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agriculture et environnement

Des exploitations spécialisées et des pratiques plus intensives

Michel POIRET (Eurostat)

Entre 1975 et 1995, plus de 1,4 million d’exploitations agricoles ont disparu en Europe. Cette diminution a été plus forte que celle des surfaces cultivées et la production agricole s’est concentrée. La surface moyenne augmentant, les assolements se sont modifiés et les exploitations européennes se sont spécialisées en favorisant plutôt les productions végétales. Les agriculteurs ont intensifié leurs productions, en recourant à davantage d’intrants. Leur formation technique permet une meilleure gestion technico-économique des exploitations, mais l’augmentation des moyens mis en œuvre pour la production des cultures a, en contre partie, des incidences sur l’environnement.

Concentration des exploitations agricoles

A la suite de l’exode rural et de l’industrialisation des sociétés européennes, le nombre d’exploitations agricoles n’a cessé de diminuer depuis 1950. Sur la période 1980-1995, le nombre d’exploitations a chuté partout en Europe, et notamment de plus de 40% dans plusieurs pays : Belgique, Luxembourg, Danemark et France (tableau 1). Seules les exploitations d’Italie et du Royaume-Uni ont été davantage épargnées, ce qui a limité la baisse des effectifs totaux en Europe. Entre 1990 et 1995, le rythme des disparitions s’est accéléré, en raison du vieillissement des exploitants atteints par l’âge de la retraite ou bénéficiant d’aide à la cessation d’activité. Sur cette période, plus d’un million d’exploitations de l’Europe des douze ont disparu, ce qui représente plus de 550 exploitations chaque jour ! Ce phénomène se prolonge depuis 1995.

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, l’agriculture se trouve en concurrence avec les autres utilisateurs de l’espace : habitations et zones économiques, réseaux, infrastructures... d’une part et forêts d’autre part. Si entre 1980 et 1990, la surface agricole utilisée a connu des évolutions différentes selon les pays (baisse pour Belgique, France, Irlande et Royaume-Uni ; hausse pour Grèce, Italie et Pays-Bas), la baisse s’est généralisée sur la période 1990-1995.

La diminution du nombre d’exploitations a été plus forte et plus rapide que celle des surfaces (voir article “évolution des cultures et impacts sur l’environnement”). La conséquence de ces deux mouvements asynchrones (voire inverses) est une concentration de la production agricole. De moins en moins d’exploitations agricoles utilisent de plus en plus de surfaces agricoles. La moyenne des exploitations européennes est ainsi passée entre 1975 et 1995 de 15 à 20 hectares de surface agricole utilisée (+33 %), avec de fortes disparités d’un pays à l’autre ainsi qu’entre régions d’un même pays. Ainsi, la progression est plus forte au Luxembourg (+18 ha), au Danemark (+17 ha) et en France (+16 ha), trois pays dont la surface moyenne dépasse 35 hectares en 1995. Sur la même période, le Royaume-Uni où la production était historiquement davantage concentrée a enregistré une hausse de seulement 11 hectares (plus forte moyenne à 70 ha). Les autres pays ont progressé, de façon moins forte. La Grèce et l’Italie (respectivement 4 et 6 ha en moyenne) ont connu un mouvement très faible, à cause de la pratique de l’héritage-partage qui divise le bien entre les donataires qui exploitent alors à titre individuel (et souvent à temps partiel).

Cette concentration de la production a conduit à une spécialisation des exploitations. Une analyse de la concentration selon l’orientation technico-économique de l’exploitation montre des dynamiques différentes. Entre 1975 et 1995, les OTE spécialisées (exploitations tirant la principale source de revenus d’un seul type de production) ont peu diminué en effectifs et ont progressé en surfaces agricoles (tableau 2). Les OTE spécialisées en cultures ont légèrement progressé en effectifs et ont nettement accru leurs surfaces alors que les OTE “granivores” et “herbivores” ont reculé en effectifs. Les OTE non spécialisées ont quant à elles chuté : les effectifs ont été divisés par deux et la SAU réduite d’un tiers !

