générations futures aient à en pâtir.

L'Union européenne s'est dotée en mai 2001 d'une stratégie de développement durable, qui s'est ouverte sur l'extérieur lorsque la Commission adopta l'année suivante une communication relative à un «partenariat mondial pour un développement durable».

Les participants au Sommet mondial sur le développement durable qui s'est tenu à Johannesburg en août et septembre 2002 ont adopté de nouveaux objectifs, programmes de travail et calendriers en ce qui concerne l'eau, les ressources de pêche, les océans, les produits chimiques, la biodiversité, l'énergie, la production et la consommation durables. L'Union européenne s'est engagée pour sa part à réaliser des objectifs allant au-delà de ceux fixés à Johannesburg par les autres participants.

Lorsque la Commission européenne actuelle a pris ses fonctions en novembre 2004, l'Union européenne a décidé de remettre à plat sa stratégie de développement durable à la lumière des multiples changements qui s'étaient produits depuis son adoption en 2001.

top
Droit ad valorem: il s'agit d'un droit à l'importation exprimé en pourcentage de la valeur de la marchandise à laquelle il s'applique (par exemple 5 % de la valeur). La notion de «droit ad valorem» s'oppose à celle de «droit spécifique». Ce dernier fait référence à un droit à l'importation exprimé, par exemple, en dollar par tonne, en yen par tête ou en euro par hectolitre.

top

 

Droits au paiement: des droits au paiement sont octroyés aux agriculteurs en activité à la date d'introduction par chaque État membre du régime de paiement unique.
 
Le niveau du droit au paiement est établi sur la base de montants de référence (montants des paiements directs octroyés au cours de la période 2000-2002). Pendant la première année d'application du régime de paiement unique, ces montants historiques ont été alloués aux agriculteurs sous la forme de droits au paiement, calculés à l'aide d'un certain nombre de «modèles» (historique, régional, hybride).

Chaque année, des paiements directs sont accordés aux agriculteurs s'ils disposent d'«hectares admissibles» pour activer le nombre approprié de droits au paiement. Les États membres ont l'obligation de créer des «réserves nationales» d'hectares admissibles destinés à être utilisées pour traiter les problèmes à résoudre pendant la phase de transition, et pouvant également servir à octroyer des droits au paiement aux personnes qui se lancent dans l'activité agricole.

top

Droits consolidés: droits qui, conformément à la réglementation de l'OMC, ne peuvent pas être augmentés. Au titre de l'accord sur l'agriculture de 1994, les pays membres de l'Organisation mondiale du commerce sont convenus de ne pas augmenter les droits à l'importation des produits agricoles. Ils ont le droit de les réduire, mais non de les augmenter. Ces droits sont connus sous le nom de «droits consolidés».

top

 

Droit de douane:  le droit de douane est le montant qu'une personne doit payer aux autorités nationales à l'importation ou à l'exportation d'une marchandise. Les termes «droit de douane» et «tarif douanier» sont synonymes, et ils sont donc souvent utilisés indifféremment.

top

 

Droits spécifiques:  il s'agit d'un droit à l'importation exprimé, par exemple, en dollar par tonne, en yen par tête ou en euro par hectolitre. La notion de «droit spécifique» s'oppose à celle de «droit ad valorem». Le droit ad valorem fait référence à un droit à l'importation exprimé en pourcentage de la valeur d'une marchandise (par exemple, 5 % de la valeur).

top
line

Écoconditionnalité: Pour bénéficier des paiements directs, les agriculteurs doivent respecter certaines règles. C'est ce que l'on appelle «l'écoconditionnalité».

Ces règles concernent la protection de l'environnement, la sécurité alimentaire, la santé animale, le bien-être animal, la santé publique, la santé des végétaux et le maintien des terres agricoles dans des conditions agronomiques et environnementales satisfaisantes. En d'autres termes, si les agriculteurs ne respectent pas ces règles, il est possible qu'ils ne reçoivent pas l'intégralité des paiements directs auxquels ils auraient eu droit. 

top

 

Érosion des préférences: nombreux sont les pays développés qui imposent des «droits préférentiels à l’importation» pour les marchandises importées de pays en développement. Ces droits sont «préférentiels» en ce sens qu'ils sont inférieurs aux droits imposés à des marchandises similaires importées de pays développés. Les marchandises provenant de pays développés sont soumises à des «droits non préférentiels à l'importation».
Les négociations qui se déroulent dans le cadre du programme de Doha pour le développement ont pour finalité d'abaisser le niveau des droits non préférentiels à l'importation. Si les négociations aboutissent, les droits non préférentiels seront réduits, mais les droits préférentiels demeureront inchangés. De ce fait, les pays en développement ne bénéficieront plus d'un avantage comparatif aussi important qu'auparavant. C'est ce que l'on appelle l'érosion des préférences.

top

Euro:
l'euro est la monnaie officielle des (actuellement) seize États membres de l'Union européenne qui ont choisi de faire partie de la zone euro. Il a été introduit en 1999.
Les États membres suivants ont choisi d'adopter l'euro: Allemagne, Autriche, Belgique, Chypre, Espagne, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Portugal, Slovaquie et Slovénie.
Les billets de banque et les pièces libellés en euros, mis en circulation le 1er janvier 2002, font désormais partie de la vie quotidienne des 330 millions d'habitants de la zone euro.

 

top

 

Extensification:  une agriculture extensive est une agriculture qui utilise relativement peu d'intrants. On dira d'un agriculteur qui produit des céréales qu'il pratique une agriculture extensive s'il utilise une quantité relativement réduite d'engrais ou de pesticides par hectare de céréales. De même, on dira d'un éleveur qui produit de la viande bovine qu'il fait de l'élevage extensif si la charge de bétail à l'hectare est relativement faible.

