Relations avec les pays en voie de développement
| 26/11/2012 - La Commission soutient la protection des dénominations des produits alimentaires et agricoles en Afrique |
Dans le cadre de l’initiative «Tout sauf les armes», l’UE accorde un accès sans droits de douane ni quotas à toutes les exportations des pays les moins avancés (PMA), à l’exception des armes. La même approche s’étend aux pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) dans le contexte des accords de partenariat économique (APE) à compter de 2008, sous réserve de périodes de transition pour le riz et le sucre (celle pour le riz étant d’ores et déjà terminée). Les APE pour le développement vont permettre de stimuler le commerce et la croissance — y compris dans le secteur agro-alimentaire — et devraient ainsi contribuer à la sécurité alimentaire des pays en voie de développement.
Globalement, l'UE prend des initiatives claires et audacieuses pour aider les pays en voie de développement à atteindre leurs objectifs en matière de sécurité alimentaire. La «facilité alimentaire» d'un milliard d'euros ![]()





















adoptée par l’UE, le dispositif approuvé du bilan de santé de la PAC et les accords de partenariat économique constituent certaines de ces initiatives. L'insécurité alimentaire demeure une préoccupation importante dans de nombreuses régions du monde. L'UE a déjà démontré qu'elle prenait en compte ces préoccupations.
Les agriculteurs européens font face au défi de produire une alimentation saine et de qualité à des prix abordables. La CAP a accompli énormément dans les dernières décennies; elle a évolué et a été réformée afin de refléter de nouvelles réalités, un processus qui a été rediscuté dans le contexte du bilan de santé de la PAC.
Au niveau européen, la PAC continue d'apporter aux agriculteurs européens les signaux du marché qui leur permettront de produire en utilisant des méthodes durables, tout en répondant aux nouveaux défis présentés par le changement climatique et la rareté de l'eau, auxquels des régions rurales sont déjà confrontées. Dans les pays en voie de développement, la question du changement climatique a des conséquences importantes sur les capacités de production des communautés agricoles.
Il est reconnu que les thèmes de l'alimentation et de l'agriculture devraient être l'une des premières priorités politiques mondiales, comme la communauté internationale l’a souligné à plusieurs occasions.
Le 10 juillet 2009, à L'Aquila, en Italie, les dirigeants du G8 se sont engagés à mobiliser 22 milliards de dollars sur trois ans dans le cadre de l'«initiative de sécurité alimentaire de L’Aquila», visant à soutenir le développement rural des pays pauvres (déclaration commune de L’Aquila
). Les dirigeants ont également appelé de leurs vœux l'approfondissement du Partenariat mondial pour l'agriculture et l'alimentation, en vue de maintenir l’agriculture au centre des préoccupations internationales, de relancer les investissements et de renforcer l’efficacité de l’aide et la coordination entre les pays, avec la participation de toutes les parties prenantes (en 2010, la présidence du G8 a été confiée au Canada).
Les autres évènements majeurs concernant l’alimentation et l’agriculture ont été le sommet de l’Union africaine en juillet 2009, la réunion du G20 à Pittsburgh en septembre 2009, l’accord sur la réforme du Comité de la sécurité alimentaire mondiale de la FAO (CSA) en octobre, et le sommet mondial de l’alimentation à Rome du 16 au 18 novembre 2009.
L'Union européenne est un acteur clé des efforts concertés visant à permettre en particulier au continent africain de tendre vers la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) d'ici 2015, et plus particulièrement l'OMD1: réduire l'extrême pauvreté et la faim. L'UE continuera d’adapter la PAC, si nécessaire, aux réalités de demain, y compris celles reflétant les préoccupations de sécurité alimentaire des pays en voie de développement.