Entre 1975 et 1995, le nombre d’exploitations a diminué de plus de 1,4 million dans l’Europe des neuf. Le nombre d’exploitations spécialisées en cultures a augmenté de 47.000 et celui des OTE spécialisées en élevage a diminué de 396.000 (Figure 1). Ce sont les OTE non spécialisées qui ont enregistré la plus forte baisse : plus de 7 disparitions sur 10 alors que le groupe ne représentait que 32 % des effectifs. Le constat est semblable au niveau des surfaces cultivées : l’Europe des neuf a gagné 538.000 hectares. Mais les exploitations spécialisées en cultures et en élevage en gagnaient respectivement 8,4 millions et 0,9 million alors que les exploitations non spécialisées ont supporté l’intégralité de la baisse, soit 8,8 millions d’hectares.

La spécialisation des exploitations se poursuit depuis 1995. L’Europe des quinze est dominée par les OTE spécialisées qui regroupaient 80 % des exploitations et 78 % des surfaces en 1995.

L’augmentation de la surface moyenne des exploitations a modifié leur assolement. Les cultures de vente ont envahi le territoire (voir article “évolution des cultures et impacts sur l’environnement”). Les zones d’élevage ont renforcé leur degré de spécialisation, les éleveurs se recentrant vers leurs pôles d’excellence. Dans les zones de polyculture-élevage, l’abandon progressif des prairies au bénéfice des cultures industrielles a conduit à une augmentation des surfaces consacrées aux grandes cultures. Dans les zones de grandes cultures, la réorientation de l’assolement entre les différentes céréales a privilégié les cultures a priori les plus rémunératrices. Dans d’autres régions, les cultures permanentes (vignes, arbres fruitiers) se sont également réorientées vers une certaine “mono-production” : vigne de qualité ou bien arbres fruitiers. L’exploitant a progressivement abandonné les productions annexes pour devenir viticulteur ou arboriculteur. Il en est de même, mais dans une moindre mesure, pour les producteurs de légumes. Il y a donc de moins en moins d’exploitations non spécialisées.

Pas forcément une meilleure formation des exploitants...

Nous constatons le passage d’un modèle de production de polyculture-élevage à un système de production monotype et les agriculteurs sont devenus des spécialistes. Ils ont acquis de ce fait une meilleure connaissance de leur production principale. Mais, la spécialisation de l’exploitation n’est pas obligatoirement gage d’une meilleure formation du chef d’exploitation.

En 1995, l’Europe des quinze comptait 7,4 millions d’exploitations et 128 millions d’hectares de SAU (tableau 3). Seulement 4 % des exploitants ont reçu une formation agricole complète (cycle de formation d’au moins deux ans après la fin de scolarité obligatoire dans un établissement d’enseignement agricole), avec de grandes disparités selon les OTE. Ce faible niveau de formation risque d’être un handicap structurel dans le futur : une moindre formation peut pénaliser les agriculteurs dans la conduite quotidienne de leur exploitation, mais aussi réduire leurs marges de manœuvre et leur capacité à s’adapter aux nouvelles conditions économiques (analyse des coûts, assimilation du progrès technique, production respectueuse de l’environnement) et sociales (prise en compte du milieu rural, nouveaux marchés directs). La formation serait donc un enjeu important.

Le taux de formation complète de l’OTE “cultures générales” est supérieur à celui de l’OTE “céréales”. Cette différence au sein de l’OTE “grandes cultures” réside sur la relative simplicité de la culture des céréales, comparée à la difficulté de mener à bien une culture de plantes industrielles telles que tournesol, betteraves ou pommes de terre. Le niveau de formation dans l’OTE “horticulture” est comparable à la moyenne alors que celui de l’OTE “cultures permanentes” est nettement inférieur. Globalement, le niveau de formation des exploitants spécialisés par culture est inférieur à la moyenne.

L’OTE “herbivores” connaît un niveau de formation supérieur à la moyenne. L’OTE “ granivores” enregistre un niveau encore plus élevé (7 %), nettement au- dessus des niveaux moyens (4,2 %). Ce niveau élevé de formation technique des éleveurs hors-sol est lié au processus complexe de l’élevage intensif de porcs ou de volailles, considéré comme “industriel”. Globalement, la formation de base des éleveurs spécialisés est supérieure à la moyenne.