L'extensification renvoie à des mesures, partiellement financées par l'Union européenne, qui encouragent les agriculteurs à pratiquer une agriculture extensive. Ces mesures relèvent de l'axe n° 2 de la politique de développement rural.

 

top
line

Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADR): institué en septembre 2005, le Fonds est devenu opérationnel au début de 2007. Il a remplacé la section «Orientation» du Fonds européen d'orientation et de garantie agricole et cette partie de la section «Orientation» a alors financé certaines mesures de développement rural. Il s'agit de l'unique source de financement de l'Union européenne consacrée aux programmes de développement rural.
top
 

Fonds européen de garantie agricole (FEGA): institué en septembre 2005, le Fonds est devenu opérationnel au début de 2007. Il a remplacé la section «Garantie» du Fonds européen d'orientation et de garantie agricole. Il prévoit le financement:
1. des paiements directs en faveur des agriculteurs,
2. de la gestion des marchés agricoles,
3. de plusieurs autres actions telles que des mesures vétérinaires et phytosanitaires, des programmes alimentaires et des activités d'information.

top

Fonds européen d'orientation et de garantie agricole (FEOGA):
le FEOGA finançait la politique agricole commune, mais il a été remplacé en 2005 par deux nouveaux Fonds: le Fonds européen agricole pour le développement rural et le Fonds européen de garantie agricole.
 

 

top


line

Gel des terres: opération consistant à mettre des terres en jachère. Introduit à la fin des années 1980, le gel des terres a pour objectif de réduire le volume de denrées alimentaires produites par les agriculteurs. L'idée était que les agriculteurs produisaient plus de denrées alimentaires que ce que le marché européen était en mesure d'absorber.

En fonction de l'offre et de la demande, les agriculteurs sont parfois tenus de «geler» une partie de leurs terres. S'il apparaît, en revanche, qu'il faut accroître la production, cette obligation peut alors être levée.

top


 

Grandes cultures: dans le contexte de la PAC, on entend par grandes cultures: les céréales (telles que le blé, l'orge, l'avoine, le seigle, le maïs, le sorgho), les oléagineux (les graines de soja, de colza et de tournesol), les protéagineux (pois, fèves et lupins), le lin et le chanvre.

top

Groupes consultatifs: il s'agit de groupes de représentants des organisations de la société civile. Parmi ces groupes figurent notamment des associations professionnelles et des ONG qui s'intéressent à l'agriculture, à l'économie rurale, à la production alimentaire, à l'environnement et autres matières connexes. Les groupes rencontrent les services de la Commission plusieurs fois par an. Ils sont une trentaine. Ils fournissent des conseils et ont un rôle consultatif, mais ils ne participent pas à la rédaction ni à l'approbation des textes législatifs.

 

top

 

Groupe spécial: dans le langage de l'Organisation mondiale du commerce, le groupe spécial est un groupe composé de trois (parfois cinq) personnes, chargé d'examiner les différends entre pays dans le domaine du commerce international et de se prononcer sur ceux ci. Les membres d'un groupe spécial siègent à titre personnel et non en tant que représentants des gouvernements. Le groupe spécial transmet un rapport à l'organe de règlement des différends, qui ne peut le rejeter que par consensus.

top


line

Indemnités compensatoires:   introduites en 1975, ces indemnités sont versées aux agriculteurs établis dans des zones où il est difficile de pratiquer l'agriculture. Ces lieux sont connus sous le nom de «zones défavorisées». Il s'agit notamment de zones montagneuses ou de zones posant des problèmes environnementaux particuliers.

Les indemnités compensatoires doivent permettre aux agriculteurs de continuer à exploiter les terres, mais aussi d'éviter le dépeuplement de ces zones et l'abandon des terres. Elles sont versées aux agriculteurs uniquement s'ils respectent les règles d'écoconditionnalité. Elles font partie de l'ensemble des mesures disponibles au titre de l'axe n° 2 de la politique de développement rural.

top

 

Instrument d’aide de préadhésion (IAP): entré en vigueur le 1er janvier 2007, l'IAP réunit tous les régimes d'aide de préadhésion en un instrument unique et spécifique.
Il remplace les instruments financiers de préadhésion 2000-2006, à savoir PHARE, ISPA, Sapard, l'instrument de préadhésion pour la Turquie et l'instrument financier pour les Balkans occidentaux (CARDS).
L'IAP couvre les pays au statut de candidat (actuellement la Croatie, l'ancienne République Yougoslave de Macédoine et la Turquie) et ceux qui ont le statut de candidat potentiel (Albanie, Bosnie-et-Herzégovine, Monténégro, Serbie, y compris le Kosovo, conformément à la résolution n° 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies).
L'IAP comporte cinq éléments: aide à la transition et au renforcement des institutions (il s'agit essentiellement de mesures destinées à renforcer les institutions et les investissements correspondants), coopération transfrontalière, développement régional, développement des ressources humaines et développement rural.
top

line

Leader:  Acronyme de «Liaison entre actions de développement de l'économie rurale». Il s'agit d'une méthode consistant à mobiliser et à développer des partenariats locaux entre secteur public et secteur privé («groupes d'action locaux»), au profit de communautés rurales. C'est une initiative conçue pour aider les populations, les communautés et les entreprises des zones rurales à prendre la mesure des possibilités existant à l'échelon local, et pour les encourager à mettre en œuvre des projets et des programmes intégrés, de qualité supérieure, axés sur le développement durable. Plus d'information

top
line

Mécanisme de discipline financière: Mécanisme devant permettre d’éviter que les dépenses découlant des dispositions de la politique agricole commune ne dépassent les limites fixées au budget de l'Union européenne.

top

 

Mesure agrégée de soutien: la mesure agrégée de soutien est un indicateur utilisé par l'Organisation monidale du commerce. Cet indicateur quantifie l'intensité du soutien qu’un pays fournit à son agriculture à travers des mesures relevant de la «boîte orange». L'accord sur l'agriculture du cycle d'Uruguay sanctionne l’engagement pris par les membres de l'Organisation mondiale du commerce de réduire leur mesure agrégée de soutien.

