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La réforme de l'organisation commune des
marchés dans le secteur des fruits et légumes
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Une nouvelle organisation commune des marchés
(OCM) dans le
secteur des fruits et légumes ainsi que ses modalités d'application
sont applicables depuis le 1er janvier 2008. Cette
OCM réformée vise
à améliorer la compétitivité et à mieux tenir
compte des exigences du marché du secteur des
fruits et légumes, à réduire les fluctuations
des revenus liées aux crises, à augmenter la
consommation, à renforcer la protection
environnementale. Les changements auront pour
effet d'encourager un plus grand nombre de
producteurs à rejoindre les organisations de
producteurs (OP), de mettre à la disposition des
OP un plus large éventail d'instruments de
gestion des crises, d'intégrer le secteur des
fruits et légumes dans le régime de paiement
unique, d'exiger un taux minimal de dépenses
pour les mesures environnementales ainsi qu'un
meilleur financement de la production biologique
et des mesures de promotion et de supprimer les
aides à l'exportation pour le secteur concerné.
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Détails de la réforme
Organisations de producteurs: Les OP
gagneront en souplesse et leurs règles seront simplifiées. Un
soutien additionnel sera accordé (60 % de cofinancement
communautaire au lieu de 50 %) dans les domaines où la
production couverte par les OP est inférieure à 20 % et,
notamment, dans les nouveaux États membres, afin d'encourager la
création d'OP. Les États membres et les OP élaboreront des
programmes opérationnels fondés sur une stratégie nationale.
Gestion des crises: cette gestion sera
confiée aux organisations de producteurs (financée à hauteur de
50 % par le budget communautaire). Les instruments incluront la
récolte en vert ou la non-récolte des fruits et légumes, des
instruments de promotion et de communication en période de crise,
des actions de formation, l'assurance-récolte, des aides au
cautionnement de prêts bancaires et la participation aux frais
administratifs pour la constitution de fonds mutuels. Des
retraits pourront être effectués par les OP avec un
cofinancement à hauteur de 50 %. Les retraits destinés aux
distributions gratuites dans les écoles seront financés à 100 %
par la Communauté. L'aide de la Communauté aux OP restera
plafonnée à 4,1 % de la valeur totale de la production
commercialisée, cette limite pouvant cependant atteindre 4,6 %
pourvu que l'excédent soit utilisé pour la prévention et la
gestion des crises. Pendant trois ans, une aide d'État pourra
être octroyée en vue d'étendre les mesures de gestion de crise
aux producteurs non affiliés qui ont conclu un contrat avec une
OP. Les compensations pour les producteurs non affiliés ne
pourront toutefois pas dépasser 75 % du soutien communautaire
reçu par les producteurs membres d'OP.
Intégration du secteur des fruits et légumes
dans le régime de paiement unique: La superficie agricole
plantée en fruits et légumes devient éligible aux droits de
paiement au titre du régime d'aides découplées qui s'applique
dans d'autres secteurs agricoles. Toutes les aides existantes
pour les fruits et légumes transformés seront découplées et les
plafonds budgétaires nationaux applicables au régime de paiement
unique seront relevés. Le montant total qui sera transféré au
régime de paiement unique est d'environ 800 millions EUR. Pour
les tomates, les États membres seront autorisés à appliquer des
paiements transitoires durant une période de quatre ans
(2008-2011), à condition que la part couplée du paiement ne
dépasse pas 50 % du plafond national. Pour les cultures non
annuelles, ils seront autorisés à appliquer des paiements
transitoires pendant une période de cinq ans, pourvu qu'après le
31 décembre 2010, la part couplée n'excède pas 75 % du plafond
national. Les États membres qui le souhaitent peuvent différer
l'octroi des droits applicables aux fruits et légumes pendant
une durée de trois ans maximum.
Mesures environnementales: L'intégration
du secteur des fruits et légumes dans le régime de paiement
unique signifie que la
conditionnalité
(c'est-à-dire les normes environnementales contraignantes) sera
obligatoire pour les agriculteurs bénéficiant de paiements
directs. En outre, les OP devront réserver affecter 10 % des
dépenses de chaque programme opérationnel à des mesures
environnementales. Un taux de cofinancement de 60 % est prévu
pour la production biologique dans chaque programme opérationnel.
Encourager une consommation accrue: Une
consommation accrue de fruits et de légumes constituait l'un des
objectifs fixés par le Livre blanc de la Commission sur
l'alimentation, publié au mois de mai. Les OP pourront inclure
la promotion de la consommation de fruits et légumes dans leurs
programmes opérationnels. Un poste supplémentaire de 6 millions
EUR est prévu au titre du règlement général sur la promotion
pour la promotion de la consommation de fruits et de légumes
dans les établissements scolaires. Une enveloppe de 8 millions
EUR est réservée à la distribution gratuite de fruits et de
légumes au profit des écoles, des hôpitaux et des organisations
caritatives, qui sera financée à 100 % par la Communauté jusqu'à
concurrence de 5 % de la quantité commercialisée par une OP. Le
Conseil a demandé à la Commission d'effectuer une étude de
faisabilité sur l'instauration d'un programme de distribution de
fruits et de légumes dans les écoles.
Paiement transitoire pour les fruits rouges:
Pour permettre aux producteurs de fraises et de framboises
destinées à la transformation de s'adapter aux conditions du
marché, ceux-ci recevront un paiement transitoire direct égal à
230 EUR par hectare pendant une durée maximale de 5 ans pour un
nombre donné d'hectares. Les États membres sont autorisés à
verser un complément national, pourvu que le total ne dépasse
pas 400 EUR/ha.
Paiement séparé concernant les fruits et
légumes pour les pays appliquant le régime de paiement unique à
la surface: Les pays appliquant le régime de paiement unique
à la surface pourront introduire un paiement découplé pour les
producteurs historiques de fruits et de légumes. Le 1er novembre
2007 au plus tard, ceux-ci devront décider du montant à déduire
de l'enveloppe réservée au régime unique de paiement à la
surface pour couvrir ce paiement séparé et en fixer les critères
d'octroi.
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Accueil
Proposition de la Commission
Contexte
Présentations

Questions et réponses
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Règlement (CE) no 1182/2007 du Conseil
du 26 septembre 2007 établissant des règles spécifiques pour
le secteur des fruits et légumes, modifiant les directives
2001/112/CE et 2001/113/CE ainsi que les règlements (CEE) no
827/68, (CE) no 2200/96, (CE) no 2201/96, (CE) no 2826/2000,
(CE) no 1782/2003 et (CE) no 318/2006, et abrogeant le règlement
(CE) no 2202/96
Disponible en:                      
Règlement (CE) no 1580/2007 de la
Commission du 21 décembre 2007 portant modalités d'application
des règlements (CE) no 2200/96, (CE) no 2201/96 et (CE) no
1182/2007 du Conseil dans le secteur des fruits et légumes
Disponible en:                      
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