L’OTE “polyculture” a un taux de formation faible. Cela peut être mis en relation avec le nombre important de pluriactifs dans cette OTE (chefs d’exploitation “occasionnels”). Il s’agit notamment des exploitations mêlant horticulture et cultures permanentes dans le sud de l’Europe et des exploitations de polyculture à orientation cultures générales dans le nord (Belgique, Irlande). Les OTE “polyélevage” et “polyculture-élevage” montrent quant à elles un taux de formation supérieur à la moyenne.

L’analyse fine de la formation des agriculteurs en fonction de l’OTE tend à démontrer que les exploitations spécialisées ne disposaient pas en 1995 d’un niveau de formation supérieur à celui des exploitations non spécialisées. Cela peut s’exprimer autrement : un agriculteur qui tire principalement son revenu d’une seule production n’a pas forcément une formation plus poussée que celui qui conduit plusieurs types de production à la fois.

... mais une intensification de la production végétale et des impacts sur l’environnement

La spécialisation des exploitations s’est traduite par deux phénomènes : un accroissement de la part de quelques productions sur l’exploitation et une intensification des facteurs de production.

Les productions déterminant l’OTE (c’est-à-dire générant plus des deux tiers du revenu global de l’exploitation) ont accru la part qu’elles occupent dans la surface agricole utilisée (tableau 4). D’une façon générale, les terres arables se sont imposées face aux prairies permanentes et aux cultures permanentes. Cet accroissement est fortement marqué dans l’OTE “grandes cultures” où les terres labourables étaient déjà prépondérantes (9 hectares sur 10). Il l’est également  dans l’OTE “herbivores” où les fourrages des terres labourables ont crû de 15 à 20 % en remplaçant des prairies permanentes.

Cela entraîne une perte de diversité des cultures, une concentration des travaux, un surcroît de travail lors des semis et des récoltes, une simplification des itinéraires culturaux, l’utilisation de machines plus puissantes pour réaliser tous ces travaux à temps… En mettant « tous ses œufs dans le même panier », l’agriculteur s’interdit de répartir les risques sur plusieurs productions, réduit sa marge de manœuvre et augmente son recours aux systèmes d’assurance et à l’intensification des facteurs de production.

Cette intensification des facteurs de production se traduit par l’augmentation des intrants utilisés pour produire. Elle correspond généralement à une augmentation ou une stabilisation des rendements. Il s’agit d’utiliser davantage de semences certifiées, de fertilisants, de pesticides, de matériel, de ressources (eau notamment) et d’énergie afin de garantir un revenu maximal par un rendement optimisant d’une part les charges et d’autre part les produits de la culture.

La part des semences certifiées s’est accrue au cours des 15 dernières années. Pour certaines cultures telles que le maïs ou le tournesol, la généralisation de variétés hybrides a rendu obligatoire l’achat de nouvelles semences chaque année. Le fort potentiel génétique de ces cultures est source de rendements élevés, d’une meilleure qualité des produits obtenus et d’une résistance naturelle accrue à certains parasites. Mais il induit en même temps une perte de rusticité des plantes (danger à court terme) et un appauvrissement des patrimoines génétiques (danger à long terme). Dans les champs, ces cultures sont très homogènes : puisqu’elles sont toutes sœurs au même degré, les plantes ont le même stade de développement au même moment. Cela les rend aussi plus sensibles aux attaques de parasites ou aux conditions climatiques (gelée ou forte chaleur).