top

 

Mesures de sauvegarde: ce sont des mesures spéciales prises dans l'urgence par un pays importateur pour contingenter temporairement les importations dans des circonstances particulières comme un emballement soudain des importations. Ces mesures relèvent normalement de l'accord sur les sauvegardes de l'Organisation mondiale du commerce. À noter toutefois que l'accord sur l'agriculture du cycle d'Uruguay comporte des dispositions particulières (article 5) concernant les mesures de sauvegarde:

  • Des droits de sauvegarde plus élevés peuvent être appliqués automatiquement lorsque le volume des importations excède un niveau de déclenchement ou que les prix tombent au dessous d'un prix de déclenchement.
  • Le pays importateur qui met en place une mesure de sauvegarde n'est pas tenu de démontrer que de graves dommages sont causés à son industrie.

top

 

Mesures sanitaires et phytosanitaires et accord y afférent: ces mesures sont destinées à protéger la vie ou la santé humaine, animale ou végétale et à garantir l’innocuité de la consommation des aliments. L'acte final de l'accord sur l'agriculture du cycle d'Uruguay contient l'«accord sur l'application des mesures sanitaires et phytosanitaires» (accord SPS), qui s'applique à toutes les mesures sanitaires ou phytosanitaires susceptibles d'influer directement ou indirectement sur le commerce international.

top

 

Modulation: ce mécanisme permet d'affecter à des mesures de développement rural ressources initialement destinées aux paiements directs.

La modulation est obligatoire depuis 2005. Les États membres sont tenus de l'appliquer selon les taux adoptés dans le cadre de la réforme de 2003 de la politique agricole commune. La modulation s'applique aux paiements directs que les agriculteurs perçoivent au-delà de la première tranche de 5 000 EUR.
 

top

 

Multifonctionnalité:  il s'agit des rôles complémentaires que joue l'agriculture dans la société, outre son rôle de producteur de denrées alimentaires. L'expression englobe la contribution de l'agriculture au développement durable, à la protection de l'environnement, à la vitalité des zones rurales et au maintien d'un équilibre global entre les revenus de la profession d'agriculteur et ceux des autres professions. top

 

line

Natura 2000: politique communautaire visant à protéger des sites qui présentent une valeur écologique particulière. Jusqu'ici, quelque 25 000 sites ont été retenus, dont de nombreuses exploitations agricoles. Les exploitants sont tenus de respecter certaines pratiques afin de protéger l'écosystème. En contrepartie, ils reçoivent une indemnité pour compenser la perte de revenus.
top

line

Organe d'appel: organe de l'Organisation mondiale du commerce. Lorsque les pays n'acceptent pas la décision d'un groupe spécial, ils peuvent saisir l'organe d'appel. Cet organe se compose de sept personnes, dont trois sont sélectionnées pour connaître les recours. Les membres de l'organe d'appel jouissent d'une autorité reconnue dans le domaine du droit et du commerce international et sont indépendants de tout gouvernement.

top

Organe de règlement des différends: il s'agit de l'organe qui, au sein de l'Organisation mondiale du commerce, est chargé de régler les différends entre les pays en ce qui concerne le commerce international. Il se compose de représentants de tous les pays membres de l'OMC.

En première instance, l'organe de règlement des différends délègue le règlement des différents à un groupe spécial. Si un pays souhaite faire appel de la décision du groupe spécial, il en informe l'organe de règlement des différends, qui saisit ensuite «l'organe d'appel».

L'organe de règlement des différends décide de la manière dont les groupes spéciaux et l'organe d'appel doivent fonctionner.

top
 

Organisation commune des marchés (OCM):  une organisation commune de marché est un ensemble de mesures qui permettent à l'Union européenne non seulement de gérer, dans une plus ou moins grande mesure, les marchés des produits agricoles mais encore de soutenir les revenus des agriculteurs.
Les marchés sont gérés en modifiant l'offre et la demande de produits agricoles par rapport à ce qui se passerait si les marchés étaient parfaitement «libres». Il s'agit en l'occurrence de stabiliser les marchés (en ce qui concerne tant la quantité offerte et achetée que le prix auquel les transactions sont effectuées) et, partant, de s'assurer que les agriculteurs disposent de revenus raisonnables et que les consommateurs bénéficient d'une sécurité des approvisionnements alimentaires à un prix raisonnable.
Jusqu'il y a peu, l'Union européenne gérait 21 organisations communes de marchés qui couvraient environ 90 % de la production des exploitations agricoles.
Par souci de simplification, l'Union européenne a regroupé ces 21 organisations en une seule organisation commune des marchés.
Les mesures peuvent agir sur la demande et/ou sur l'offre de produits agricoles:

  • Mesures influant sur la demande de produits agricoles: interventions sur le marché de l'Union européenne (consistant par exemple à acheter des produits agricoles directement sur le marché lorsque les prix sont bas, à les entreposer et à les remettre sur le marché ultérieurement lorsque les prix sont plus élevés, ou à les exporter vers des marchés tiers).
     
  • Mesures influant sur l'offre de produits agricoles: mesures consistant à protéger les agriculteurs européens contre les importations de produits meilleur marché, à soutenir les prix auxquels les agriculteurs peuvent vendre leurs produits dans l'Union européenne, à contingenter les quantités de produits qu'un agriculteur peut mettre sur le marché (quotas laitiers), etc.
     
