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agriculture et environnement

Sigles et acronymes - Glossaire - Notice concernant les sources d'information

Sigles et acronymes

AAL  Activités extra-agricoles lucratives
AEE  Agence Européenne pour l’Environnement
AIE  Agence internationale de l’énergie
BES  Bureau européen des sols
CCNUCC  Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques
CEIB Consommation énergétique intérieure brute
CE  Communauté Européenne
CFC  chlorofluorocarbonne
CH4  méthane
CO2  dioxyde de carbone
COP Céréales, oléagineux et protéagineux
DG VI Direction générale « Agriculture »
DG XI  Direction générale "Environnement, sécurité nucléaire et protection civile"
ECU  Unité monétaire européenne
ELISA  Indicateurs environnementaux pour une agriculture durable
EMEP¨ Programme concerté de surveillance continue et d'évaluation du transport à longue distance des polluants atmosphériques en Europe
EPT equivalent plein temps
FEOGA Fonds européen d’orientation et de garantie agricole
FEOGA-Orientation ou FEOGA, section « Orientation »
FEOGA-Garantie ou FEOGA, section « Garantie »
GIEC Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat
Ha  hectare
HFC Hydrofluorocarbone
IAA Industrie agro-alimentaire
PCCI Groupe intergovernementale d’experts sur l’évolution du climat
Mio  Million
MBS : Marge Brute Standard
NH3 Ammoniac
N2 Protoxyde d’azote
NOx Oxydes d'azote
NUTS Nomenclature des Unités Territoriales Statistiques
O3  ozone
OCDE  Organisation de coopération et de développement économiques
OGM  Organismes génétiquement modifiés
ONG Organisation Non Gouvernementale
5 PAE  Cinquième programme d'action pour l'environnement
PAC  Politique Agricole Commune
PEP Production énergétique primaire
PFC Polyfluorocarbure
PI  Production intégrée
PIB  Produit intérieur brut
PME Petite et moyenne entreprise
PNB  Produit national brut
PRG  potentiel de réchauffement global
RICA  Réseau d’information comptable agricole
RTE  Réseau Trans-Européen
SAU  Surface agricole utile 
SCOP Surface en céréales, oléagineux et protéagineux 
SER  Sources d'énergie renouvelables
SF6 Hexafluorure de soufre
SO2  dioxyde de soufre
STH Surface toujours en herbe
Tep Tonne equivalent pétrole
UDE Unité de Dimension Européenne
UE Union Européenne
EU 9 : Union européenne des 9
EU 10 : Union européenne des 10
EU 12 : Union européenne des 12
EU 15 :  Union euorpéenne des 15
UGB  Unité de gros bétail
UTA  Unité de Travail AnnuelVAB  Valeur ajoutée brute
VQPRD  vins de qualité produits dans des régions déterminées

Glossaire

Corine Land Cover : coordination des informations sur l’environnement (programme communautaire) en matière d’occupation des sols
Cronos : Cronos banque de données macro-économique pour le traitement des séries chronologiques
Culture pérenne : Culture en place sur une même parcelle pendant au moins 5 années (vignes, vergers…)
Cultures de vente : Cultures destinées à être vendues ou échangées sur le marché, contrairement aux culture auto-consommées (alimentation humaine), auto-fournies (alimentation animale, semences, transformation à la ferme) sur l’exploitation, ou non récoltées (jachère et engrais verts).
Eutrophisation : Dégradation de la qualité des eaux continentales (lacs, étangs…) provoquée par des apports excessifs d’éléments minéraux (phosphates et nitrates en particulier). L’afflux de substances minérales provoque la prolifération d’algues (cyanophycées et diatomées) qui troublent l’eau. En se multipliant, ces algues finissent par envahir le fond des plans d’eau. L’oxygène et les éléments minéraux se raréfient. Beaucoup de végétaux aquatiques meurent et leur décomposition libère alors de grandes quantités d’azote et de phosphore, qui amplifient ainsi le processus d’eutrophisation. La disparition de l’oxygène en profondeur oblige les poissons à remonter en surface, mais ceux-ci ne peuvent survivre bien longtemps dans une eau trouble fortement colonisé par les algues. Finalement on ne trouve plus dans les eaux eutrophes que de minuscules algues flottantes.
MBS : La Marge Brute Standard d’un produit végétal ou animal se définit comme étant la valeur de la production tirée d’un hectare ou d’un animal moins le coût des intrants nécessaires à l’obtention de cette production. Elle est exprimée en hectares équivalent-blé ou en unité de dimension économique (UDE), sachant que 2 UDE valent depuis 1986 2400 euro soit à peu près 3 hectares équivalent-blé.
NUTS : NUTS La Nomenclature des Unités Territoriales Statistiques est établie par Eurostat dans le but de disposer d’un schéma unique et cohérent de répartition territoriale pour l’établissement des statistiques régionales de l’UE. La nomenclature NUTS subdivise le territoire économique de l’UE en 77 régions de niveau NUTS 1, 206 régions de niveau NUTS 2 et 1 031 régions de niveau NUTS 3
OTE : La classification communautaire des exploitations agricoles en orientations technico-économiques des exploitations (OTE) a été instituée par la Décision de la Commission n°78/463/CEE du 7 avril 1978. Ces OTE permettent de classer les exploitations agricoles en fonction de la source principale de leur revenu. A chaque production agricole, végétale ou animale, on affecte une marge brute standard (MBS) c’est-à-dire un revenu forfaitaire par unité de production. En multipliant le volume de chaque production de l’exploitation par la MBS correspondante, on obtient le revenu dégagé par chaque production. Il suffit alors de calculer la part de chaque production dans la marge brute standard totale de l’exploitation.
Une exploitation est considérée comme spécialisée lorsqu’elle tire plus de deux tiers de son revenu total d’un même type de production soit : 