L’utilisation de fertilisants, notamment azotés, est un moyen d’intensification des cultures facile à mettre en œuvre. Le manque d’azote (composant spécifique des protéines) est le facteur le plus limitant du rendement des cultures. La consommation totale d’engrais azotés est ainsi passée entre 1970 et 1994 de 6,8 à 9,6 millions de tonnes dans l’Europe des quinze, avec un pic à 10,9 millions de tonnes en 1985 (figure 2). Sur la même période, la plupart de pays de l’Union ont considérablement accru leur consommation d’azote : le Portugal et le Royaume-Uni de 80 %, l’Espagne et la France de 60 % ! Seuls les Pays-Bas, l’Autriche et la Suède ont vu leur fertilisation azotée diminuer sur la période. Ce recours accru aux engrais azotés a permis d’augmenter considérablement le niveau de production, de tirer parti de l’amélioration génétique issue de la sélection végétale et d’améliorer la qualité des produits (teneur en protéines notamment). Mais, l’azote est un élément très soluble et mobile dans le sol qui le fixe difficilement. Dans ces conditions, un déséquilibre entre apport d’engrais azotés et consommation par les plantes se traduit par une perte de l’azote dans le milieu naturel (voir article “L’azote en agriculture”).

Les engrais phosphatés et potassiques ont quant à eux été considérablement réduits entre 1970 et 1994 : respectivement de 36 et 21 % pour l’Europe des quinze. Ils représentaient à eux deux moins de 45 % des tonnages minéraux consommés en 1995 en Europe, contre 62 % en 1970. Moins directement responsables du rendement des cultures, ils ont été négligés par ignorance ou réduits (voire supprimés) pour faire des économies. Autrefois très utilisés sur les prairies, ils ont également subi la chute des surfaces enherbées qui a limité d’autant leur emploi potentiel. D’une manière globale, ils contrebalancent l’augmentation de la consommation d’azote : le tonnage d’engrais utilisé, tous éléments confondus, est passé de 17,9 à 17,5 millions de tonnes.

Une fois que les conditions de croissance sont assurées, il convient de protéger la plante des concurrentes, des ravageurs et des parasites. Ce rôle est dévolu aux des pesticides : herbicides, fongicides, insecticides... D’abord dérivés de la chimie minérale, ils ont rapidement profité des avancées technologiques dans le secteur de la chimie organique. Aujourd’hui, la plupart des molécules sont complexes, issues de longues recherches et agissent sur les sites très localisés pour neutraliser les ennemis des cultures. Elles s’emploient à des doses de plus en plus faibles. Cela explique le recul des quantités de matière active utilisées entre 1980 et 1994 dans la plupart des pays européens. La baisse est forte dans certains pays : -66 % d’herbicides en Suède, -28 % de fongicides en Autriche, -36 % d’insecticides en Finlande. S’il y a une baisse générale des applications d’herbicides, les traitements fongicides et insecticides augmentent dans quelques pays : +55 % de traitements contre les maladies cryptogamiques en Belgique, +45 % de traitements contre les insectes en France.

Ces baisses de consommation apparente (notamment avec des spécialités organiques concentrées) ne doivent pas masquer la nocivité des molécules. L’usage des pesticides est soumis à une homologation au cours de laquelle toutes leurs caractéristiques physiques, chimiques et biologiques sont étudiées (y compris les dangers de leurs résidus potentiels). Il n’en reste pas moins que ces produits sont potentiellement dangereux. Les quantités utilisées sont en baisse (notamment en raison de doses d’utilisation réduites) mais les surfaces traitées sont en croissance. Certains pesticides ont fait l’objet de restriction d’usage, d’autres sont étroitement surveillés, tant au niveau des résidus dans le milieu que dans les aliments.

Le capital se substitue progressivement au travail

Les moyens de travail agricole ont également beaucoup évolué avec la mécanisation. Bien que la traction animale soit encore utilisée localement, le tracteur s’est généralisé parmi les producteurs de grandes cultures. Il a également largement profité du progrès technique. Compte tenu de la concentration de la production et de l’accroissement des surfaces à travailler, la puissance des tracteurs s’est accrue pour travailler plus vite, avec des outils plus larges, plus lourds et plus complexes. Le nombre de tracteurs de forte puissance (plus de 60 kW) a plus que doublé dans la plupart des pays de l’Union. La plus forte progression était aux Pays-Bas (de 4 000 à plus de 30 000 unités en 15 ans) et le parc le plus important en France (plus de 250 000 unités). Une exploitation du Royaume-Uni comptait, en moyenne, deux tracteurs de forte puissance en 1995.