  • Pour soutenir les revenus des agriculteurs, l'Union européenne effectue différents types de paiement. Les plus importants, connus sous le nom de «paiements directs», ont été initialement instaurés pour compenser dans certains secteurs les pertes de revenus que subissent les agriculteurs en raison de la diminution des prix de soutien. Avant la réforme de juin 2003, ces paiements étaient généralement effectués sur la base du nombre d'hectares cultivés ou de têtes de bétail. À présent, ils sont le plus souvent dissociés de la production et intégrés dans le régime de paiement unique.
     

top

 

Organisation de producteurs: groupement d'exploitants agricoles légalement constitué. Les organisations de producteurs sont particulièrement importantes dans le secteur des fruits et légumes, secteur dans lequel elles interviennent dans la distribution et la commercialisation des produits et assurent la promotion de la qualité supérieure de ceux ci. Elles encouragent également leurs membres à adopter de bonnes pratiques environnementales.

top

 

Organisation mondiale du commerce (OMC):  l'Organisation mondiale du commerce est une organisation intergouvernementale qui regroupe, depuis le mois de septembre 2009, 153 pays, soit environ trois quarts des États de la planète. Le document qui a créé l'OMC comporte un préambule disposant que les pays membres de cette organisation reconnaissent la nécessité d'agir pour élever les niveaux de vie, assurer le plein emploi, faire effectivement et constamment progresser les revenus réels et le volume de la demande et accroître la production et les échanges de biens et de services tout en veillant à l'utilisation optimale des ressources mondiales dans la perspective du développement durable, c'est-à-dire en cherchant à la fois à protéger et à préserver l'environnement et à renforcer les moyens mis en œuvre à cet effet selon des modalités compatibles avec les besoins et les préoccupations des États membres respectifs, eu égard au degré de développement économique de chacun.
L'OMC est une organisation autonome en ce sens qu'elle ne fait pas partie de l'Organisation des Nations unies. Aucun accord juridique ne la lie à l'ONU, avec laquelle elle n'entretient d'ailleurs pas de relations formelles.
 

top

 

Organismes génétiquement modifiés (OGM): on entend par «organisme génétiquement modifié» un organisme – à l'exception de l'être humain – dans lequel le matériel génétique a été modifié autrement que par un processus naturel (accouplement et/ou recombinaison).

top

 

line

Paiements agroenvironnementaux: dans le contexte de la politique agricole commune, il s'agit de montants qui sont payés aux agriculteurs qui vont au-delà des exigences des bonnes pratiques agricoles. Ils ont pour finalité de protéger et d'améliorer l'environnement, de maintenir les paysages en bon état, d'encourager l'élevage extensif, de préserver la diversité génétique et de respecter des normes élevées en ce qui concerne le bien-être des animaux. L'Union européénne et les fonds nationaux remboursent aux agriculteurs les coûts supplémentaires qu'ils ont supportés et les pertes de revenus qu'ils ont subies parce qu'ils pratiquent une agriculture qui offre ces biens et services publics supplémentaires.

Les paiements agroenvironnementaux relèvent de l'axe n° 2 de la politique de développement rural (soit des mesures destinées à améliorer l'environnement et le paysage).

 

Paiements directs:   il s'agit de paiements effectués directement au profit des agriculteurs, à titre d'aide au revenu. Il convient de distinguer les paiements directs du «soutien des prix», qui soutient les prix auxquels les agriculteurs vendent leurs produits sur le marché.
Les paiements directs n'ont été introduits à grande échelle qu'à la suite de la réforme de 1992 de la politique agricole commune. La réforme a abaissé le niveau du soutien des prix. C'est pour prévenir une baisse correspondante des revenus des agriculteurs que l'on a introduit les paiements directs. Ceux-ci constituaient pour les agriculteurs une compensation au titre du manque à gagner inhérent à la baisse du prix de vente de leurs produits.

top

 

Paiement unique à l'exploitation: Montant perçu par les agriculteurs dans le cadre du régime de paiement unique.

top

 

Pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (pays ACP): il s'agit des États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique qui sont liés à l'Union européenne conformément à l'Accord de Cotonou (ex-Accord de Lomé). Ces États, au nombre de 79, totalisent une population de plus de 650 millions d'habitants. Tous les membres du groupe, à l'exclusion de Cuba, sont signataires de l'Accord de Cotonou, qui définit les relations entre les pays ACP et l'Union européénne en ce qui concerne le commerce et la coopération. Cet accord a pour principal objet de lutter contre la pauvreté en promouvant le dialogue politique, l'aide au développement, la libéralisation économique et le commerce.l

top

 

Pays les moins avancés (PMA): ce sont des pays où les revenus sont bas, et qui souffrent de handicaps à long terme (notamment liés à l'insuffisance des ressources humaines et/ou à des faiblesses structurelles graves) entravant leur croissance. Selon les Nations unies, ils sont actuellement une cinquantaine dans le monde.

top

 

Personnes les plus démunies: dans le cadre de la politique agricole commune, ces termes font référence aux citoyens de l'Union européenne qui, pour une raison ou pour une autre, ont de faibles revenus. En raison de leurs difficultés financières, ils reçoivent, à titre gratuit, une certaine quantité de denrées alimentaires de l'Union européenne.

 

Perspective financière :  la perspective financière encadre les dépenses de l'Union européenne sur une période de sept ans. Elle résulte d'un accord interinstitutionnel conclu entre le Parlement européen, le Conseil et la Commission. La perspective financière indique le montant maximal et la composition des dépenses prévisibles. Elle fait chaque année l'objet d'une adaptation permettant à la Commission de prendre en compte l'évolution des prix et celle du PIB de l'Union européenne. La perspective financière n'est pas un budget pluriannuel: la procédure budgétaire annuelle demeure essentielle pour la détermination du volume effectif des dépenses et pour leur répartition entre les différents postes budgétaires.
Jusqu'à présent, trois accords interinstitutionnels de ce type ont été conclus:

  • la perspective financière 1988-1992 (paquet Delors I),
     
  • la perspective financière 1993-1999 (paquet Delors II),
     
  • la perspective financière 2000-2006,
     
  • la perspective financière 2007-2013.