1. grandes cultures
2. horticulture
3. cultures permanentes
4. herbivores
5. granivores

Sinon, elle est réputée non spécialisée :

6. polyculture
7. polyélevage
8. polyculture-élevage

Les huit classes citées ci-dessus peuvent être subdivisées en dix-sept sous-classes.
La modification de la structure de l’assolement et le recentrage des exploitations vers un nombre plus faible de productions a vraisemblablement augmenté la dimension économique des exploitations et, compte tenu de la classification en OTE basée sur les marges brutes standards, favorisé l’affectation des exploitations dans telle ou telle OTE spécialisée.

Polyculture : Système de production basé sur la combinaison de plusieurs productions végétales (grandes cultures, cultures pérennes, horticulture…) sur la même exploitation.
Polyélevage : Système de production basé sur la combinaison de plusieurs productions animales (Vaches laitières, bovins viande, porcs à l’engrais, volaille…)
RICA : Le Réseau d’information comptable agricole est un système d’enquêtes par échantillons nationaux, à l’échelle de la Communauté toute entière. Ces enquêtes sont effectuées chaque année. L’enquête du RICA couvre toute les gammes d’activité exercées dans les exploitations agricoles. Elle collecte également des données relatives à certaines de leurs activités non agricoles (telles le tourisme et la sylviculture).
SAU : La Surface agricole utilisé (SAU) correspond aux terres labourables, aux superficies toujours couvertes d’herbe, aux cultures permanentes (vignes, vergers…), aux jardins familiaux et aux cultures sous serres.
STH : La Surface toujours en herbe (STH) correspond à la surface en herbe, semée depuis au moins 5 ans ou naturelle.
Superficie boisé : La superficie boisée comprend la superficie forestière et les autres superficies boisées. La définition Eurostat de la superficie forestière correspond aux surfaces portant une couverture forestière (densité du peuplement) supérieure à 20% environ de la superficie totale en projection au sol. Forêt continue composée d'arbres atteignant généralement plus de 7 mètres de hauteur et pouvant fournir du bois.
Les Autres superficies boisées sont les superficies qui présentent quelques caractéristiques forestières mais qui ne sont pas des forêts telles qu'elles sont définies ci-dessus. Elles comprennent les terrains arborés ouverts, les bosquets, les broussailles, les formations arbustives et les maquis.
UDE : En 1995, la valeur d’une Unité de Dimension Economique (UDE) correspond à une MBS de 1 200 euros.
UGB : L’Unité de gros bétail (UGB) est une unité employée pour pouvoir comparer ou agréger des effectifs d’animaux d’espèces ou de catégories différentes. On définit des équivalences basées sur les besoins alimentaires de ces animaux. Par définition une vache de 600 kg produisant 3000 litres de lait par an est égale à 1 UGB, un veau de boucherie = 0,45 UGB, une brebis-mère nourrice = 0,18 UGB, un truie = 0,5 UGB, un canard = 0,014 UGB.
UTA : Le nombre d'heures que comporte une Unité de Travail Annuel (UTA) correspond au nombre d'heures effectivement travaillées dans le cadre d'un temps plein normal. Le système de Comptabilité nationale définit l'UTA comme suit : "L’emploi équivalent temps plein dans un pays se définit comme le nombre d’heures travaillées divisé par la moyenne annuelle des heures travaillées dans des emplois à temps plein sur le territoire économique."
VBA : La valeur ajoutée brute (VAB) est la valeur créée par toute unité engagée dans une activité relevant du champ de la production. Elle est la composante d’un agrégat essentiel : le produit intérieur brut (PIB) dont la valeur représente l’activité des agents économiques sur un territoire économique donné. La VAB au prix du marché résulte pour chaque branche d’activité de la différence entre la valeur de la production effective (les biens et les services) et celle des consommations intermédiaires utilisées dans le processus de production. Les subventions n'entrent pas en compte dans la VAB.

Notice concernant les sources d'information

Les données utilisées dans cet ouvrage proviennent de sources différentes.