Autre progrès matériel, l’irrigation a vu ses surfaces progresser dans tous les pays de l’Union. Entre 1980 et 1995, elles ont plus que doublé en France (de 770 000 à 2,5 millions d’hectares) et fortement progressé au Portugal et au Danemark. Outre les légumes frais qui couvrent des surfaces relativement faibles, les cultures le plus fréquemment irriguées sont le maïs et le tournesol. Cela permet d’obtenir des rendements élevés et réguliers dans des conditions climatiques où les précipitations estivales sont souvent limitées. Cela permet aussi l’intensification des cultures d’hiver (irrigation de céréales) ou l’augmentation de la qualité des produits (irrigation des pommes de terre de consommation). Mais, compte tenu des besoins élevés des cultures et d’autant plus importants que les pluies sont rares, ce prélèvement d’eau provoque souvent une baisse de la disponibilité de cette ressource naturelle (voir article "Eau et agriculture : contribution à l’analyse d’une relation decisive mais difficile"). De nouvelles techniques sont apparues (goutte à goutte, rampes et pivots) pour réduire les quantités d’eau utilisées, en limitant les apports aux stricts besoins des plantes. Mais, cette baisse des doses s’est souvent accompagnée d’un accroissement des surfaces irriguées, ce qui a maintenu les quantités globales prélevées. D’autre part, les rampes et les pivots, capables d’irriguer plusieurs dizaines d’hectares à la fois, ont fortement modifié la taille et la forme des parcelles (cultures en rond, restructuration en îlots autour des points de captage, remembrement...).

Ainsi, les structures de production ont été adaptées à l’accroissement des surfaces moyennes et des outils. Pour travailler plus vite, beaucoup de terroirs ont été remembrés, c’est-à-dire découpés en parcelles grandes et régulières. Travaux d’aménagements à grande échelle (plusieurs milliers d’hectares à la fois), le remembrement a conduit à une simplification de la structure d’occupation des sols. Il a privilégié les paysages d’open field et réduit les haies, talus et bosquets. Il a souvent permis d’accroître la productivité du travail à court terme mais, localement, il a bouleversé les flux physiques (eau, vent, terre) et biologiques (faune, flore) et pu provoquer inondations, sécheresses, érosions, migrations ou disparitions d’espèces... Ces facteurs doivent aujourd’hui être pris en compte pour réaménager l’espace agricole et rural. La politique agricole future incitera à un retour en arrière, vers des paysages plus variés (en favorisant la replantation de haies par exemple).

L’intensification des productions végétales a été et reste une source de progrès mais aussi une source de pollution, générale comme la consommation d’énergie fossile et ses risques pour l’air, ponctuelle comme l’augmentation de la consommation d’eau pendant l’été ou diffuse comme le lessivage de l’azote pendant l’hiver. La difficulté est de discerner, au sein des intrants, ceux qui ont un effet négatif sur l’environnement de ceux qui sont tout à fait raisonnés. La frontière est ténue et une analyse macro-économique est difficile tant le nombre de facteurs à prendre en compte est élevé. Dans le cadre d’un raisonnement schématique de type pression-état-réponse, l’impact négatif de l’agriculture sur l’environnement est chaque fois privilégié. Il faut cependant étudier davantage l’intensification des facteurs de production au niveau micro-économique pour pouvoir mettre en évidence la nécessité d’un raisonnement global de l’agriculteur face à son milieu.


Carte 1 : part de l’OTE 1 "grandes cultures" sur l’ensemble des exploitations (valeur relative), NUTS II, 1995

Carte 2 : part de l’OTE 4 "herbivores" sur l’ensemble des exploitations (valeur relative), NUTS II, 1995

Carte 3 : part de l’OTE 5 "granivores" sur l’ensemble des exploitations (valeur relative), NUTS II, 1995

Carte 4 : progression de l’OTE 6 "polyculture" entre 1975 et 1995 (valeur relative), NUTS II


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