Piliers de la PAC: le «premier pilier» concerne l'aide accordée aux revenus des agriculteurs. Cette aide est accordée sous la forme d'une gestion du marché et de paiements directs; elle est entièrement financée par le Fonds européen d'orientation et de garantie agricole.
Le «deuxième pilier» concerne l'aide au développement des régions rurales. Cette aide, sous forme de programmes de développement rural, est cofinancée par le Fonds européen d'orientation et de développement rural.

top

 

 

Piliers de la PAC: le «premier pilier» concerne l'aide accordée aux revenus des agriculteurs. Cette aide est accordée sous la forme d'une gestion du marché et de paiements directs; elle est entièrement financée par le Fonds européen d'orientation et de garantie agricole.

Le «deuxième pilier» concerne l'aide au développement des régions rurales. Cette aide, sous forme de programmes de développement rural, est cofinancée par le Fonds européen d'orientation et de développement rural.
top
 

Plafond national: la réforme de 2003 de la politique agricole commune a plafonné le montant total pouvant être utilisé par chaque État membre pour les paiements directs. C'est ce qu'on appelle le «plafond national». Il est calculé sur la base du montant total des aides directes ou de paiements équivalents versés au cours d'une période antérieure, dite de référence, dans chaque État membre.

top

 

Politique agricole commune (PAC): il s'agit en l'espèce des actes juridiques et des pratiques adoptés par l'Union européénne, et dont l'ensemble constitue une politique commune, unifiée, en matière d'agriculture. Elle doit permettre d'assurer à longue échéance la pérennité de l'agriculture au cœur d'un espace rural vivant.

L'Union européenne est juridiquement tenue d'avoir une politique agricole. Les objectifs de cette politique sont énoncés à l'article 33 du traité instituant la Communauté européenne, qui dispose que la politique agricole commune a pour but:

  • d'accroître la productivité de l'agriculture en développant le progrès technique et en assurant le développement rationnel de la production agricole,
  • d'assurer un niveau de vie équitable à la population agricole,
  • de stabiliser les marchés des produits agricoles,
  • de garantir la sécurité alimentaire (et donc, en toutes circonstances, la continuité de l'approvisionnement en denrées alimentaires),
  • d'assurer des prix raisonnables dans les livraisons aux consommateurs.

top

 

Politique de développement rural:  la politique de développement rural (également appelée deuxième pilier de la politique agricole commune) répond au souci de préserver la vitalité des campagnes grâce à un développement équilibré des zones rurales. Les zones rurales totalisent 90 % du territoire et environ la moitié de la population de l'Union européenne.
Voici les trois principaux objectifs visés:

  • améliorer la compétitivité des secteurs agricole et forestier,
  • améliorer l’environnement et l’espace rural,
  • améliorer la qualité de la vie dans les zones rurales.


Chacun de ces objectifs fondamentaux correspond à un axe spécifique.

Pour les atteindre, un éventail de mesures est proposé aux États membres. Les États membres ou leurs régions choisissent les mesures les mieux adaptées à leurs besoins. Ces mesures sont ensuite intégrées dans leurs programmes nationaux ou régionaux de développement rural, lesquels ciblent principalement les agriculteurs, les sylviculteurs et autres professionnels ou groupes vivant dans les zones rurales. Le coût des programmes est supporté conjointement par l'Union européenne et par l'État membre bénéficiaire. C'est ce que l'on appelle le «cofinancement».
Pour plus information

top
 

Politique de promotion: il s'agit de la promotion des produits agricoles obtenus dans l'Union européenne. La promotion des produits est assurée tant à l'intérieur de l'Union européenne que dans les pays tiers grâce à l'organisation et au cofinancement, en collaboration avec les États membres et les organisations professionnelles, d'actions de promotion, de campagnes d'information et de missions commerciales destinées à sensibiliser les consommateurs à la qualité de ces produits.

top

 

Politique de qualité: la «politique en matière de qualité des produits agricoles» fait référence à une série de cadres juridiques et de mesures d'aide (en particulier dans le domaine du développement rural) conçus pour aider les agriculteurs à améliorer la qualité de la production et à participer à des régimes de certification de la qualité des denrées alimentaires. Cette politique englobe des régimes communautaires, tels que l'agriculture biologique et la protection des indications géographiques pour les vins, les spiritueux et autres denrées alimentaires, ainsi que la participation des agriculteurs et des entreprises alimentaires à des régimes de certification nationaux et privés.

top

 

Politique régionale:  il s'agit d'une des principales politiques de l'Union européenne. Elle a pour finalité de renforcer la cohésion économique, sociale et territoriale en réduisant les différences de développement entre les régions et les États membres. Cela implique des investissements dans le potentiel intrinsèque des régions afin de promouvoir la compétitivité des économies régionales et le rattrapage permanent des régions à la traîne des plus prospères.
La politique régionale est l'expression de la solidarité de l'Union européenne. Elle se compose des instruments suivants:

  • Le Fonds européen de développement régional, qui fonctionne dans tous les États membres et assure le cofinancement d'investissements physiques et, dans une mesure limitée, la formation des citoyens. Le financement est principalement destiné aux régions les plus pauvres, définies en termes de PIB par habitant.
  • Le Fonds de cohésion, qui cofinance principalement des projets de transport et d'environnement dans les États membres dont le produit national brut est inférieur à 90 % de la moyenne de tous les États membres.
  • Certains éléments de l'Instrument de préadhésion (IPA), qui aide les pays candidats à développer leur compétitivité et leur économie.

