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Avant propos La Commission a approuvé le 27 janvier dernier une Communication 1 au Conseil et au Parlement Européen « Pistes pour une agriculture durable ». La durabilité est le concept fondamental du cinquième Programme d'Action en matière d'Environnement, où le développement durable est considéré comme un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations à venir de satisfaire leurs propres besoins. Cela signifie qu'il faut maintenir l'équilibre général et la valeur du capital naturel et redéfinir les questions à court, moyen et long terme pour tenir compte des coûts et avantages socio-économiques réels de lutilisation et de la conservation. Les considérations environnementales sont devenues une des préoccupations majeures de la politique agricole commune (PAC). L'agriculture et la sylviculture sont tributaires de la disponibilité de ressources naturelles et l'exploitation de celles-ci peut exercer une pression sur l'environnement. Des paysages variés et la biodiversité qui s'y rattache, qui ont été façonnés par l'agriculture au fil des siècles, peuvent être sérieusement altérés par l'abandon de l'utilisation des terres. LAgenda 2000 au service du développement durable La nouvelle réforme de la PAC, partie intégrante de l'Agenda 2000, a pour objet de réaliser les adaptations structurelles nécessaires des principaux régimes de marché et de mettre en place une politique forte de développement rural, qui deviendra le deuxième pilier de la PAC. Les considérations environnementales visant à faire adopter les pratiques agricoles nécessaires à la protection de l'environnement et à la conservation de l'espace rural sont une composante essentielle des propositions de la Commission. L'idée générale sous-tendant ces considérations est que les agriculteurs devraient assurer un minimum d'activités en faveur de l'environnement en tant que partie intégrante des régimes de soutien, mais que toute prestation environnementale supplémentaire au-delà du niveau de base des bonnes pratiques agricoles et du respect de la législation en matière de protection de l'environnement devrait être rémunérée par la société au moyen des programmes agri-environnementaux. Les indicateurs agri-environnementaux comme priorité Les Conseils de Cardiff et de Vienne ont souligné l'importance de la mise au point d'indicateurs environnementaux. Les indicateurs environnementaux servent à transformer des données physiques et monétaires relatives aux activités humaines et à la situation de l'environnement en informations utiles à la prise de décision. Ils permettent de mieux comprendre des questions complexes dans les domaines de l'agriculture et de l'environnement, de montrer les évolutions au cours du temps et de fournir des informations quantitatives. Tous ces éléments sont nécessaires pour fixer des objectifs et en assurer le suivi. La Communication dédie un paragraphe monographique aux indicateurs agri-environnementaux. On y souligne, entre autres:
Une contribution utile La présente publication sinscrit dans ce contexte général. Il sagit de mettre en valeur des informations statistiques disponibles, principalement à Eurostat mais aussi au Centre Commun de Recherche et dans les Directions Générales de la Commission. La requête du Conseil Européen concernant des indicateurs environnementaux pour évaluer et contrôler les impacts des différents secteurs économiques y compris l'agriculture sur l'environnement et les progrès d'intégration des préoccupations environnementales dans ces politiques donne une impulsion supplémentaire et une nouvelle orientation au travail en cours sur les indicateurs agri-environnementaux. Il existe une demande claire des décideurs politiques et du public pour une sélection d'indicateurs qui fournisse une vue facilement compréhensible de la manière dont nous rendons l'agriculture plus "verte" en particulier en appliquant les décisions de l'Agenda 2000. La Commission s'est engagée à répondre à cette demande et à présenter au Conseil Européen de décembre 1999 un rapport à propos de tels indicateurs, y compris pour le secteur agricole. Il sagit dune pierre apportée aux travaux difficiles déjà en cours de construction dindicateurs de durabilité adéquats sur le plan conceptuel et sur le plan pratique. Il sagit aussi de mieux saisir les relations existantes entre les indicateurs économiques et environnementaux de lagriculture, et ensuite entre indicateurs agricoles et agro-alimentaires dun coté et ceux des autres secteurs économiques de lautre. On y retrouve, bien sur, les indicateurs connus dans le jargon des spécialistes comme les « indicateurs de forces motrices ("driving force indicators") », pour utiliser l'expression consacrée aujourd'hui dans les débats de l'OCDE. Ils essayent de déterminer l'origine de limpact de lactivité agricole sur des aspects aussi importants que la qualité de leau, le changement climatique ou lacidification des sols. Mais pour tenir compte des interactions complexes entre activité humaine et environnement, ces indicateurs côtoient des données statistiques relatives à des sujets aussi divers mais aussi importants que lagriculture biologique, limpact des mesures agri-environnementales, les zones « Natura 2000 », les paysages européens, les énergies renouvelables ou lemploi agricole. Nous avons lespérance davoir contribué dune manière rigoureuse et complète aux débats et daider ainsi à dégager des pistes pour les futurs travaux nécessaires. M. James CURRIE, Directeur
Général M. Yves FRANCHET, Directeur
Général M. Guy LEGRAS, Directeur
Général 1 COM (1999) 22 final
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