Des sources globales

Certains articles sont basés sur une source globale, fournissant une masse homogène d’information. Il s’agit, par exemple, des enquêtes communautaires sur les structures des exploitations agricoles. Des enquêtes par sondage ou des recensements sont réalisés régulièrement auprès d’agriculteurs, par interview. Les questions posées couvrent l’ensemble des productions (utilisation du sol pour les productions végétales et cheptel pour les productions animales) mais aussi la gestion de l’exploitation agricole, le matériel disponible et la main d’œuvre employée. Ces données, très précises, sont disponibles au niveau régional et constituent une vue d’ensemble cohérente des exploitations agricoles européennes. Des typologies peuvent ensuite être construites sur la base de ces données collectées en même temps, ce qui permet d’affiner encore l’analyse des résultats (classification selon l’orientation technico-économique ou OTE par exemple).

Une autre source globale est le Réseau d’Information Comptable Agricole (RICA), qui compile annuellement les comptabilités d’exploitations agricoles de l’Union européenne, avec une représentativité régionale. Des données très détaillées sur les quantités et les valeurs des achats et des ventes, les charges et les produits ainsi que les bilans et les comptes de résultats sont donc collectées à partir d’un échantillon stable (panel). Cette source permet une analyse dans le temps, l’espace et en fonction des OTE de l’ensemble des aspects financiers concernant les exploitations agricoles.

L’avantage de ces sources globales est la comparabilité des données, entre elles puisque le questionnaire couvre l’ensemble des variables d’intérêt et, entre les différents pays puisque les concepts et les définitions sont communautaires. Bien que peu nombreuses, ces sources constituent une référence de comparaison originale.

Des séries chronologiques

Certains articles sont basés sur des séries chronologiques, c’est-à-dire la compilation d’informations nationales annuelles sur une longue période et selon une nomenclature communautaire. Ces données sont très fréquentes à Eurostat, chargé de rassembler les chiffres officiels élaborés par chacun des pays, de les adapter à la nomenclature commune et de calculer les différents agrégats. La masse d’information est plus grande encore que celle des sources globales. Mais, ces informations sont collectées selon des méthodes et des concepts non homogènes. Cela ne diminue en rien leur intérêt mais limite parfois leur cohésion d’ensemble (comparaison des données entre elles) et leur homogénéité dans le temps et l’espace (comparaison des données entre pays).

Les données nationales sont collectées au travers de recensements ou d’enquêtes par sondage (à partir de listes ou d’unités de surface). Elles répondent à un besoin local et sont donc tout à fait adaptées aux spécificités nationales (importance du secteur agricole, type d’agriculture, prise en compte des contraintes environnementales...).

Les séries chronologiques sont d’excellente données de base, susceptibles d’alimenter le débat sur le long terme. Compte tenu de leur délai de traitement plus court, elles sont disponibles plus tôt et relatent les événements récents. Enfin, certaines données ne sont disponibles qu’au travers de séries chronologiques (production agricole, utilisation de fertilisants ou pesticides...).

D’autres sources

Certains articles citent des sources ponctuelles : enquête spécifique (communautaire, nationale ou régionale) réalisée par les services statistiques ou exploitation de sources non statistiques (fichiers administratifs, investigation réalisée en dehors du Système Statistique Européen, données des organisations professionnelles...).

Bien que plus rarement utilisées dans cet ouvrage, ces sources constituent parfois la seule information disponible. Soit, elles répondent à des besoins trop particuliers ou trop récents pour que le système statistique officiel dispose de données. Ou bien, elles offrent une vision différente et un éclairage original sur le thème traité. Ou encore, elles sont la réponse apportée par le système statistique officiel à une demande précise (suivi d’une réglementation ou évaluation avant sa mise en place).

L’intérêt de telles sources est d’apporter une réponse précise aux questions posées. Mais, leur portée peut être limitée en raison d’un manque de fiabilité ou d’un excès de spécialisation (champ restreint, questions orientées dans un seul but –par exemple, réglementaire–, absence de données de cadrage ou d’évolution dans le temps...).

Des données différentes selon les sources

Les résultats des enquêtes sont parfois différents de ceux des séries chronologiques. Les sources de divergence sont nombreuses : méthodes de collecte, concepts retenus, définitions et nomenclatures utilisées, seuils de réponse, précision des informations collectées...

Par exemple, dans l’article « EVOLUTION DES CULTURES ET IMPACTS SUR L’ENVIRONNEMENT », les séries chronologiques dérivées des statistiques officielles montrent une baisse de la Surface Agricole Utilisée alors que les chiffres des enquêtes communautaires sur les structures des exploitations agricoles montrent une augmentation. Cette différence s’explique par la différence des champs statistiques couverts : ensemble du territoire dans le premier cas, population d’exploitations agricoles répondant à certains critères dans le second. Il faut donc être prudent dans l’utilisation des chiffres, citer les sources retenues et, dans le cas présent, considérer que l’analyse porte sur les surfaces cultivées en exclusivité par des exploitations agricoles ayant une surface agricole utilisée minimale (de 1 à 5 hectares selon les pays), au lieu de considérer l’ensemble des surfaces agricoles.


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