Il existe, de plus, deux instruments spécifiques:

  • Le Fonds de solidarité de l'Union européenne (FSUE), qui fournit une assistance financière en cas de catastrophe naturelle majeure.
  • La contribution de l'Union européenne au Fonds international pour l'Irlande qui, comme le programme PEACE dans le cadre des Fonds structurels, a pour objectif la paix et la réconciliation en Irlande du Nord.
     

top

 

POSEI: programme qui aide les agriculteurs dans les régions ultrapériphériques de l'Union européenne. Il s'agit de l'acronyme de Programme d’Options Spécifiques à l’Éloignement et à l’Insularité. Le programme a pour objectif d'octroyer des indemnités financières aux agriculteurs pour compenser la petite taille de leur exploitation, des conditions climatiques difficiles et l'éloignement par rapport aux marchés européens.

top

Première génération de biocarburants:
biocarburants obtenus à partir de céréales, de sucre et d'oléagineux. En Europe, le biocarburant de première génération le plus important est le biodiesel obtenu à partir de colza.

top
 

Prime: Ce terme désigne généralement un paiement direct au profit d'un agriculteur qui produit de la viande bovine, ovine ou caprine. Avant la réforme de 2003 de la politique agricole commune, ces paiements étaient généralement fonction du nombre de têtes de bétail. À présent, ils sont le plus souvent dissociés de la production et incorporés dans le régime de paiement unique.

top

 

Principe de précaution: ce principe est surtout invoqué dans les domaines de la sécurité des aliments et de la protection des consommateurs. Il doit être envisagé dans le cadre d'une approche méthodique de l'analyse des risques, et il est particulièrement pertinent aux fins de la gestion des risques. Le principe de précaution n'est pas défini dans le traité CE ni dans d'autres instruments communautaires. La Commission a toutefois élaboré une communication [pdf] contenant les lignes directrices relatives à son application. La communication précise que la Communauté, comme tous les autres membres de l'Organisation monidale du commerce, a le droit de fixer le niveau de protection qu'elle estime approprié.

Le principe de précaution s'applique aux cas où les données scientifiques sont insuffisantes, peu concluantes ou incertaines, et aux situations dans lesquelles une évaluation scientifique préliminaire montre qu'on peut raisonnablement craindre que les effets potentiellement dangereux d'un bon produit ou d'une bonne pratique sur l'environnement ou sur la santé humaine, animale ou végétale ne soient incompatibles avec le niveau de protection choisi par le pays considéré.

top
 

Prix «filet de sécurité»: prix minimal pour un produit agricole. Ce concept a été introduit au moment de la réforme de certains marchés de produits de base. Pour empêcher les prix du marché de l'UE de tomber trop bas, l'Union européenne a fixé des prix «filet de sécurité». Ce sont des prix en dessous desquels les prix du marché ne peuvent tomber.

top

Programme de Doha pour le développement:
  la conférence ministérielle de l'Organisation monidale du commerce, qui s'est tenue à Doha, Qatar, en novembre 2001, a lancé un cycle de négociations multilatérales concernant le commerce. Ces négociations sont connues sous le nom de «Programme de Doha pour le développement». Cette même conférence ministérielle a également fixé un programme assorti d'un calendrierlle de Plus d'information

top

 

Progressivité des droits: différence entre les droits de douane respectivement appliqués à un produit transformé et à la matière première dont il est issu.

top


line

Quotas de production: les quotas de production plafonnent la quantité de tel ou tel produit qu'un agriculteur peut mettre sur le marché. Ils concernent le lait, le sucre, l'isoglucose, le tabac et la fécule de pomme de terre.

top


line

Recouplage: la réforme de 2003 de la politique agricole commune a dissocié les paiements directs de la production. Dans le contexte de la réforme, le Conseil a décidé que les États membres (ou les régions), dans certaines limites, pourraient rétablir le lien avec la production pour certains paiements directs, afin de prévenir le risque d'abandon des terres agricoles.

top

 

Régime de paiement unique: un des principaux objectifs de la réforme de 2003 de la politique agricole commune était le découplage des paiements directs. À cet effet, on a introduit le régime de paiement unique, permettant aux agriculteurs de bénéficier d'un paiement unique par exploitation, dissocié de la production. Pour plus d'information.top

 

Régime de paiement unique à la surface: lorsqu'ils ont été introduits initialement, les paiements directs étaient calculés sur la base de chacune des cultures de l'exploitant agricole ou du nombre d'animaux élevés par celui-ci. Ce principe a été appliqué dans les années 1990 aux quinze États membres qui composaient alors l'Union européenne. Toutefois, il est apparu qu'un système plus simple, nécessitant moins de formalités administratives, pouvait être mis en place dans les pays d'Europe centrale et orientale (ainsi qu'à Chypre et Malte) après leur adhésion en 2004, et en Bulgarie et en Roumanie, en 2007. Ce système simplifié est connu sous le nom de régime de paiement unique à la surface. Il prévoit un paiement unique, calculé en fonction de la surface de l'exploitation.

top

Régime de préretraite:
à partir d'un certain âge, les agriculteurs qui ont décidé de cesser l'activité agricole peuvent bénéficier d’un régime de préretraite. Il s'agit en l'espèce d'encourager le remplacement des agriculteurs âgés par des successeurs plus jeunes, et de ce fait plus aptes à améliorer la viabilité économique des exploitations.

top

Régimes de qualité: dans le contexte de la politique agricole commune, la mention «régime de qualité» a une signification particulière. Elle renvoie à la pratique qui consiste à réserver l'utilisation de certains noms de denrées et de boissons à un produit spécifique afin de ne pas induire le consommateur en erreur en lui faisant prendre un produit pour ce qu'il n'est pas.

La politique de qualité de l'UE a pour finalité de protéger les consommateurs contre les allégations trompeuses de fabricants de denrées alimentaires eu égard à l'authenticité de leurs produits.
Trois aspects sont réglementés: l'agriculture biologique, certains appellations géographiques de denrées alimentaires et la qualité de «spécialités traditionnelles».

En ce qui concerne les noms liés à la géographie, si l'identité d'une denrée est fondamentalement liée à un lieu particulier, le nom peut être enregistré comme une «indication géographique». On peut citer, à titre d'exemple, le Welsh Lamb, le Lubecker Marzipan et le Camembert de Normandie.
Dans l'Union européenne, l'utilisation de certaines indications géographiques est réservée au produit original. Il existe deux types d'indications géographiques dont l'utilisation est limitée: le premier concerne les «indications géographiques protégées», le second, les «appellations d'origine protégées».

Les appellations de denrées alimentaires traditionnelles peuvent être enregistrées comme «spécialités traditionnelles». Il s'agit de denrées et de boissons qui sont élaborés en suivant des recettes traditionnelles. Citons par exemple la bière Kriek et le jambon Jamón Serrano. Les fabricants de denrées alimentaires qui produisent et vendent ces produits ne peuvent leur donner la mention de «spécialités traditionnelles» que s'ils ont respecté une recette traditionnelle spécifique pour leur élaboration. Si tel est bien le cas, le fabricant peut étiqueter le produit comme «spécialité traditionnelle garantie».
top

 

Régions ultrapériphériques: il s'agit de certaines îles et territoires situés à la périphérie de l'Union européenne. Étant donné qu'ils font partie d'un État membre, ils font également partie de l'Union européenne. On dénombre sept régions ultrapériphériques: Guadeloupe, Guyane française, Martinique et Réunion (les quatre départements français d'outre-mer), les Canaries (Espagne), les Açores et Madère (Portugal).

top

 

Règle de minimis: règle de l'Organisation monidale du commerce selon laquelle un pays développé n'est pas tenu de réduire:

  • le soutien qu'il accorde à un produit particulier lorsque la valeur de ce soutien est inférieure à 5 % de la valeur totale de la production dudit produit,
  • le soutien global qu'il accorde aux produits agricoles lorsque la valeur de ce soutien, pour l'ensemble des produits, est inférieure à 5 % de la valeur totale de la production agricole.

Le pourcentage correspondant pour un pays en développement est de 10 %.

top
 

Réseau d'information comptable agricole (RICA):  le réseau d'information comptable agricole fournit des données sur les aspects financiers et économiques de l'agriculture dans les États membres de l'Union européenne. Chaque année, on sélectionne un échantillon d'exploitations agricoles représentatives des exploitations professionnelles. Les exploitations ainsi sélectionnées fournissent des données concernant leurs coûts de production, les recettes des ventes et d'autres aspects de leurs activités. Ces données permettent à l'Union européenne de suivre l'évolution des revenus des agriculteurs et d'étudier les effets de sa politique.  Plus d'information

top

 

Restitutions à l'exportation:  les restitutions à l'exportation sont versées aux compagnies commerciales qui ont acheté des produits agricoles à l'intérieur de l'Union européenne et qui les ont revendus à un prix inférieur dans un pays tiers. La restitution (subvention) couvre la différence entre le prix pratiqué dans l'Union européenne et le prix du marché mondial. Les prix pratiqués dans l'Union européenne sont généralement plus élevés que ceux du marché mondial étant donné que l'Union européenne soutient les prix sur le marché intérieur.

top
line

SAPARD: il s'agit de l'acronyme du programme spécial d'adhésion pour l'agriculture et le développement rural (Special accession programme for agriculture and rural development). Ce programme a été mis en place pour aider les pays d'Europe centrale et orientale avant leur adhésion à l'Union européenne. Le programme les a aidés à adopter l'acquis communautaire et à moderniser leurs systèmes d'exploitation agricole.

top

Sécurité alimentaire: expression renvoyant à la disponibilité des denrées alimentaires et à la possibilité de les acheter, c'est-à-dire à la question de savoir si elles sont matériellement disponibles et, dans l'affirmative, à quel prix. Il existe une autre acception de ce terme (voir ci-dessus).

L'article 33 du traité instituant la Communauté européenne dispose que la politique agricole commune a pour but notamment d'assurer des prix raisonnables dans les livraisons aux consommateurs.
 

top

Sécurité des aliments: un aliment que l'on peut consommer sans danger répond à l'exigence de sécurité des aliments. Il y a parfois confusion avec l'expression «sécurité alimentaire» liée à la question de savoir si un aliment est matériellement disponible et à quel prix.

top

 

Simplification: dans le contexte de la politique agricole commune, ce terme renvoie aux efforts soutenus consentis par l'Union européenne pour simplifier non seulement la politique en tant que telle, mais également sa mise en œuvre. L'Union européenne a notamment réduit le nombre de règlements et a remplacé les organisations de marché de produits de base spécifiques par une organisation unique régissant l'ensemble des marchés des produits de base.

top

Soutien du marché:
mesures de soutien du marché destinées à s'assurer que le prix auquel un agriculteur vend un produit n'est pas inférieur à un minimum établi.

top

Stockage public:
pour gérer le marché d'un produit agricole particulier, l'Union européenne peut retirer du marché une certaine quantité de ce produit et l'entreposer temporairement. L'entrepôt peut être la propriété de l'État ou d'un propriétaire privé, tel qu'un exploitant agricole ou une coopérative. Lorsque le produit est placé dans un entrepôt public, on dit que l'Union européenne a «retiré une quantité de produit du marché et l'a mise en stockage public».

top

Systèmes de conseil agricole:
ces systèmes sont mis en place par les États membres pour aider les agriculteurs à définir et à mettre en œuvre les améliorations qui s’imposent dans la gestion de leurs exploitations afin de respecter les normes réglementaires concernant l'environnement, la santé publique, la santé animale et végétale et le bien-être des animaux, et de maintenir leurs terres en bon état.

top
 

Système des préférences généralisées (SPG): il s'agit d'un système, dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce, en vertu duquel un pays développé est autorisé à appliquer des droits moins élevés sur les importations en provenance des pays en développement.

Tous les membres de l'OMC se sont mis d'accord pour accorder le même traitement à tous les pays membres en ce qui concerne les droits à l'importation. En d'autres termes, si un pays A applique un droit de 10 % aux importations en provenance d'un pays X, il doit également appliquer un droit de 10 % aux produits similaires provenant d'un pays Y. C'est ce qu'on appelle le principe de la «nation la plus favorisée».

Toutefois, à la fin des années 60, il est devenu évident que, pour permettre aux pays en développement de progresser sur le plan économique, il fallait que les pays développés appliquent des droits moins élevés aux importations en provenance de ces pays. Ce concept de «droits préférentiels» a été présenté lors de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement qui s'est tenue à la New Delhi (Inde) en 1968.

Il était toutefois en contradiction avec le principe de la «nation la plus favorisée». Pour que les pays développés aient juridiquement la possibilité d'appliquer des droits préférentiels, les membres de l'Organisation mondiale du commerce (dénommée à l'époque «Accord général sur les tarifs et le commerce») décidèrent que les pays développés pouvaient obtenir une dérogation à ce principe.

Les premières dérogations ont été accordées en 1971 pour une période de dix ans. La «clause d'habilitation» de 1979 a permis leur prorogation pour une durée indéterminée.

Il s'agit d'une série de droits préférentiels accordés par un pays développé à un pays en développement. L'Union européenne a été la première à appliquer un système de préférences généralisées (SPG) en 1971.

Le système de préférences généralisées de l'Union européenne englobe trois types de régimes:

  • le régime général – applicable à tous les pays bénéficiaires;
     
  • le régime spécial d’encouragement en faveur du développement durable et de la bonne gouvernance («SPG Plus») prévoit des avantages supplémentaires pour les pays qui mettent en œuvre certaines normes internationales en matière de droits de l’homme, de droits du travail, de protection environnementale, de lutte contre la drogue et de bonne gouvernance (pays bénéficiaires du SPG Plus),
     
  • le régime spécial pour les pays les moins avancés (PMA), également dénommé initiative «Tout sauf les armes», propose le traitement le plus favorable.

top



Système intégré de gestion et de contrôle (SIGC):
ce système est utilisé par les États membres pour calculer le montant des paiements directs auxquels les agriculteurs ont droit, pour s'assurer que les paiements sont effectués comme il se doit, pour prévenir les irrégularités et pour récupérer les montants indûment versés.
top

line

Tarif: le terme «tarif» a deux acceptions. Dans la première, il signifie l'ensemble des impositions – répertoriées sur support papier ou dans des bases de données – auxquelles un gouvernement a assujetti l'importation ou l'exportation de marchandises. Dans la seconde, il signifie l’imposition elle-même; le terme «tarif douanier» est alors synonyme de «droit de douane».

top

 

Tout sauf les armes (TSA): l'accord «Tout sauf les armes» est un accord commercial préférentiel que l'Union européenne a accepté de conclure avec cinquante des pays les moins avancés. L'accord a été conclu dans le cadre du système de préférences généralisé de l'Union Européenne. Il s'agit de permettre à tous les produits de ces pays (hormis les armes) d'accéder au marché de l'Union sans droits de douane ni contingents. L'accord prévoit que tous les produits (y compris les produits agricoles) peuvent accéder librement au marché de l'Union européenne. Les seules exceptions concernent le sucre (libre accès à compter de juillet 2009) et le riz (libre accès à compter de septembre 2009).

top

 

Traitement national:  principe qui s’applique au commerce et aux investissements, et en vertu duquel un pays ne peut traiter les ressortissants d’autres pays moins favorablement que les siens. L'article III, paragraphe 4, de l'Accord général sur les tarifs et le commerce de 1994 dispose que produits importés ne seront pas soumis à un traitement moins favorable que le traitement accordé aux produits similaires d'origine nationale.

top

 

Traitement spécial et différencié: ce sont des mesures qui, dans le cadre de l'Organisation monidale du commerce, permettent aux pays en développement de bénéficier d'exceptions ou d'un traitement spécial leur donnant notamment la possibilité d'accéder dans des conditions préférentielles aux marchés des pays développés, sans réciprocité, c'est-à-dire sans devoir ouvrir leurs propres marchés à ces derniers dans les mêmes conditions. Une certaine flexibilité est par ailleurs admise quant aux mesures prises par les pays en développement pour soutenir leurs agricultures.

top

 

Transparence: dans le contexte de la politique agricole commune, il s'agit d'une initiative de l'Union européenne en vertu de laquelle les États membres doivent mettre à la disposition du public des informations relatives aux bénéficiaires de paiements au titre de la politique agricole commune.

top


line

Union européenne (UE): groupe de vingt sept pays européens démocratiques – les États membres de l'Union – qui se sont engagés à coopérer pour la paix et la prospérité. Les États membres ont mis en place des institutions communes auxquelles ils délèguent une partie de leur souveraineté. Cela permet aux États membres d'examiner des questions d'intérêt commun et de prendre des décisions démocratiquement au niveau européen. Ces décisions deviennent ensuite des actes contraignants et exécutoires.

top
line

Zones défavorisées: zones dans lesquelles les agriculteurs ont droit à une indemnité financière pour compenser les handicaps naturels (tels que l'altitude, des conditions climatiques difficiles ou la pauvreté des sols). Les agriculteurs qui vivent dans les zones de colline ou de montagne et dans les zones présentant d'autres handicaps naturels se trouvent dans une position de concurrence défavorable par rapport aux autres agriculteurs. Pour tenir compte de ce fait et contribuer au maintien de l'agriculture dans ces régions, l'Union européenne octroie une indemnité financière à ces agriculteurs, depuis les années 70. Les zones dans lesquelles les agriculteurs peuvent bénéficier de ce type de soutien sont connues sous le nom de «zones défavorisées». 

top

Version à imprimer en pdf

 

 













Agriculture et Développement Rural  |  Haut
 

Dernière mise à jour: 16-12-2009